Rév, Blakeriey, Quarre mois en À lrérie
son am. ann ina,
san nr nan Form
on in OS
DCR D,
dY.
354 LES MISSIONS CATHOLIQUES AU X1Xxm: SIÈCLE, |
Ses deux successeurs à Alger, Mgr Pavy et Mgr Lavigerie, se heurtérent aux mêmes diffcultés et au même parti-pris d'exelure l'influence chrétienne. En 1853, M. Girard, Lazariste, supérieur du grand séminaire d'Alger, avait recueilli dans les rues quelques pauvres enfants abandonnés, et ouvert, avec l'autorisation de Mgr Pavy, un catéchuménat pour les instruire dans la foi, I fut dénoncé à Paris, et le Minis tère envoya l'ordre de l'expulser immédiatement, I fallut l'intervention bienveillante du général Pélissier, alors gouverneur, pour lui permettre de rester à Alger, mais à la condition de s'abstenir de tout prosélytisme,
Si l'administration française se refusait obs tinément à laisser instruire les Aral dans la foi de la France, en revanche, elle ne faisait pas de difficulté d'ouvrir pour eux des écoles musul manes, pour les entretenir dans la foi de l'Islam. D'après un rapport officiel publié en 1864, le gouvernement français entretenait en Algérie, à cette époque, trois #edarsas, où séminaires musulmans, avec cent trente-neul élèves en théo. logie, un grand collève islamite français, des écoles franco-musulmanes dans les villes, sans compter les nombreuses écoles de tribus, dirigées par les /a/ebs et subventionnées par la France, pour enseigner aux jeunes Arabes la lecture.
l'écriture, le caleul et... le Coran. Le tout sous la surveillance des Bureaux Arabes et de nos officiers, transformé pour la circonstance en docteurs et en théologiens musulmans.
Chaque année, le gouvernement poussait Ja énérosité jusqu'à fréter à ses frais un navire, pour transporter à la Mecque des centaines di pl
de la France et l'horreur du nom chrétien, Ft on
rins, qui rapportaient de la ville sainte la haine
14 en 1860, un officier supérieur, le oénér
Desvaux, monter, à Tugourt, dans la chair
d'une mosquée, pour faire publiquement l'élog de l'Islam, et pour exhorter les Arabes à rendi grace au Prophète pour les bienfaits sans nombre que la France accordait aux vrais « royants. Co bien de faits du même genre on pour citer | À raisonner au simple point de vu di
intérêts français, en laissant de côté la question
clivieuse, on peut dire qu'une pareil litique est inepte, ét va directement ntre le but qu l'administration st propose, qui est de :
rallier les Arab
«€ Il ne faut pas croire, écrivait, sous | Empire, un de nos meilleurs publicistes, que nous tirions un grand parti de notre tolérance, Les Arabes nous dédaignent un peu plus, et ne nous détestent pas moins, »
C'est assez naturel : on entretient, on soudoie
tout ce qui peut nourrir leur fanatisme, puis l'on | | s'étonne des insurrections continuel : qui déso | lent la colonie, C'est vraiment montrer trop de | naiveté, | | Un voyageur français écrivait de Constantine en 1864 (1) Le pet ple arabe n t pas plus ivancé en » civilisation qu'il ne l'était premier jour de » Ja conquête { il n'est D plus aujourd'hui » qu'alors l'ami de la France : il l'est peut-être » moins, Je ne demande pas qu'on persécute le » Arabes, loin de la! Mais pourquoi favoriser | > officiellement une religion absurde, incohé > rente, immorale ? Pourquoi lui construire, à » crands fi minarets et de superbes > mosquée urquoi rétribuer leur /a/eés ot » leurs » ls, qui se croient obligés en consci près le Coran, de précher la ) guerre sainte et d'entretenir la haine de leurs coreligionnaires contre nous ? Laissez-les libres, rien de mieux : mais ne favo eZ pas » leur fanatisme, Serait.ce même faire un. mau > vaise action que de chercher à les éclairer > doucement ? \pre te si vous voulez faire >» des 2 S un peuple dévoué à la France.
