‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 357 sur 478 · Rapport aux directeurs de la Compagnie de la Nouvelle · texte numérisé non relu

Rapport aux directeurs de la Compagnie de la Nouvelle

Zélande, 2. Rapport sur les missions de la Nouvelle Zélande, 1859.

velle - Zélande les missionnaires catholiques :

sf: QE RER EEE", Émis RE TREE en mn esananngr Se RES RE. me, — à Y à” F 4 4 <> e | LES ÉGLISES DE L'AUSTRALASIE, 1800-1890. 493 | t qu'ils ont | » plus grand. Les abus flagrants encore tolérés | colonie. Dés 1857, le gouverneur, sir Gevrges | » et pratiqués par la grande majorité des mem- | Grey, écrivait : « Les écoles catholiques parmi , selon leur | » bres de la mission, seraient capables de para- | » les Maoris sont trs bien tenues. Elles font maitres, les | |» lyser les efforts d'un collège entier d'apôtres. » | » honneur au zèle de l'évêque et de son er de leur | Les choses étant ainsi, on comprend de quel | » clergé (1), » eentyran. | | œil les Rév. ministres virent arriver à la Nou- En 1860, au bout de 20 ans, on comptait près | | |

ivernement de 40.000 Maoris catholiques. L'insurrection

ches et si | w c'étaient des concurrents génants et des témoins | de 1860, les massacres qui en ont été la suite, ique, qu'ils <> fâcheux. A tout prix, il fallait s'en débarrasser. la haine implacable que les naturels ont conçue <> s;abusant | | Rien ne fut épargné pour cela On fit entendre | contre la religion de leurs oppresseurs, les Vil'ignorance | | aux naturels qué, si les prêtres catholiques par- sages pâles, toutes ces causes réunies ont arrêté

urs terres, | | venaient à s'établir dans le pays, ils les égorge- | l'œuvre de la conversion des indigènes et réduit He d'iné | | raient ou, au moins, les chasseraient en masse | leur nombre aux environs de 10.000.

artements, | | de la contrée, A l'instigation de ces messieurs, C'est surtout parmi l'élément colonial que la chidiacre, | | les chefs zélandais écrivirent au roi d'Angle- | véritable foi était appelée à se développer. En lques mou- | | terre 14 Nous avons appris que la tribu des 1844, les îles de l'Océanie furent détachées du

rre. Jamais | ee . Français est proche. Ils viennent Pour s'em- | vicariat de la Nouvelle Zélande. En 1848, les onté, | | D parer de notre pays, C'est Pourquei nous | progrès de cette dernière mission permirent d'y tallés 4 la | = prions V, M. de nous défendre contre ces fé- ériger deux sièges épiscopaux : Auckland et | latérent de » roces pirates. } Wellington. Dès lors le travail apostolique com- <?

ritannique ces monsondamné à s de terre ; icore beau, 00 arpents inistres du d'en conit, dans un « Les mis-

interrogaet ils recetions qu'on

roprier les il, que les prédicants, n, dans un termes, au : € Je suis de trouver, protestante , en impu- IX qui sont la mission pour ivrome encore

e la Nouvelle-

nde, 1859.

Quand les Maoris virent débarquer, à la baie des Iles, deux ou trois pauvres prêtres, sans armes, sans argent, sans marchandises, quand surtout ils eurent appris d'eux qu'ils n'entendaient rien au commerce et ne voulaient se livrer à aucun trafic, la terreur fit bien vite place au mépris. € Aux yeux des Maoris, écrit » gravement un ministre, un grand commerce > seul rendre spectable, Les naturels, voyant que » les prêtres papistes n'apportaient ni argent, ni » marchandises, ne furent pas d'abord portés > pour eux, »

Il oublie de dire que ses collègues et lui s'appliquèrent de leur mieux à entretenir ces idées défavorables ; un d'eux s'oublia jusqu'à donner à son chien le nom du vicaire apostolique, Mgr Pompalier, Tels étaient les procédés évangéliques de ces Messieurs.

Pendant plusieurs années, la situation de la mission catholique demeura donc très précaire, Le petit nombre des ouvriers apostoliques, l'étendue de la mission, qui embrassait la moitié de l'Océanie, la pénurie de leurs ressources, ne permirent pas d'abord de développer leurs œuvres,

Néanmoins la manière de vivre humble et désintéressée des missionnaires catholiques, leur patience et leur zèle ne tardérent pas à leur attirer le respect des indigènes et la bienveillance des rares étrangers établis alors dans la

mença sérieusement, pour ne plus s'arrêter jusqu'à nos jours.

Au bout d'un demi-siècle, la province ecclésiastique de la Nouvelle-Zélande compte un archevêché, Wellington, et trois suffragants, Auckland, Dunedin et Christchurch, avec 88.200 catholiques, sur une population totale de 595.379 habitants, plus environ 40.000 sauvages. C'est le septième de la population totale.

Telle est la situation actuelle de l'Église catholique à la Nouvelle-Zélande. On peut dire, sans exagération, que cette situation est bonne et permet de bien augurer de l'avenir. L'esprit général est excellent et parait sincèrement revenu des préjugés sectaires du passé, Les catholiques sont généralement bien vus de leurs concitoyens protestants, et la paix confessionnelle règne dans le pays.

Du reste, la population paraît plu. religieuse et moins adonnée aux préoccupations du lucre qu'en Australie, Comme dans la plupart des pays protestants, le repos du dimanche est rigoureusement observé, le blasphème est puni par la loi, et il est très rare que la religion soit attaquée dans les feuilles publiques. Nos catholiques font généralement honneur à leur foi; ceux qui ne pratiquent pas sont la très infime exception, et comme le nombre des prêtres est malheureusement encore très inférieur aux besoins des popu-

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