IX. Mission d'Arménie. ..,.. o o
X. Vicariat apost, d'Arabie... o 200 1,500 » Total. ..,, G.cco 17.800 36.868 Latins.
Emma msn Mgr Louis de
Capucin, évêque titulaire de Maroc, préfet
$C IL. — RIT GREC MELCHITE. be
JAI toutes les communautés de rits unis,
l'Église ( irecque Melchite occupe incontes- &, non par son imporses Souvenirs, et
développement considérable de
Gonzague Lasserre,
apostolique à Aden.
l'Eglise grecque schismatique , qui étend son
influence en Grèce, en Turquie e peuples slaves, en sorte qu'elle ne moins de 00.000.000 d'adhérents, en I
SUrNOM à la protection déclarée que
Marcien accorda aux catholiques ,
t chez tous les compte pas
urope, Asie et en Afrique.
Les Grecs Melchites (royaux) doivent leur l'empereur pour faire
san
nca nt
recevoir par tout l'empire les décrets du Concile de Chalcédoine contre les Eutychéens. Dans leur dépit, les hérétiques donnèrent aux catholiques l'épithète de royaux, qui leur resta, et servit plus tard à les distinguer d'avec les schismatiques.
Il est inutile de revenir sur la grande division opérée, au IX° et au Xx€ siècle, par Photius et Michel Cérullaire entre les deux Églises latine et grecque, schisme déplorable, qui à persévéré jusqu'à nos jours, et qui, déchirant la robe sans couture du CHRist, a livré l'Orient aux fils de Mahomet, et arrêté, pour de longs siècles, la marche triomphante du christianisme vers la haute Asie. Il n'est pas douteux que, sans cette fatale séparation, le monde entier serait chrétien à l'heure actuelle, Si l'Islamisme eût trouvé à Constantinople une Église fermement attachée au ciège de Pierre, jamais le Turc ne se fût installé en Europe ; depuis longtemps les Lieux Saints seraient aux chrétiens, et le Croissant, reculant devant la Croix, eût été refoulé dans les déserts de l'Arabie et dans les profondeurs de l'Afrique.
Et à l'heure présente, quelle différence dans la destinée des nations chrétiennes, si le schisme n'existait pas, et si la Russie, la péninsule des Balkans, l'Asie-Mineure étaient catholiques ! Quelle force pour la vraie civilisation n'aurait pas l'alliance féconde de la Russie et de la France, unies dans la même foi et les mêmes aspirations! En Occident, la Révolution serait arrètée du coup, et l'hérésie protestante trou verait devant elle, en Orient, une force capable de la faire reculer. Au lieu de cela, quel spec tacle plus lamentable que celui de cet Orient, où tous les efforts sont divisés, où, sous les yeux du Turc, les peuples chrétiens se disputent la suprématie, Églises contre Églises, patriarches contre patriarches, évêques contre évèques !
Est-ce là travailler à l'œuvre du Cnrisr ? Est-ce là réaliser le vœu supréme de JÉSUS mourant € O mon Père, que mes disciples soient unis, comme vous et moi, mon Père, nous sommes unis! » Une foi, un baptème, une Eglise : voilà l'œuvre du divin Rédempteur, Au lieu de cela,
que voyons-nous
Unité Catholique, partout des Églises nationales;
car le schisme n'a pu retenir sous sa main Île
riche héritage qu'il avait enlevé à l'Eglise ro-
En dehors de la grande
maine, Actuellement, le patriarche de Constantinople ne range pas, sous sa houlette déshonorée, plus de rois millions de brebis. Église russe, Église roumaine, Église serbe, Église d'Athènes, toutes les nationalités grandes ou petites de l'Orient, à peine constituées politiquement, ont tenu à se constituer en Églises nationales, indépendantes du Phanar. C'est le triomphe du particularisme sur l'esprit catholique, c'est le développement, non prévu et pourtant inévitable, du principe posé par Photius en se séparant de l'Église romaine. Au lieu de l'unité voulue par le Cnrisr, vous avez la division ; et la division, c'est l'éparpillement de toutes les forces vives du christianisme ; voilà pourquoi, après dix-huit siècles d'apostolat, plus des deux tiers du globe ont encore échappé à l'action du christianisme, puisqu'on compte seulement quatre cents millions de chrétiens contre un milliard d'infidèles.
