‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 258 sur 478 · SÈ © # CIS · texte numérisé non relu

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E grand malheur de l'Afrique occidentale fut d'avoir été évan.

gélisée par le Portugal, qui, après trois siècles d'un glorieux

à et fécond apostolat, abandonna

tout à coup l'œuvre des missions, et en ferma,

aussi longtemps qu'il le put, l'accès aux missionnaires des autres pays. Il avait pourtant bien débuté dans la carrière de l'apostolat : ses mis. sions se développaient, tout le long de la côte occidentale, du Sahara au Cap, sur une étendue de cinquante degrés de latitude (1250 lieues), en deçà et au delà de l'Équateur, et sur une profondeur moyenne de /rois cents lieues de l'Atlantique au centre de l'Afrique. Pendant trois siècles, des légions d'apôtres se succédèrent sur les plages de l'Afrique occidentale,

Vers 1400, trois Pères Dominicains arrivèrent les premiers au Congo, à la demande du roi du pays. En quelques mois, ils baptisèrent plus de cent mille noirs, On vit bientôt, au Congo, une dynastie de princes chrétiens, qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours. Plus tard, ces princes secouérent le joug des Portugais, mais ils restèrent soumis à celui du CHrisr, et se mirent direc. tement en rapport avec le Saint-Siège pour avoir des missionnaires. Rome entendit leurs prières : au cours du xvine siècle, dans le pays deux préfectures apostoliques confées aux Capucins, celle du Congo proprement dit, et celle du Grand Makoco, située à plus de trois cents lieues dans l'intérieur.

Et ici qu'on me permette de faire une observation : des documents sérieux, des lettres, des cartes géographiques conservées aux archives de la Propagande, permettent d'établir que le

on trouve

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