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siveté, avec l'habitude du v
ol qui en est la suite, et la polygamie sont les
deux Principaux obstacles à la conversion des noirs, Malheureusement, les témoignages des Voyageurs protestants nous l'ont appris, ces Mauvaises dispositions naturelles ont été entretenues par les Protestantes, jalouses de pouvoir année à leurs souscripteurs | tendus convertis.
missions Envoyer chaque a liste de leurs pré-
On n'a pas encore eu le temps d'oublier en Europe l'aventure fâcheuse du docteur Colenso, Premier évêque anglican de Natal, Arrivé en 1853 dans Ja colonie, trouvant trop difficile d'amener ses diocésains à
abandonner Ja polygamic
ce bon évêque Jugea plus simple de l'autoriser, en s'appuyant naturellement sur Ja Bible, dans laquelle les protestants sont experts à trouver tout ce qu'ils veulent :
€ Je suis profondément convaincu, écrivait-il, que l'usage d'exiger de 1 Séparation de leurs femmes après la conversion au christianisme, est tout à fait in
& part des maris la
acceptable et Opposé au pur enseignement de Notre-Scigneur. À quoi bon lire aux paiens les histoires bibliques d'Abraham, de Jacob, de David et des nombreuses femmes que ces patriarches possédaient ? »
On aurait cru qu'il était facile de leur expliquer avec saint Paul que, dans la loi nouvelle, le mariage à été élevé à !a dignité de sacrement, et que ce qui était concédé, ag durilian cordis, aux disciples de Moïse, n'est plus permis aux disciples de Jésus-Curisr, Mais le brave teur n'y songea sans doute
doc- Pas, et, après une conférence tenue avec tout le Corps des missionnaires, on décida, à l'unanimité, d'admettre au baptême et à la COMMUAION, mais non aux emplois de l'Église, ceux des Cafres qui étaient polygames depuis longtemps. « Je dois dire, ajoute le docteur Colenso ax ec une naïveté charmante, que ceci me parait la seule mesure juste et raisonnable, »
Pour le coup, la pudeur britannique se révolta et cria shocking. L'évêque laissa dire et s'inquiéta fort peu de ces scrupules surannés, Peu à peu, sur cette pente dangereuse de l'esprit particulier, il en arriva à nier l'inspiration des Écritures, et par suite la divinité du christianisme, On trouva pourtant que c'était un peu fort de Ja part d'un évêque, méme anglican, et l'évéque du
Cap, après avoir inutilement prié son collègue | de donner sa démission, se mit en devoir de | Procéder juridiquerient contre lui et de le dépo- | ser, Mais l'évêque de Natal en appela à la Cour
très laïque du banc de la reine, et les nobles | Lords ayant déclaré qu'il n'y avait pas dans son | fait la moindre peccadille, il fut maintenu dans sa
charge, Néanmoins. comme un certain nombre
de ses ouailles refusère. : de le suivre dans son apostasie du christianisme, la Société biblique de Londres fut forcée d'envoye:, à ses frais, à Natal un évêque mieux pensant, On vit donc, pendant une vingtaine d'années, dans la colonie, le spectacle réjouissant de deux évêques anglicans, l'ur ort':cdoxe, l'autre hérétique, et l'hérétique seul reconnu et Payé par le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté la reine d'Angleterre, protectrice et chef de l'Église officielle, Voilà dans quels abimes d'absurdités viennent tomber le schisme et l'hérésie,
Le docteur Colenso est morten 1882, toujours évêque de Natal et parfaitement impénitent, Au reste, malgré ses concessions dogmatiques et morales, il n'avait pas mieux réussi que ses confrères auprès des Cafres de la colonie,
C'est à l'Église catholique qu'il était réservé de commencer sérleusement l'œuvre de la conversion, Après une premitre tentative infructueuse auprès des Zoulous , tentative qui fut reprise plus tard avec succès, les missionnaires de Natal s'adressérent, en 1862, aux Basutos, moins féroces et mieux disposés.
Bien que le pays fût déjà couvert de missions Protestantes, leur roi Mohseh accueillit parfaitement les prêtres catholiques :
€ Je vous considère, vous, leur dit-il, comme de véritables missionnaires, Mon peuple et moi nous désirons sincèrement devenir catholiques. Établissez-vous où vous voudrez, J'offre, s'il le faut, de vous céder la place où sont bâties nos habitations, »
Les missionnaires fondèrent la station Roma, en basuto Meisi-wa-ma-Jesu de la Mère de Jésus).
de (le village Au bout d'un an, ils avaient déjà /rois cents néophytes sérieux , et le rer novembre 1863, on bénissait solennellement la première chapelle catholique élevée chez les Cafres. Voici en quels termes le P.
