‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 305 sur 478 · Au début · texte numérisé non relu

Au début

fficultés avec les lragan qui renie, la mort des fiquants arabes:

'ères et de leurs liction de Div, ‘t assure le suc- ‘une page charde chacune de r la Providence anisme :

enfants doivent 1 trois missionou vingt de ces , vers une tribu un site élevé canton fertile, der des terres in à la hâte et ?s provisoires, quelle ardeur, nent chercher et joyeux va ilà donc, tout chrétiens. Ils jà plus riches t, car le chrisautres n'ont ‘claire et des rs le missionqui surveille, nt, qui punit A Case restau- \ voit s'élever à sucre, pen- 1e les poules it par bandes s les herbes

tions se sont nfiance s'est S, attirés par ective d'une par là grâce les moyens, "de l'hgmme ‘olonie chré- UX missionfaliser, »

A Gamma

Ce plan a été réalisé : Dig a donné sa grâce, les missionnaires ont prodigué leurs sueurs, et les bienfaiteurs d'Europe ont largement ouvert leurs bourses, Aujourd'hui, bien que le nombre des chrétiens soit encore minime, l'évangélisation du pays est en bonné voie, car l'influence des missionnaires est solidement établie dans toute la contrée, dont ils sont regardés, à bon droit, comme les bienfaiteurs, Même au milieu des tribus anthropophages, ils sont respectés de tous, et leur intervention pacifique a déjà réussi à di.

minuer notable.

ment l'habitude de l'infanticide , pendant que leur seule présence tient à distance les trafiquants de chair humaine ét fait reculer les horreurs de Ja traite, Chaque stationchrétienne est donc un phare qui illumine au loin les ténèbres du paganisme et appelle à lui les hommesde bonne volonté, Mais de si beaux résultats ont coûté cher :

de 1862 à 1890, quarante-neuf missionnaires ou

tiers de l'effectif total, ont succombé prématurément aux fatigues du travail apostolique et aux ardeurs dévorantes du climai d'Afrique, Ce n'est pas moi qui les plaindrai; ils ont choisi la meilleure part ; leur mort hâtée a été précieuse devant Dieu et glorieuse devant les hommes, car elle a fait germer la vie chrétienne dans ce ignoré de l'Afrique orientale, Les événements poitiques de ces dernières années ont compromis pour quelque temps la prospérité des missions du Zanguebar, Au len-

coin longtemps

Ca!

+ — ZANGUEBAR, — Kingarou, le grand roi de l'Oukami, =" +} religieuses, le d'après un dessin du R. P, Le Roy.

demain de la Conférence de Berlin, l'Angleterre et l'Allemagne se sont partagé l'intérieur du Pays jusqu'aux grands Lacs, ne laissant au sultan que l'ile de Zanzibar, sous le protectorat britannique, et le littoral maritime sur une profondeur de dix milles; encore les &ouvernements de Londres et de Berlin se sont réservé le droit d'administrer, pendant cinquante ans, les douanes de la côte, ce qui équivaut à peu près à l'occu- Pation' pure et simple du pays,

Quel que soit, comme Français, notre sentiment sur cette annex,on de la côte orientale de l'Afrique par nos ri.

Vaux, il faut reconnaître que la substitution de l'influence chré.tienne à l'influence musulmane ne peut qu'être favorable au développement de la vraie civilisation, d'autant que les autorités anglaises et allemandes rivalisent de bienveillance et d'égards envers nos missionnaires :

mais on comprend que les Arabes, gênés

dans leurhonnête trafic de chair humaine, apprécient autrement les choses. Il y eut donc, en 1888 et 1889, un soulèvement contre les nouveaux maitres du PAYS, Surtout contre les Allemands, qui semblent avoir un peu trop accentué la raideur de leur caractère et la dureté habituelle de leurs procédés ; plusieurs postes allemands, isolés dans l'intérieur, furent surpris et fameux Bushiri, chef arabe de Bagamoyo, dont il pilla les mission naissante