» täcl n faire un peuple chrétien : et pour >» cela, laissez agir librement le missionnaire catholioi l'out est: là, croyez-le bien, Vous » ne parviendrez pas à en faire des incrédules » ou dt npies, Î faut à l'Arabe une relivion, > et puisque la sienne est une Monstruosité ) urquoi ne pas Jui en cigner Ja nôtre, qui >» est-si belle, et la seule vraie ?
\insi raisonn tous Îles écrivains laïques dont Firréligion er le parti-pris administratif n'ont pas irrévocablement faussé le jugement
Cependant, en 1866, vu l'accroissem t con sich rable de la population europée ni le cou vernement impérial se décida d'assez bonne grâce à demander à Rome l'érection de deux HOUVOAUX sic { Cpi copau | 1 provinet eccl iastique d'Alser se trouva don ainsi constituc
» Monde du 24 ma ñ
s | Empire, que nous rance Les
lus, et ne
on soudoie », puis l'on qui déso
‘cr trop de nstantine
ivancé en r jour de ujourd'hui peut-être rsécute le favoriser incohc istruire, à superbes dalebs ct bligés en rêcher la de le urs aissez-les risez pas une mau s éclairer ulez faire à France, et pour ssionnaire on, Vous I réc | 'S relivion, struosité
Ôtre, qui
; laïque s dinistratit cment ONE con 1e cou z bonne
de de U\
Astuce
furent réclamés pur leurs parents
du maréchal de Mac-M hon,alors gouverneur d
, père adoptif de
arc} éché d'Alger et deu à Oran et à (
Cvochés suffragants nstantine
La Providence, qui se plait à tirer le bien du
mal, allait bientôt passer par-dessus les rép
nan ilministratives et ouvri porte à l'évangélisation des tribus arabes, L'année 1867 est restée dans k souvenir des populations |
gériennes sous la dénomination lugubre d'année de la faim. Une mauvaise récolte, la déplorable organisation de la propriété parmi les tribus de l'intérieur, et aussi le fanatisme imprévoyant des musulmans, firent d'une simple crise de onomique une famine Maluré les
effre able, secours
Résidence des RR, PP. Jésuites
: mais près de
ù moitié n'avaient plus personne qui s'intéressât
ueux, Mur Laviverie refusa positivement de
s rendre à leurs tribus, maluré les injonctior.s
Algérie. I se considérait, à bon droit, comme
ces orphelins, à qui il avait iuvé la vie, et qui refusaient de le quitter, La
use fut portée devant l'E mpereur, qui donna,
cette fois, raison à l'archeve que et lui permit de
server ses enfants.
Ces orphelinats allaient devenir le noyau de
la mission arabe, La plupart des enfants avant
mpressés et le dévouement généreux de l'ad
ministration française, il devint bientôt impos sible de nourrir ces /ro millions d'affamés, et
le gouvernement dut s résigner à accepter lt
concours, si Des milliers d'orphelins erraient, nus et déchar nés, dans les rues et le lone des chemins
ngtemps dédaigné, de l'Églisi
L'archevéque d'Alger, les évêques d'Oran et de Constantine, avec les aumô des catholique de France, ouvrirent des orphelinats, pour recevoir tous ces malheureux. dont le nombre Séleva bientôt à quatre mille, Quand la erise
fut passée, on rendit aux familles tous ceux qui
En KRABYLIE, ju
à Djema Sahridj, chez jes
Eeni Fraoucen,
demandé et reçu, après un long temps d'épreuve le baptème, se marièrent, quand ils furent devenus grands, avec les orphelines élevées chez les Sœurs. Le grand cœur de l'archevèque large pour suffire à la tâche
qu'il avait entreprise, Dés 1872,
d Alcer était assez un premier village d'Arabes chrétiens était fondé à Saint-
Cyprien-des-Attafs quinze cents hectares de
terrain, trente maisons, l'église, l'école, plus tard un hôpital indigène avec dispensaire, assuraient le bien-être spirituel et temporel de la famille adoptive du prélat,
Le dévouement catholique avait enfin ren-
NE et
Se Se = Se
graphic
Photo
on
VS
WEÉBSTER, N.Y. 14580
ciences Corporation
Ga REA AR TER EP UN ESSOR re PRE PEN EAN