ÉTAPES RE OR M ANETEEE
KES re 4 ,x Cr
Celui-ci avait justement un moine dont il voulait se défaire, Cet individu, nommé Salima, ancien ânier du Caire, av: passé quelques années dans l’école protestante de cette ville ; il s'était fait moine ensuite pour mener une vie oisive, Avec ses doctrines protestantes, il scandalisait fort la communauté, Le patriarche, pour s'en débarrasser, ne trouva rien de mieux que d'en faire un Aéoun d'Éthiopie, moyennant la somme de 35.000 francs, que les députés versèrent à la caisse patriarcale. Ce misérable ne tarda pas à se rendre odieux au peuple abyssin par son libertinage et par ses exactions.
Cependant une partie des ambassadeurs avaient suivi à Rome M. de Jacobis, Ils furent vivement impressionnés de l'accueil paternel que leur fit le Vicaire de Jésus-Cnrisr et de la majesté des cérémonies pontificales, De retour dans leur patrie, ils racontèrent ce qu'ils avaient vu. Le mérite personnel de M. de Jacobis, les vertus indéniables des missionnaires, leur vie pauvre, chaste et mortifiée, rapprochée des désordres de l’Aéoun et de son misérable clergé, concilièrent bien vite à la mission catholique la vénération universelle et l'amitié de plusieurs des chefs du pays, entre autres du roi du Tigré, nommé Ubié, qui appela auprès de lui M. de Jacobis, et favorisa de tout son pouvoir la prédication des missionnaires,
Cela ne tarda pas à exciter la jalousie du clergé schismatique, en particulier celle de l'Aëboun, dont les intrigues firent bannir en 1847 M. de Jacobis, qui se réfugia à Massouah, port sur la Mer Rouge. C'est là qu'il reçut les bulles qui l'instituaient vicaire apostolique de l'Abyssinie, Pour vaincre les scrupules de son humilité, il fallut lui commander, au nom de l'obéissance, de recevoir la consécration épiscopale, que lui donna Mgr Massaja, vicaire apostolique des Gallas (1849).
Le nouvel évêque rentra bientôt au Tigré, et la mission catholique prit, en quelques années, un grand essor : le supérieur d'une des principales communautés abjura le schisme avec sept de ses moines ; plusieurs prêtres abyssins suivirent cet exemple, et cent cinquante paroisses se déclarèrent prêtes à reconnaitre l'évêque catholique ; le moment semblait venu où le Tigré tout entier et une partie de l'Amhara, abjurant
l'hérésie, allaier t revenir à la foi romaine, Une révolution vint tout arrêter.
Un homme de basse extraction, nommé Kassa, d'un caractère audacieux et entreprenant, s'était emparé de l'Amhara, après avoir mis à mort le Ras-Ali, chef pius ou moins nominal de l'empire d'Éthiopie. Ambitieux et sans scrupules, il voulut s'élever à l'empire, en imposant sa suzeraineté aux deux autres États, le T igré et le Choa. Les circonstances le favorisaient : le roi du Choa venait de mourir et le royaume était livré à cette anarchie qui, en Abyssinie, suit presque toujours la mort des chefs. Kassa n'eut qu'à se présenter avec son armée pour être acclamé, Au Tigré, il fallut combattre sérieusement, Le 18 février 1855, le roi Ubié, protecteur de la mission catholique, fut vaincu et réduit au rang de vassal. Deux jours après, Kassa, prenant le nom de Théodoros, se faisait sacrer par l'Aboun Salima, en qualité de Négus ou Roi des rois de l'Ethiopie.