massacrés : le la révolte, prit comptoirs ; la des Bénédictins bavarois ,

dans le Zanguebar méridional, fut anéantie,

Pendant ce temps, l'escadre allemande bloquait les côtes du Zanguebar, et rendait à peu près impossibles les communications avec le continent, Il y eut pour les Pères du Saint-Esprit bien des heures d'angoisse à passer : l'incertitude du lendemain, des centaines de réfugiés à loger et à nourrir, l'inquiétude sur les postes de l'intérieur, encore plus exposés que Bagamoyo, Néanmoins, universellement connus et respectés, même des Arabes, les missionnaires catholiques furent épargnés ; ils purent même, avec des sauf-conduits de Bushiri, pénétrer à l'intérieur et ravitailler leurs postes, Malgré tout, il se produisit un moment d'arrêt dans le développement des œuvres de la mission. Si la révolte avait pu l'emporter, c'était, à bref délai, l'anéantissement de la mission catholique. Comme l'écrivait en 1889 le vicaire apostolique, Mgr de Courmont : « La pensée de Bushiri et ses desseins sont, à coup sûr, ce que pensent et veulent tous les Arabes et tous les chefs indigènes de la côte, ce que penseront et voudront demain toutes les tribus sauvages de l'intérieur. {ls Cisent carrément et sans forfanterie que pour eux la tâche présente est d'expulser les Allemands des deux points qu? ceux-ci tiennent encore sur la côte ; que, cette première entreprise accomplie, ils feront la guerre à tous les blancs et les massacreront sans merci, de cette côte à celle du Congo. }

Grâce à Dieu, la civilisation chrétienne l'a emporté sur la barbarie musulmane, et l'avenir de la mission parait de nouveau assuré, En ce moment, l'action des Pères du Saint-Esprit semble se porter spécialement sur la partie nord de leur mission, qui est sous le protectorat des Anglais, Après un voyage d'exploration tout le long de la côte, de Lamo à Mombaze et à Mélinde, ils viennent d'ouvrir station à Mombaze, qui parait appelée à devenir, dans le nord de la mission, ce que Bagamoyo

une nouvelle

est au sud : une ruche-mère, d'où essaimeront

bientôt de nombreuses communautés chrétiennes,

qui iront peupler les vallons fertiles des monts

Kénia, jusqu'à ce qu'elles rejoignent les stations J'n L * . ,. * *

déjà établies sur les rives du Victoria-N yanza.

Dès ce jour, on peut dire que cet immense ter-

ritoire, encore inexploré il y à trente ans, est ouvert à la civilisation et au christianisme.

Reste une portion demeurée encore en friche, tout au nord de la mission, la Côte des Somalis, qui s'étend de la ville arabe de Mélinde au cap Guardafui, sur une longueur de trois cents lieues. Rien à faire jusqu'ici au milieu de ces hordes musulmanes, dont l'orgueil farouche vient encore d'être surexcité par les récentes victoires du Mahdi au Soudan,

L'Italie, protégée de l'Allemagne, a des vues sur ce pays. Si cette occupation se réalise, les missionnaires ne tarderont pas sans doute à s'y établir. Le comte Téléki, qui vient d'explorer la contrée, dit qu'il a rencontré, au 5° degré de latitude australe, une tribu chrétienne, qui sem ble avoir eu des rapports avec l'Abyssinie, Peut être pourrait-on trouver là une nouvelle base d'opérations pour pénétrer au sud de l'Éthiopie, dans la difficile mission des Gallas, dont les Capucins font le siège depuis un demi-siècle,

Voici quelle était, au 1° janvier 1890, la situation religieuse du vicariat apostolique du Zanguebar septentrional. Le vicariat s'étend du cap Guardafui, uu nord, au 7e degré de Jati tude australe, qui marque la limite où commence la ptéfecture du Zanguebar méridional, et de Océan indien aux vicariats apostoliques du Nyanza et de l'Ounyaniembé, à l'ouest, Le pays, très peuplé, a plusieurs millions d'habi tants, sur lesquels on compte 1.800 catholiques, 300.000 musulmans ; le reste est fétichiste,

Personnel : 1 vicaire apostolique, 18 missionnaires pré. tres, 15 Frères coadjuteurs de la Congrégation du Sain’ Esprit, 2 maisons de Filles de Marie : Bagamoyo et Zanzibar, 18 Sœurs.

Œuvres : 10 stations : Zanzibar, Bagamoyo, M'honda, Mandéra, M'rogoro, Tounongo, Kondoa, Longa, Sima et Mombaze ; 2 églises, 10 chapelles.

Chaq 1e station a ses écoles,

1 Petit Séminaire : 25 élèves ; 2 noviciats de Sœurs indigènes, 1 grand établissement agricole, 7 orphelinats, 5 ateliers, 8 villages chrétiens.

