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Taprobane, son la Perle , par saint mission, le 1 qui devait À Manaar, ibres de Ja i de Jaffna, lique. Grâce cations des aristianisme de 90 ans, en 1634, on ques à « oÿ= maritimes,
Mais, pendant plus d’un siècle et demi, de 1634
à 1796, une persécution implacable vint arrêter
l'essor du catholicisme.Les Hollandais expulsèrent
les missionnaires, en firent mourir plusieurs, et proscrivirent impitoyablement l'exercice du culte catholique. La vraie foi vivait néanmoins au fond des cœurs. Deux Oratoriens de Goa, les PP, Vaz et Gonzalès, bravant la mort, cachés au fond des forêts impénétrables de l’île, avaient entretenu et conservé le feu sacré dans l’âme de ce peuple, et
quand les Anglais s'emparèrent de l'île, en 1706,
on découvrit avec surprise qu’en dépit des per-
sécutions, il restait encore
L’Angleterre, après dix ans d'hésitations, leur rendit, en
1806, la liberté religieuse, et
le catholicisme reprit son essor
à Ceylan, mais les commencements furent difficiles ; on manquait de prêtres, et surtout de bons prêtres. Jusqu'en
1836, la mission fut aux mains
d'une vingtaine de Goanais.
J'ai dit plus haut ce qu’étaient la plupart des prêtres, Ils trouvaient devant eux un essaim de ministres protestants, richement rentés, habiles, instruits la plupart, tous parfaits gentlemen et ardents à la perversion des catholiques. La lutte était par trop inégale, Déjà les protestants avaient attiré dans leurs écoles, les seules qui existassent à Ceylan, la majorité des enfants catholiques ; la presse et des milliers de brochures répandaient peu à peu dansles familles le venin de l'hérésie. I]
était temps d'aviser. Les catho-
liques, qui avaient résisté à la
persécution sanglante, allaient
se laisser prendre aux séduc-
tions doucereuses de l'hérésie.
Grégoire XVI comprit le danger, et, en 1836, il érigea la mission de Ceylan en Vicariat apostolique, Pour ménager la transition, il choisit les premiers vicaires apostoliques dans le clergé indigène, mais en leur donnant des coadjuteurs européens. En 1843, Ceylan comptait 86.837 catholiques.
En 1845, le vicariat de Jaffna fut détaché de celui de Colombo, et confié aux Oratoriens d'Italie. Pour assurer l'avenir de la mission, le vicaire apostolique, Mgr Bettachini, demanda, en 1547, le concours des Oblats de Marie. A leur arrivée à Ceylan (1848), le chiffre total! des catho: liques de Fîle s'élevait à 113.210,
En 1857, Mgr Séméria, premier vicaire apos-
Oblat de Mariede Mgr Bonjiean, aujourd’hui archevêque de Colombo.
des écoles chrétiennes ra:n
L'ÉGLISE CATHOLIQUE DANS LES INDES, 137
tolique de la Congrégation des Oblats, prit la direction du vicariat de Jaffna ; celui de Colombo resta aux Italiens,
Enfin, en 1883, un troisième vicariat fut érigé à Kandy. Les Italiens s'en chargèrent, laissant le vicariat de Colombo à Mgr Bonjean, des Oblats de Marie.
Lorsque la hiérarchie fut établie aux Indes, l'ile de Ceylan forma une province ecclésiastique : archevéché, Colombo, avec deux évêchés suffragants, Jaffna et Kandy.
Enfin par brefs, en date du 14 juillet 1892 et
MGR MÉLIZAN, Immaculée, évêque d'Adrana ÿ# Partibus, coadjuteur
du 25 août 1803, Sa Sainteté Léon XIII a constitué ainsi la province ecclésiastique de Ceylan :
1° L’archevêché de Colombo, aux Oblats de Marie-Immaculée :
Personnel : 1 archevêque, 64 missionnaires Oblats, 3 prêtres séculiers européens, 6 prêtres indigènes,
Communautés religieuses : Oblats de Marie, 64 prêtres, 3 scholastiques, 3 frères lais ; frères iciat ; frères indi-
3 Fo Li gènes de Saint-Vincent de Paul, 10 ; total 94
religieux ; 14 sœurs du Bon Pasteur; 15 sœurs
i leique province de Belgique,
de la Sainte-Famille ; 24 sœurs franciscaines, missionnaires de Marie; 12 Petites sœurs des Pauvres ; 83 sœurs indigènes de Saint-François- Xavier ; 45 sœurs indigènes de Saint-Pierre ;
total 192 religieuses,
Œuvres : 262 églises ou chapelles ; 1 séminaire, 30 étudiants ; 4 maisons d'éducation secondaires, jeunes gens, 1.400 élèves ; 4 pensionnats, jeunes filles, 1.088 élèves ; 297 écoles paroissiales,
20.551 élèves ; 3 orphelinats, 324 enfants ; 1 mai. son de secours, vieillards, 90 pensionnaires.
Le gouvernement angiais a confié aux sœurs franciscaines de Marie le grand hôpital de Colombo, et celui de Kurunégala aux sœurs de la Sainte-Famille.