En échange de sa complaisance, l'Aboun exigea la proscription des missionnaires catholiques. Cela entrait parfaitement dans les vues de Théodoros, qui s'était proposé une grande mission : ünifier toutes les sectes dissidentes qui se partagent le pays, afin de relever l'Église d'Abyssinie et de la rendre capable de tenir tête à l'Islam. Malheureusement, appartenant à la branche Æarra, la plus éloignée du catholicisme, Théodoros ne pouvait faire l'union qu'aux dépens de la vérité. Les missionnaires catholiques furent chassés du pays, les prêtres et les moines dont les idées se rapprochaient de Rome furent persécutés, ‘et quelques-uns mis à
mort, Sur ces entrefaites, l'Église d'Abyssinie
perdit son premier pasteur, Mgr de Jacobis, qui emporta dans sa tombe la vénération des catholiques et le respect même de ses ennemis, Il laissait derrière lui environ six mille Abyssins convertis, dont une trentaine de prêtres (1860).
En dix ans, le vicariat apostolique passa suc cessivement à quatre titulaires, dont les trois premiers furent emportés prématurément par la mort : Mgr Bianchéri (1860-1864), Mer Bel (1805-1867), Mgr Delmonte, qui mourut en 1809, avant même d'avoir été sacré ; il eut pour successeur Mer Touvier, qui devait fournir une plus longue carrière (1870-1880)
Ces deuils répétés et la persécution de Théo-
Pr à $ < $ PRRLORSN À
omaine, Une
ion, nommé entreprenant, avoir mis à s nominal de tt sans scruen imposant ts, le Tigré rorisaient : le ‘oyaume était »yssinie, suit Kassa n'eut e pour être attre sérieu- [bié, protecincu et réduit près, Kassa, faisait sacrer e Négus ou
ce, l'Aboun aires cathouns les vues une grande sidentes qui ver l'Église ble de tenir >partenant à e du cathounion qu'aux aires Cathoêtres et les chaient de s-Uns mis à d'Abyssinie Jacobis, qui n des cathoennemis, Îl le Abyssins tres (1860).
é passa sucnt les trois ment par la ), Mer Bel mourut en
; il eut pour fournir une
n de Théo-
doros ne permirent pas à la mission catholique de se développer. Exilés de l'intérieur, les Lazaristes se réfugiérent, les uns sur la frontière d'Égypte, les autres sur les côtes de la Mer Rouge, De là ils s'efforcèrent, à l'aide du clergé indigène resté dans le Pays, de maintenir dans la foi et dans la ferveur le petit troupeau du Curisr, mais ce fut tout ; l'ère des conquêtes était passée ; on s'estima très heureux de conserver à peu près tous les anciens convertis,
Le Négus Théodoros eut la fin qui attend tous les persécuteurs de l'Église. Ne trouvant auprès de lui aucun sacerdoce capable de faire contrepoids à ses fantaisies, il s'abandonna à un orgueil vraiment insensé, et S'aliéna bientôt le Cœur de tous ceux qui l'approchaient, Contre le droit des gens, il avait fait jeter dans les fers plusieurs Européens, parmi lesquels le consul d'Angleterre, On sait qu'à l'exemple de l'ancienne Rome, la Grande-Bretagne fait respecter Partout ses nationaux. Elle exigea la mise immédiate en liberté de son consul, et, sur le “fus de Théodoros, envoya une expédition contre l'Abyssinie, Abandonné de la plupart de ses reudataires, le Négus, après s'être héroï. quement défendu, avec une poignée de soldats, contre les seize mille hommes commandés par le général Napier, se brûla la cervelle, pour ne pas tomber vivant aux mains de ses ennemis (1868). II ne lui avait manqué que d'être catholique pour faire entrer l'Abyssinie dans le concert des peuples civilisés, et devenir vraiment lui-même un grand homme,
Après la mort de Théodoros, le pays fut, pendant deux ou trois ans, en proie à la plus complète anarchie, Plusieurs prétendants se disputaient le trône; ce fut encore un ennemi des catholiques, Atti. Joannès, qui l'obtint, Il se fit sacrer Névus en 1871, et aussitôt après parcourut toute l'Abyssinie, en compagnie de l'Aéoun, détruisant tous les établissements catholiques et faisant mé: : profaner par sa soidatesque la tombe vénérée de Mgr de Jacobis. Églises, chapelles, pr'sbytères, écoles, tout fut détruit, Ce fut la ruine complète du matériel de la mission ; mais, grâce à Dieu, le spirituel fut sauf. Les fidèles, privés d'églises et de cuite, menacés de mort, battus, pillés, rançonnés et forcés de s'enfuir au fond des bois pour échapper aux persé-
cuteurs, montrèrent une admirable constance,
et l'on n'eut Presque pas de défections à déplorer.