2 ouvroirs, 2 crèches, 4 hôpitaux.

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PRÉFECTURE Arosro: IQUE DU ZANGUERAR MÉRIDIONAL,

Cette nouvelle mission s'étend du 7° degré de latitude australe au cap Delgado et aux pos. sessions portugaises de Mozambique. Elle a pour limites : au nord, le vicariat du Zanguebar septeñtrional ; à l'ouest, les vicariats de l'Ou-

<> nyaniembé et du Tanganika orienta! : au sud, la mission du Nyassa et la préfecture de Mozambique ; à l'est, l'Océan indien,

La préfecture apostolique, érigée en 1887 et confiée aux Bénédictins de Bavière, n'a encore d'autre histoire que celle de la catastrophe qui l'a anéantie au berceau,

Quatorze religieux et religicuses avaient débarqué pleins d'ardeur, dans le courant de "887, Déjà, ils avaient réuni autour d'eux une centaine d'enfants des deux sexes et fondé la station de

N 7 Pugut, au sud de Bagamoyo. Le premier succès

avait coûté cher, Dès le début, un Père et une Sœur avaient succombé aux ardeurs du climat, un Frère et une autre Sœur avaient été forcés par la maladie de regagner l'Europe, et an commencement de 1889, le supérieur de la mission et un de ses Frères étaient retenus à 1: \pital européen de Zanzibar, Le 13 janvier 1880, les révoltés arabes envahirent à l'improviste ia mission, massacrèrent deux Frères et une Sœur, firent prisonniers le reste de la communauté, Ÿ trois Frères et une Sœur, Pillèrent la chapelle et mirent le feu à l'établissement, Ce ne fut qu'après deux mois de longues et pénibles négociations que les Pères du Saint-Esprit obtinrent la déli. vrance des prisonniers, contre une rançon de 6.000 florins et l'échange d'un certain nombre de prisonniers arabes, Les malheureux enfants de l'orphelinat avaient été vendus comme esclaves,

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Il fut impossible de les sauver.

La mission du Zanguebar méridional ne s'est

À Pas encore relevée de cette Catastrophe, mais Ÿ elle s'en relèvera, Elle à reçu le baptême du sang, elle est assurée de ne pas mourir, Que les ennemis du christianisme creusent des fosses : | de ces fosses, Dieu fera de: berceaux, et dans ces berceaux germera la vie,

Statistique comparée des missions du Zançguebar.

| En 1869 : néant, | En 1870 : 1 mission, 1 préfet apostolique, 4 missionnaires, | | a églises on chapelles, 4 écoles, 206 catholiques. |

En 1890 ; a missions, vicaire apostolique, r préfet, 18

inissionnaires, 12 églises ou chapelles, 12 éc, les, 1,800 catholiques,

SC Lt. — MISSION D'ÉTHIOPIE "ANTIQUE Éthiopie, évangélisée dès les temps apostoliques par l'eunuque de la reine Candace, qui re çut le baptème des mains du diacre Philippe, fut définitivement convertie à la foi chrétienne, au cours du 1ve siècle, par saint Frumence, son premier évêque, Depuis quinze siècles, au milieu des flots toujours montants de l'invasion musulmane, ce pays est resté inébranlablement attaché à la foi du Cnrisr : et c'est pour le penseur un spectacle attachant que celui de ce peuple héroïque, perdu au milieu de la barbarie mahométane, et lemeuré, malgré tout, l'avant-garde de la civilisation et du christianisme en Afrique : € Pauvre et méprisée, écrit le célèbre voyageur © Abbadie, l'Abyssinie s'est consolée de ses douleurs en se “entant encore chrétienne, »

Oui, l'Abyssinie est restée chrétienne, mais d'un christianisme bâtard et dégénéré, également dépourvu de dogme et de more, Relevant du patrisrcat d'Alexandrie, elle : naturellement embiassé, comme sa métropole, l'hérésie d'Eutychès et le schisme de Dioscore, Ce fut l'origine de sa décadence et de ses longs malheurs. Isolée d2 l'Europe catholique, elle n'était plus assez forte pour se préserver de l'anarchie, Les perpétuelles révolu ‘ns de palais, les commotions sanglantes qui, plusieurs fois par siècle, bouleversent le pays, l'ignorance crasse du clergé, la pratique da !à polygamie musulmane, la corruption chez les grands, la plus grossière superstition dans le peuple, déshonorent cette Église, qui n'a plus guère de chrétien ane le nom, Trois sectes rivales et ennemies se Partagrent les populations : la secte Karra, qui rc brutalement avec Eutychès la dualité de nature en JÉésus- Cukisr ; la secte Quobeat, beaucoup plus modérée, et la secte des Zrois Naissances, qui se rapproche tellement du catholicisme, que la différence dogmatique entre ses partisans et nous est insaisissable, C'est à cette dernière branche que se rattachent la plupart des moines, et tout ce qu'il y a encore d'esprits distingués dans la nation.