Cet odieux esprit de particularisme a toujours dominé en Orient ; mais c'est surtout dans l'Église de Constantinople qu'il s'est affirmé. Bien que la foi soit restée identique au fond, et que l'Église latine ait toujours accepté Îles différences de discipline entre l'Orient et l'Occident, rien n'a pu triompher de l'obstination schismatique des Grecs. Malgré les tentatives de rapprochement opérées au concile de Lyon (1275), et au concile de Florence (1439), malgré les souvenirs de tant de Pères, de Docteurs, de Martyrs, vénérés en commun par les deux Églises, maluré la liturgie de l'Église orientale, toute remplie de témoignages en faveur de la suprématie du siège de Pierre, l'esprit de schisme a toujours prévalu dans l'Église de Constantinople, et, à la fin, ce clergé avili et simoniaque & Plutôt le turban de Mahomet que la tiare du Pape!» Hélas!
s'est écrié tout d'une voix
depuis trois siècles et demi que ce vœu sacrilège est exaucé, les malheureux auraient eu le temps de reconnaitre leur erreur. Rien n'indique cepen dant jusqu'à présent que le successeur de saint Chrysostome, devenu la créature et le jouet du ministre du sérail, ait ouvert les veux à l'évidence, Le dernier appel paternel que Pie FX lui
adressa à l'époque du concile du Vatican a été
reçu avec le même orgueil systématique, avec le
même dédain glacial que les appels précédents, Mais ce particularisme national, si vivace
anholise lise ou litiises hoet 'holieu z la de oil plus jé à seuntre
)urs lans mé, nd, les tion s de yon loré
de oli- Jute pré- 16 a tanque ‘ban Jas !
lège mps pen saint te du "évi- \ lui
été
EC le
nts,
vace
ni A 2 . . manne M 4e cas
Cr
encore à Constantinople, n'existe pas au même degré dans les autres patriarcats d'Antioche, de Jérusalem et d'Alexandrie. La, le schisme n'a été qu'un accident, dû surtout à l'influence prépondérante de l'Église impériale,et aussi à l'isolement d'avec Rome, à la difficulté des communications , pendant le moyen âve, entre ces Églises envahies par l'Islam et Je centre de l'unité. Il y eut toujours dans ces Églises de nombreux catholiques ; beaucoup d'évêques restérent unis au siège apostolique, et, dans le patriarcat d'Antioche, en: particulier, il est certain que, jusqu'en 1724, un grand nombre de ses titulaires reconnurent la suprématie du Pontife romain. C'est là un point d'histoire ecclésiastique trop peu connu en Occident.
L'année 1724 vit consommer le schisme de l'Église d'Antioche, Depuis plusieurs générations de patriarches, le siège d'Antioche était occupé par des prélats catholiques ; la plupart des évêques du patriarcat étaient catholiques, ainsi que leur clergé et leur peuple, L'ambition d'un misérable fit prévaloir le schisme. En 1724, un patriarche catholique, Cyrille IV, ayant été élu, selon l'usage, par les évêques de sa nation, un diacre, qui convoitait la place, se voyant frustré dans ses désirs ambitieux, se rendit à Constantinople, et promit au patriarche schismatique d'entrainer toute sa nation dans le schisme s'il était élu. Il fut aussitôt sacré et intronisé en qualité de patriarche d'Antioche, avec l'aide du gouvernement ottoman, acheté à prix d'argent. Le patriarche légitime fut exilé par ordre de la Porte, L'intrus tint fidèlement la parole qu'il avait donnée d'entrainer son Église dans le schisme, Muni du bérat impérial, il Sempara de tous les biens-fonds de la commu nauté melchite, chassa de leurs sièges les évêques fidèles, les remplaça par des schismatiques, et, pendant près d'un siècle, on put croire que c'en était fait de l'Église grecque catholique en Orient.
Il n'en était rien cependant. Cachés dans des retraites inaccessibles, Cyrille et ses successeurs avaient continué de diriger dans l'ombre Cette Église désolée, qui comptait encore, au commencement du xIX siècle, environ 20.000 fidèles, La Providence allait lui venir en aide, en lui suscitant un homme d'une intelligence et d'une vertu supérieures, Mor Maximos Mazlum,
| qui avait fait ses études à Rome et en France, | I fut élevé en 1833 sur le siège patriarcal | d'Antioche par tous les évêques de son rite.
| Les circonstances politiques le favorisèrent, Les Turcs venaient d'être chassés de la Syrie par le fameux Ibrahim-Pacha, Le nouveau patriarche parvint à se faire reconnaitre en cette qualité par Ibrahim, et, en 1834, il rentrait solennellement dans la vieille résidence des patriarches d'Antioche, à Damas, dont ses pré-