EU OO TP TT LS
RS => Vas NS RESTE a Lol
centre de l'Afrique était connu et exploré des missionnaires dès le milieu du XVIIe siècle. Sans vouloir rien enlever au mérite des voyageurs modernes, qui ont retrouvé, il y a trente ans, la route des grands lacs et traversé l'Afrique de l'est à l'ouest, il est bien permis de faire observer que ce qu'ils ont exécuté, avec le concours des sociétés savantes et l'appui des gouvernements européens, de pauvres Capucins, s'en allant Pieds nus, sans armes, sans argent, sans provisions, sans aide de personne, l'avaient déjà fait deux siècles auparavant, À chacun ce qui lui appartient,
Hélas ! la politique sectaire et néfaste de Pombal vint, dans la seconde moitié du xvrne siècle, détruire en quelques années l'œuvre de trois cents ans d'apostolat, et ruiner, du même coup, la puissance coloniale du Portugal, en faisant de cet État l'humble satellite d testante,
La désorganisation des Ordres religieux avait bien réduit déjà le nombre des missionnaires, En 1838, les derniers furent chassés des colonies portugaises, et le Souvernement, maître des côtes, s'appliqua à fermer l'intérieur du continent africain aux missionnaires des autres nations catholiques. En 1840, nous ne trouverons plus, sur la côte occidentale, que l'évêché de Saint-Paul de Loanda, avec Æuit à dix prétres, et sept cent mille catholiques, si l'on s'en rapporté aux statistiques officielles : mais ce chiffre me parait d'une exagération manifeste. En effet, les mêmes documents donnent, pour l'année 1845, le chiffre de trente-six paroisses et de one prêtres, dont guatre moururent dans l'année ; chacun des sept prêtres survivants au-
e l'Angleterre pro-
mr =
no
eue ar
rait donc eu pour sa part cent mille chrétiens. 11 y a là une disproportion telle qu'il faut dire, ou que les chiffres officiels sont erronés, ou que ces chrétiens, semblables à ceux que les missionnaires du Saint-Esprit découvrirent, quelques années plus tard, à Saint-Antoine de-Sogno, n'ont plus de chrétien que le nom, la plupart n'ayant pas même reçu le baptême.
Cependant le Saint-Siège se préoccupait de pourvoir aux besoins spirituels de tant de mal-
Mgr Bessieux, de la Congrégation du Saint-Esprit et du Saint-Cœur de Marie, ancien vicaire apostolique des Deux-Guinées.
heureux restés sans pasteurs. En 1842, Grégoire XVI confia le vicariat apostolique des Deux- Guinées, récemment érigé, à M. Baron, ancien vicaire général de Philadelphie (États-Unis). Sa juridiction s'étendait sur toute l'Afrique occidentale, du Sénégal au Cap. Il arriva en 1843 avec sept missionnaires et rois Frères, et s'établit au Cap des Palmes, dans le Libéria. Malheureusement c'était la saison des pluies, et les missionnaires ignoraient encore les précautions
qu'il faut prendre pour s'acclimater sur ces plages insalubres. Au bout de quelques mois cing missionnaires étaient morts, le sixième était retourné en Europe ; le vicaire apostolique, découragé, abandonna à son tour la mission, où restait un seul prêtre, le P, Bessieux, de la Congrégation du Saint-Esprit, qui devait être en réalité le premier vicaire apostolique des Deux- Guinées. C'est de ce vicariat unique que sont sorties, par des démembrements successifs, toutes les missions de l'Afrique occidentale,
$C 1. — SÉNEGAL ET SÉNÉGAMBIE, Yi
"Esr aux navigateurs dieppois de la fin du
xive siècle qu'il faut faire remonter les premiers établissements de la France au Sénégal. À cette heure où la boussole n'était pas encore connue, nos compatriotes n'hésitèrent pas à longer les côtes de l'Océan, de l'embouchure de la Seine jusqu'au fond du golfe de Guinée, où ils installèrent les premiers comptoirs européens pour l'achat des marchandises du pays, en particulier de l'ivoire, si rare alors en Europe. Depuis ce temps, malgré bien des vicissitudes et des compétitions jalouses, la
France n'a jamais complètement abandonné ce pays, où elle aborda la première en 1364. Les Portugais et les Espagnols, au xve siècle, les Anglais, au xvint, sont venus établir leurs comptoirs à côté des nôtres ; mais ils n'ont pu parvenir à nous éliminer, et, grâce à l'ascendant moral de nos missionnaires, notre influence sur les populations de l'Afrique occidentale semble assurée pour longtemps.
La mission du Sénégal remonte à 1765. Deux Pères du Saint-Esprit, qui se rendaient à la Guyane, ayant été jetés par la tempête sur la côte du Sénégal, s'y fixèrent, avec l'approbation du Saint-Siège, à la demande des résidents français de la colonie, La grande Révolution et la ruine des Ordres religieux, qui en fut la suite, ne leur permirent pas d'avoir des successeurs, La mission du Sénégal demeura donc abandonnée jusqu'en 1845, époque où la Congrégation du Saint-Esprit, fortifiée et rajeunie par son union avec les disciples du Vénérable Libermann, reprit les missions d'Afrique,
En 1863, le Saint-Siège érigea, à côté de la
er sur ces :lques mois sixième était apostolique, mission, où , de la Conait être en e des Deux- 1e que sont essifs, toutes
MBIE, >
de la fin du monter les e au Sénén'était pas n'hésitèrent de l'emboulu golfe de rs comptoirs andises du re alors en é bien des alouses, la andonné ce
1364. Les : siècle, les tablir leurs Is n'ont pu l'ascendant fluence sur tale semble
1765, Deux daient à la pête sur la approbation s résidents ‘volution et fut la suite, successeurs, ic abandonongrégation ie par son Libermann,
côté de la
ra
préfecture du Sénégal, le vicariat apostolique «
Mgr Kobhès, de la Congrégation Saint-Cœur de Marie, la Sénégambie,
du Saint-Esprit et du premier vicaire apostolique de
la Sénégambie, détaché de celui Guinées, Mgr Kobès, qui ét coadjuteur de Mgr Bessie titulaire du nouveau vicariat, À sa mort (1872), le R. P. Duret, préfet apostolique du Sénégal, ayant été nommé vicaire apostolique, le et la préfecture furent réunis sous le même Supérieur, les deux missions gardant néanmoins leur territoire et leur juridiction distinctes,
Bien que les rapports entre l'administration coloniale et la mission aie
des Deuxait, depuis 1848, le ux, devint le premier
vicariat
nt toujours été excel.
lents, et que les missionnaires, dans leurs lettres, se soient loués bien des fois de l'attitude des officiers français à leur égard, il f
aut reconnaître néanmoins que la politique
générale du gouvernement à été loin de favoriser dans la colonie la Propagande chrétienne, An Sénégal, plus encore qu'en Algérie, la France, infidèle à sa mission providentielle, a favorisé, autant qu'elle l'a pu, les envahissements redoutables de milieu des populations noires Pour prix de sa complaisan
l'Islam au telle n'a recueilli, ce et de son libé-
+ ‘ ! | ralisme, que la haine et Ja révolte,
‘Jéjà, en 1847, le Souvernement de Louis-
Cr
Missions catho
ane Vo