à men mt CE 2 LES MISSIONS Dr L'AFRIQUE ORTENTALE, 1800-1890, 423

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LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIXm SIÈCLE.

Ajoutons, à l'honneur des Abyssins, qu'ils ont conservé la plus vive dévotion à la très sainte Vierge : érente-trois fêtes lui sont consacrées annuellement, et les Abyssins vénéraient son Immaculée - Conception longtemps avant que l'Église romaine l'eût définie comme dogme de foi. Cette piété envers Marie, jointe à la rigueur, tout antig'e, de leurs jeûnes, les a préservés des tentatives que les protestants ont faites à plusieurs reprises pour les séduire,

€ Les moines, écrit le Rév. Gobat, évêque anglican de Jérusalem, qui séjourna plusieurs années en Abyssinie, sont devenus mes ennemis et m'appellent musulman , parce que je condamne l'adoration de la Vierge Marie, et que j'affirme qu'elle est une pécheresse, qui attend, comme les autres femmes, son jugement (1). »

Quand le major Harris conduisit au Choa une mission anglicane, subventionnée et payée par le gouvernement anglais, il eut le plaisir d'entendre les Abyssins se demander les uns aux autres : € Qui sont ces gens-là ? Sont-ils musulmans ? Sont-ils juifs ?» Sur quoi, quelqu'un ayant insinué charitablement qu'ils appartenaient peut-être à une sorte de chrétiens dégénérés, les autres s'empressérent de répondre : € Chrétiens ! c'est impossible, Ils ne jeûnent pas, et n'ont pas confiance en Marie (2). »

Finalement, malgré la complaisance, chèrement payée, de l'Aboun où métropolitain, les plaintes des fidèles et le scandale devinrent tels, que les Rév. ministres furent excommuniés nommément comme Péres que les Tures, et tout essai de mis. sion protestante en Abyssinie fut abandonné (3):

L'Église catholique, qui a conservé la pratique apostolique du jeûne, et qui vénère en Marie l'intercession toute-puissante de la Mère de Diet, est mieux en état d'agir sur les Abyssins, pour les arracher à leurs superstitions et les ramener à la pratique de la vraie foi, Depuis le concile de Florence, le Saint-Siège n'a cessé de s'occuper de l'Abyssinie,

Dès 1439, le pape Eugène IV avait envoyé au Négus un légat apostolique et plusieurs reli-

gieux franciscains. La légation fut faite prison-

1, Journal de trois ans de séjour en Abyssinie, ch. 4, 2. Major Conwalis Harris, Les Montagnes de l'Ethiopie. 3. Voir Marshall, AHissions Chréliennes, 1 vol, Abyssinie.

nière par les Arabes, et ne put arriver au but de son voyage ; mais un prêtre éthiopien fut plus heureux, il parvint jusqu'en Italie, assista au concile de Florence et témoigna, au nom de son Église, de la foi des Abyssins à la primauté du Vicaire de Jésus-Cnrisr,

Un peu plus tard, grâce aux Portugais, maitres des côtes de l'Afrique orientale, des rapports suivis s'établirent entre l'Abyssinie et Rome. En 1555, à la demande du Négus, Jean [II de Portugal fit partir pour l'Abyssinie plusieurs Pères Jésuites, ayant à leur tête Nunez, patriarche de l'Éthiopie, et deux évêques 7» partibus, Oviedo et Cornaro. Mais, dans l'intervalle, une de ces révolutions de palais, si fréquentes dans le pays, avait ramené au pouvoir le parti de l'hérésie, Le patriarche Nur-z mourut à Goa, sans avoir pu entrer dans sa inission : l'évêque Oviedo, plus heureux, pénétra dans le pays, mais pour être jeté dans les fers, où il mourut, En 1577, après une longue et douloureuse captivité héroïquement supportée,

