‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 406 sur 478 · I, — FRANCE ET COLONIES · texte numérisé non relu

I, — FRANCE ET COLONIES

De 1822 à 1831 la Fr. a donné 1.764.696f.83.

De1832à 1841 8.025.928 72, En plus 6 261.221.89 De 1542à 1851 19.064 863 48 » 11.038 834.76 De 1852 à 1861 27.833.660 59 8.768 797.11 De 1862 à 1871 34.501.034 82 6.667.374.23 De 18721881 40.546.771 24 6.048.730 42 De 1882 à 1891 42.331.209 62 1.781.438 38

Total en 70 ans : 174071.165 30 > 1.781.438 38,

On voit que la France catholique, qui fut le berceau de l'œuvre de la Propagation de la Foi, tient à honneur de garder son rang de fille aînée de l'Eglise, puisqu'elle fournit, à elle seule, les deux tiers du budget de l'Apostolat. Depuis 1822, date de la fondation de l'œuvre, celle-ci n'a cessé de progresser en France, même après la perte des deux diocèses d'Alsace et de

Lorraine, même dans ces dix dernières années, si calamiteuses pour l'Eglise chez nous. Néanmoins ce progrès continu menace de s'arrêter et même de décroitre dans certains diocèses. Est ce que le chiffre moyen de 4.200.000 francs, auquel nous nous tenons depuis dix ans, est le dernier terme où puissent s'élever la charité et le zèle des catholiques français? En ne tenant compte que des cotisations annuelles, ce chitfre représente 1.600.000 souscripteurs ; mais il est certainement trop élevé, car il faut tenir compte des dons particuliers qui viennent, chaque année, grossir le total. C'est donc à peine un million et demi d'associés, sur une population catholique totale de 35,200,000 d’âmes. Est-ce que la France chrétienne et zélée pour la propagation de l'Evangile est représentée là tout entière? Non, il y a encore, dans un grand nombre de diocèses, trop d'excellents catholiques qui se tiennent à l'écart, faute d'avoir suffisamment réfléchi à la grandeutilité de l'œuvre. L'Angleterre, avec une population protestante de 25,000.000 d'âmes partagées entre des centaines de sectes, fournit annuellement plus de 25,000,000 de francs à ses colporteurs de Bibles, sur l'argent gaspillé pour pervertir les âmes.

Ne nous arrêtons donc pas avec trop de complaisance sur nos premiers succès. Ce n'est qu'un début, et si nous voulons égaler le zèle des enfants de Bélial , il faut que chaque catholique pratiquant, (ils sont encore, grâce à DIEU, nombreux parmi nous), se fasse honneur d'offrir chaque semaine le sou de l'A postolat. Quel est l'ouvrier, le paysan, la pauvre femme du

peuple qui ne saurait trouver, dans sa foi et sa charité, cet humble sou? Multiplié par l'amour, le sou hebdomadaire de l'Apostolat ne tarderait pas à fournir, pour la France seule, la somme de vingt millions,

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