alors supérieur de la mission, la cérémonie
Gérard, rendait compte de
« Les Basutos désiraient depuis longtemps l'arrivée de ce jour, où ils devaient contempler des choses magnifiques et être témoins de la manière dont les Zaromans (les catholiques) honorent Div, Le roi, en particulier, homme d'un profond jugement, nous avait dit plusieurs fois que nous devions l'inviter à l'ouverture de nos exercices ; qu'il viendrait luimême et parlerait à son peuple en notre faveur, Il arriva, en effet, vers les neuf heures du matin, quoique la
NATAL (Afrique méridionale, — Le roi Mohseh, chef basuto ; d'après une photographie,
montagne où il réside soit à deux lieues et demie de notre mission,
€ Grâce à Diev, tout alla fort bien pendant la cérémonie, Après le sermon, le roi voulut aussi faire le sien. A sa demande, Monseiwneur accorda bien volontiers l'autorisation. Il lui fut donc permis de se placer dans le sanctuaire.
d'où il pouvait dominer ses sujets, [1 leur parla longtemps ; entre autres choses, il leur dit qu'au jourd'hui il leur avait apporté un trésor. Puis, appelant les principaux chefs par leur nom, il leur recommanda de veiller à ce que l'église fût
toujours pleine, et de se bien garder de faire le
moindre mal à la mission. parce qu'il serait là pour punir les malfaiteurs. 1 les invita tous, hommes et femmes, à nous offrir leurs services lorsque nous en aurions besoin, et il leur rappela les paroles de Notre Seigneur que j'avais citées en commençant : Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ! »
Ces bonnes dispositions des chefs et du peuple n'ont fait que se confirmer depuis, En vingt ans, les missionnaires ont baptisé plus d'un millier de ‘oirs et fondé plusieurs nouvelles stations parmi eux ; ce sont d'abord, près de Motsi-wa-ma Jesu, les deux postes annexes de Saint Joseph et de Saint-Michel : puis, dans une autre partie de la contrée, les trois stations de Saint Dominique, de Saint-Jean et de Gethsémani. De belles chapelles en briques, des écoles, des maisons de Sœurs de la Sainte-Famille, des fermes-modèles, pour initier les noirs à la culture et les arra her aux tentations de l'oisiveté : voilà le résumé du travail des missionnaires pendant ces trente premières années (1860-18,,5), Leur influence est maintenant solidement établie dans tout le pays ; chaque année le nombre des catéchumé as et des baptémes d'adultes va en augmentant, ct la nation des Basutos, qui compte 180.000 âmes, n'est pas loin peut-être du jour où elle embrassera en masse la foi catholique.
En 1874, les Basutos déjà baptisés envoyèrent au Souverain-Pontife une adresse et l'offrande filiale de leur pauvreté, que le bon Pie IX reçut avec des larmes de reconnaissance et de joie, Que de progrès accomplis en moins de quinze ans parmi ces tribus féroces de l'Afrique du sud !
Le roi Mohseh n'eut pas le bonheur de suivre ses sujets dans la voie du catholicisme, Bien quil soit demeuré attaché à nos missionnaires et à leurs œuvres, catholique de cœur et de convie tions, il recula toute sa vie devant la nécessité de renoncer à la polygamie, Dans sa dernière maladie, il appela les missionnaires et demanda instamment le baptème : il était trop tard, Les ministres protestants tenaient fermées par leurs affidés toutes les portes du palais, et, n'ayant pu entrainer le roi dans leur secte, ils voulurent au moins se donner la consolation de le voir Mourir paien, Peut-être sa bonne volonté ét son désir sincère du baptème catholique, unis aux
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bientôt 60 néophytes et Jo enfants dans écoles, Malgré leur haine d
AUX Aomains, comme ils 4 catholiques, Pendant la guerre de que tout le Zoulouland était en Européen ne pouvait s'
sa Vie, les prètres
bonnes œuvres qu'il avait faites pendant sa vie pour soutenir les Missionnaires, auront suffi pour lui ouvrir le Ciel.
Après sa mort, ses Quatre fils le pouvoir et continuèrent
sions catholiques établies
se partacbrent à favoriser les mis.
sur leur territoire.
Tout récemment encore, en 1888, Je second fils de Mobhseh, en demandant la
fondation de la nouvelle mission de Bethléem d
ans son propre
Quartier des religieuses.
Ferme, Statce de Ecole des filles,
N.-D de Lourdes.
NATAL (Afrique Méridionale), — La mission de
‘amperdown, qui compta les e l'étranger, les Zou- US Ont toujours témoigné le plus grand respect ippellent les prêtres 1879, alors feu et que nul SY hasarder sans risquer catholiques pouvaient cireu-