Pendant un siècle, la mission d'Abyssinie passa Par une succession d'épreuves et de prospérités. Mais les Jésuites rivalisaient d'ardeur et de zèle, ils se multipliaient pour prêcher aux grands et au peuple la foi catholique, ils ramenaient du schisme un bon nombre de prêtres et de moines, ils convertissaient successivement deux des souverains du pays ; enfin le 11 décembre 1624, l'Église d'Abyssinie, abjurant l'hérésie d'Eutychès et le schisme de Dioscore, rentrait dans le giron de l'Église catholique,

Hélas ! ce triomphe fut éphémère, En 1632, le Négus Basilidas monta sur le trône. Adonné à la polygamie et à tous les vices, il était naturellement l'ennemi acharné du catholicisme et de sa morale, Les Jésuites sont expulsés ou livrés au fer du bourreau, et comme, à cette même époque, les Arabes, après avoir chassé les Portugais d'Aden et de Mélinde, s'emparent du littoral, l'Abyssinie demeure fermée aux missionnaires catholiques.

Il y eut pourtant une nouvelle tentative, au siècle suivant, En 1702, trois religieux franciscains, après avoir affronté de grands dangers, pénétrèrent jusqu'à Gondar, la capitale, Les traces de la prédication des Jésuites subsistaient encore, Les enfants de saint François convertirent plusieurs princes de la famille royale, et

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rtugais, mai- >, des rapports nie et Rome.

, Jean [IT de nie plusieurs Nunez, patri- S 1n parlibus, itervalle, une quentes dans r le parti de urut à Goa, on ; l'évêque ans le pays, ù il mourut, ureuse capti-

yssinie passa : prospérités.

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En 1632, ine, Adonné | était natuholicisme et expulsés ou me, à cette voir chassé , s'emparent 1ÉE aux mis-

entative, au eux francis- 1s dangers, pitale, Les subsistaient ois converroyale, et

que part, dit-on, le chef des

pagnie avec le désespoir ;

de tribus barbares, qu'après bien des

qui se passe À Jérusalem, où git le l'Homme-Diev, et

ON existence politique, l

Cr

le Négus écrivit de sa main à Clément XI :

€ Très-Saint Père, je me soumets à Votre Sainteté, comme tous les rois mes prédécesseurs S'y Sont soumis, » Vain espoir! Une révolution

de palais renversa Je Négus, et l'hérésie remonta sur le trône,

Depuis cette époque jusqu siècle, il se fait un silence de d'Abyssinie. De temps en que quelque pauvre C pénétrer dans ce

au milieu du xrxe mort sur l'Église temps, on apprenait apucin avait essayé de S régions inhospitalières, puis l'on n'entendait plus parler de lui : le tait Un martyr de plus.

héroïques apôtres dont les parvenus, sont deux C

Ciel comp- Les deux derniers noms nous soient apucins français : les PP.

Cassien, de Nantes, et Agathange, de Blois, Martyrisés en 1838, et dont le procès de béatification vient d'être repris,

Quand, vers 1840, le célèbre voyageur d'Abbadie visita l'Ethiopie, où il passa douze ans, Voici quelle était la situation politique

et religieuse du PAYS : trois États

rincipaux se Partageaient la contrée, le Tigré, au nord, l'Amhara et le Choa, au sud.

dataires, le Ras-Ali, aux trois qu

, au centre, Au-dessus des princes feuchef nominal de l'empire, : musulman, bien que, pour conserver Sa Couronne, il professât de bouche la foi chrétienne, Au milieu des révolutions continuelles et des guerres civiles qui déchiraient le pays, l'Islam, enfermant l'Abyssinie un cercle qui allait se ré jour, faisait

chrétienne dans trécissant de jour en d'inquiétants progrès parmi

ces populations démoralisées par

l'ignorance,

€ Aujourd'hui, écrivait en 1852 M. d'Abbadie, l'islamisme, si faible en Europe, Afrique, Après avoir peuplades s après l'avoir

s'est relevé en attiré dans ses dogmes les auvages qui entourent l'Abyssinie, ainsi isc lée du reste de il resserre de plus en plus ce m en Y pénétrant pas à pas.

l'Ethiopie sont aujoure

la chrétienté, alheureux pays Plusieurs nations de l'hui entourées d'un cordon qui ne leur laissent entendre années les faibles & hos de ce tombeau de à Rome, où demeure quelchrétiens. Dans I Abyssin est en com- l dans son existence

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