La pensée d'Atti-Joannès était celle de Théodoros : unifier l'Église d'Abyssinie pour en faire une grande Église, repousser l'Islam, et faire régner au loin l'influence chrétienne ; pensée vraiment généreuse, et qui aurait pu devenir féconde, si l'union s'était faite sur le terrain de la vérité ; opérée au profit de la branche Karra, la plus hostile au catholicisme, elle ne pouvait aboutir qu'à troubler profondément le pays. Dès son avëénement au trône, Joannès convoqua et présida lui-même plusieurs conférences théologiques, dans lesquelles les docteurs de chacune des trois sectes qui se partagent l'Abyssinie furent invités à exposer leurs raisons. Les eutychéens purs ne pouvant répondre à leurs adversaires, le théologien couronné perdit patience et fit couper la langue aux plus hardis, Cet exemple terrifia les autres, qui, ne se sentant pas la vocation du martyre, se soumirent extérieurement à tout ce qu'on exigeait d'eux : l'union était faite.
Pour la maintenir, le Négus, au lieu d'un seul Æéoun, concentrant dans ses mains toute l'autorité spirituelle, fit venir d'Ale endrie quatre évêques cophtes, un pour l'Abyssinie pro- Prement dite, un dans le Gojam, le troisième au Kaffa, et le quatrième au Choa. C'étaient autant d’'espions, placés dans les États tributaires pour surveiller et ramener les dissidents.
Les missionnaires lazaristes, chassés successivement de tous les postes qu'ils occupaient en Abyssinie, s'étaient réfugiés à Kéren, ville frontière, appartenant alors à l'Égypte, où Mer Touvier établit, en 1878, une maison de Sœurs, Ce poste devint ainsi le "centre d'opérations de la mission. En 1880, on Y Comptait trois missionnaires, six prêtres indigènes, chargés de desservir les chrétientés environnantes, un séminaire avec 45 élèves, des écoles, un orphelinat, une imprimerie,
Ce dernier refuge du catholicisme lui fut bientôt disputé par le schisme. Joannès ayant repris Kéren à l'Égypte, en 1887, ses soldats envahirent la station à l'improviste ; les séminaristes furent mis aux fers et torturés, sous les yeux de leurs maîtres ; un d'eux reçut courageusement 200 coups de verges et s'attira Par sa constance l'admiration des bourreaux eux-mêmes, Les missionnaires durent évacuer complètement le
Cr Y
pays, laissant le soin des catholiques à quelques prêtres indigènes,
L'année suivante, Mgr Touvier, en essayant de rentrer, fut frappé d'insolation à deux journées de Massouah. Il fut enterré provisoirement au bord de la route : mais, en 1889, les Italiens, reconnaissants des services rendus par la mission catholique, exhumèrent le corps du prélat, et le rapportèrent respectueusement à Massouah, où il fut enseveli dans la chapelle des Lazaristes.
Mgr Touvier, apostolique de
Lazariste, évêque d'Olène, vicaire l'Abyssinie ; d'après une photographie,
La présence des Italiens à Assab et à Massouah ne peut qu'être favorable à la mission. Quels que soient les torts de son gouvernement envers l'Église, le peuple italien est resté profondément catholique, et les missionnaires n'ont eu jusqu'ici qu'à se louer de leurs rapports avec
les officiers de l'armée italienne, Ceux-ci, de
LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIX"me SIÈCLE,
leur côté, ont rendu plusieurs fois publiquement
| hommage au
, FRET . | dévouement des missionnaires |
français, qui se sont interposés, au péril de
leur vie, entre le Négus et les autorités de la colonie, pour négocier la délivrance de plusieurs envoyés italiens, faits prisonniers par Joannès, Atti-Joannès vient d'éprouver à son tour les rigueurs de la justice de Dieu. Cet homme vic. torieux dans vingt batailles, vainqueur de l'Égypte, vainqueur de Ménélik, roi du Choa, vainqueur du sultan d'Harrar, vainqueur des | lieutenants du Mahdi, fut défait et blessé à | mort dans une dernière rencontre avec les mahdistes (1889). Aux jours de sa puissance, il avait fait profaner par ses soldats la sainte dépouille de Mgr de Jacobis ; à son tour, son cercueil fut violé par une bande de derviches.
