‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 241 sur 478 · Pellisier, Za € HISalion en A{gérte. Ne pas confondre · texte numérisé non relu

Pellisier, Za € HISalion en A{gérte. Ne pas confondre

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Heureusement tout le monde n'était pas de son avis !

€ Si la France s'est consolidée dans l'Afrique » du nord, écrivait, en 1856, un ministre pro- » testant, c'est surtout à l'influence morale du » clergé catholique qu'elle le doit (1), »

Le premier évêque d'Alger rencontra bien des déboires, dans ce mauvais esprit de l'administration, Mal secondé par le Ministère, dont les bureaux lui étaient hostiles et auraient vu avec plaisir un échec, emporté par un zèle qui ne sut pas assez compter, et par les besoins d'une situation où tout était à faire à Ja fois ; obligé d'ouvrir, dans chaque localité qui se formait,des chapelles, des presbytères , des écoles, il contracta de lourdes dettes, qu'il se vit bientôt dans l'impuissance d'acquitter, Sans l'intervention bienveillante du prince Napoléon,devenu, en 1848, président de la République, le premier évêque d'Alger serait mort insolvable et prisonnier pour det- Ù tes, Selon la pro-

phétie de la bonne Sœur Rosalie, il avait vendu crosse et mitre : il avait fait plus, aux veux des indifférents et des ennemis : il avait compromis son honneur Épiscopal, Mais, en quittant] Algérie au bout de dix ans d'apostolat, il laissait derrière lui o1 prètres, 140 religieuses de différents Ordres, 60 églises ou chapelles paroissiales, et une magnifique floraison d'œuvres, écoles, séminaires, hôpitaux, orphelinats, qui l'absolvent du péché d'imprudence.

avec le général Pélissier, qui s'est toujours montré en Algérie très bien disposé à l'égard de l'Eglise et de ses œuvres.

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