: Ainsi périt misérablement un des plus grands hommes qu'ait produits l'Abyssinie. Il avait voulu sérieusement la régénération de son pays; sur toutes ses frontières, il avait fait reculer l'Islam ; chrétien convaincu, il avait donné aux
musulmans d'Abyssinie l'option entre le baptême et l'exil. Quel dommage que tant de qualités aient été stérilisées par l'hérésie !
Depuis la mort de Joannès, la guerre civile désole l'Abyssinie, A qui adviendra la difficile succession du Négus? Ménélik, roi du Choa, parait avoir les sympathies des Italiens : il appartient à la secte des 7%o7s Waissances,
la plus rapprochée du dogme catholique
;: il fut l'ami constant de Mgr Massaja, et protégea toujours, autant quil le put, la mission catholique des Gallas. S'il monte sur le trône, on peut espérer qu'il favorisera la prédication des missionnaires, où qu'au moins, il ne la contrecarrera pas, D'ailleurs, comme chez les cophtes d'Égy pte, le moment semble arrivé pour l'Abyssinie de revenir au catholicisme, Au bout de cinquante ans d'apostolat, l'hérésie d'Eutychès est sérieusement ébranlée, et ne peut plus se soutenir évidemment que par la violence. Les efforts mêmes de Théodoros et de Joannès pour rendre une vie factice à l'Église d'Abyssinie, n'ont fait que hâter la décomposition de ce cadavre. Au premier souffle de la liberté religieuse, il tombera en poussière, Les Lazaristes sont rentrés à Kéren, et les prêtres indigènes desservent un certain nombre de postes à l'intérieur du pays. Le vicariat comprend toute l'Abyssinie, à l'exception du Choa, Quelques postes, comme Massouah, sont sous le protectorat italien ; d'au-
tres appartiennent à la Haute-Egypte,
utorités de la € de plusieurs par Joannès, son tour les :t homme vicrainqueur de roi du Choa, ainqueur des : et blessé à tre avec les à puissance, il la sainte détour, son cerle derviches, plus grands nie. I] avait de son pays; t fait reculer t donné aux re le baptême : de qualités
guerre civile a la difficile oi du Choa, ns ; il apparnces, la plus il fut l'ami ea toujours, holique des peut espérer issionnaires, ra pas, es d'Égy pte, byssinie de le cinquante s est sérieuse soutenir Les efforts pour rendre e, n'ont fait edavre, Au se, il tomnt rentrés à servent un r du pays, byssinie , à es, comme alien ; d'au-
LES M
ISSIONS DE
La population totale est de 3:000.000 d'habitants, sur lesquels 13.560 catholiques, 30.000 juifs, 80.000 musulmans ; le reste appartient aux erreurs d'Eutychès, Les catholiques suivent le rit abyssin, variété du rit cophte, sous la direction des Lazaristes,
Personnel : 1 vicaire apostolique, 12 missionnaires et 8 Frères coadjuteurs, 20 prêtres indigènes, du rit abyssin, —. Sœurs de Saint-Vincent de Paul, 2 maisons.
Œuvres : 10 stations, 10 églises ou chapelles. 1 Séminaire À Kéren, pour la formation d'un clergé abys-
sin, 45 élèves. 8 écoles primaires : 103 Barçons, 94 filles, — 2 orphelinats,
a — VICARIAT APOSTOLIQUE DES GALLAS.
La mission des Gallas, fondée en 1846, comprend la province abyssine du Choa, au sud de l'Éthiopie, et le territoire des Gallas. Dans le Choa, c'est la secte des Trois Naissances, la moins hostile au catholicisme, qui domine, Les Gallas, convertis plus ou moins au christianisme dans le cours du xve siècle, sont restés à peu près paiens de mœurs et de er yances, Bien au-dessus de Dreu, dont ils ne s'occupent pas, ils placent le grand saint Georges, leur patron, Du reste, absence presque totale de culte et de sacrements, Is ont conservé les noms des grandes fêtes de l'Église, Noël, Pâques, la Pentecôte, mais sans savoir l premier mot des mystères dont ces fêt2s sont la commémoraison: des réjouissances grossières, la danse et l'ivresse, voilà pour eux la seule manière de célébrer ces augustes anniversaires, Une profonde indifférence religieuse parait être la note caractéristique de ce peuple intéressant, brave, chevaleresque même à sa manière; mais lorsqu'une fois il a été sérieusement instruit des dogmes du christianisme, il est beaucoup plus Constant et plus ferme dans la foi que l'Abyssin, dont la légèreté et les perpétuelles révolutions politiques ont fait, depuis trois siècles, le désespoir de l'apostolat,
L'apôtre des Gallas, Son Éminence le cardinal Massaja, a fourni parmi eux une longue et difficile carrière apostolique (1846-1881). Peu de missionnaires ont eu une vie aussi accidentée que ce prélat. Le Choa, étant un des trois grands États qui se partagent l'Éthiopie, a ressenti naturellement le contre-coup de toutes les épreuves qui ont désolé la mission voisine d'Abyssinie,
ne 0 a \
Entré dans le Pays en 1846, en compagnie de trois Capucins italiens, Mgr Massaja fut expulsé, pour la première fois, dès l'année suivante et forcé de se réfugier sur les côtes de la mer Rouge, où il rencontra Mgr de Jacobis, exilé comme lui, et à qui il conféra Ja consécration épiscopale, Rentré en 1849, il fut fait prisonnier à deux reprises, puis chassé de nouveau du pays. À son retour en 1852, il manqua d'être massacré par les Arabes. 1] parvint enfin à s'établir dans la province de Godru, où il fonda quatre chrétientés.
L'avénement de Théodoros, l'ennemi juré du catholicisme, le força de s'éloigner de cette contrée, trop voisine des États du Négus. Il se réfugia alors à Lagamara, où il bât : deux églises et ouvrit un séminaire pour la form: ‘on d'un clergé indigène. Ce fut un des momen:s les plus tranquilles de sa vie si tourmentée, Il se fit bientôt autour du prélat un mouvement accentué de retour au catholicisme, mouvement qui s'étendit à toute Ja contrée,
€ Mes confrères, écrivait en 1856 Mor Massaÿa, NE SONE pas moins heureux que moi, Le P. Feli cissimo voit, aux jours de fête et de dimanche, le peuple se rassembler au son du tambour royal Pour assister à la messe et aux instructions: les néophytes baptisés se comptent par centaines et le nombre des catéchumènes dépasse toute prévision,
» Abba-Hajla (1) bâtit une église pour ses Nouveaux convertis. Le P, César, avec un prêtre indigène, est parti pour le Kaffa, où le roi l'a reçu avec les plus grands honneurs. Partout se manifeste le plus vif élan pour notre sainte religion, partout on trouve d'anciennes populations dont la foi semble se réveiller. »
En 1850, Mor Massaja, laissant à Lagamara son coadjuteur, Mgr Coccino, passa au Kaffa, dont le roi le reçut parfaitement d'abord, Malheureusement il prit bientôt ombrage des succès des missionnaires, et, Pour paralyser leur zèle, ce sauvage eut une idée vraiment i vénieuse : ce fut de leur faire épouser des princesses de la famille royale, On voit d'ici comment furent accueillies ces ouvertures matrimoniales, Brutalement expulsé du Kaffa en 1801, Mer Massaja fut abandonné en plein désert par ses guides, et il dut la vie à l'hospitalité d'un chef arabe, Rentré au Chou, il fut arrèté de nouveau par les soldats