‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme]Chapitre 133 sur 404 · CHINE, FAÇ:DE DE · texte numérisé non relu

CHINE, FAÇ:DE DE

çais, de deux Laziristes, de neuf Sœurs de charité? Presque chaque année, des chrétientés sont détruites, des églises pillées, des missionnaires tués ou blessés, des chrétiens mis à mort ; et, quand la France réclame contre tant d'infamies, on lui répond par un #emorandun insolent (1872), rempli de calomrmies contre les missionnaires et leurs œuvres, et le chef de l'ambassade envoyée à Paris pour excuser les massacres de Tien-tsin, est celui-là mème qui a tout dirigé et dont les mains son‘ “core teintes du sang de nos nationaux.

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LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIXMme

LA CATHÉDRALE DE L'IMMACULÉE-CONCEPTION A PÉKING ; d’après une photographle,

Certes, je rends pleine justice au zèle de nos consuls et de nos ambassadeurs. Presque toujours, ils nous ont prêté un concours chaleureux et loyal, même ceux qui, n'ayant pas le bonheur d'être chrétiens, semblaient mal préparés, par leurs antécédents, à défendre, en Chine, la religion qu'ils avaient persécutée en Europe. Presque toujours, la haine du sectaire s’est tue devant l'honneur national, et tel qui avait expulsé les Jésuites de France, s'est proclamé leur ami et leur défenseur à Péking. Ce n'est donc pas le zèle de nos agents diplomatiques que j'accuse : c'est leur impuissance que je constate, A tort ou à raison, la Chine ne veut pas de la civilisation européenne ; ce qu'elle repousse dans le christianisme, c'est l’envahissement de l’Europe. Séparons donc nettement la question religieuse de la question politique.

Je n'ai pas soin d'avertir ici que c'est une opinion strictement personnelle que j'énonce ; je n'ai aucun mandat pour parler au nom des missions, et je sais que, parmi les missionnaires, les avis sont partagés à ce sujet. Maï:, parce que ma conviction est parfaitement établie là-dessus, j'ai cru pouvoir user sans inconvénient de la liberté que l'Eglise laisse à chacun d'exposer et de défendre, avec modération, toute idée honnête.

Il me semble, d’ailleurs, que les derniers événements sont de nature à confirmer ma thèse. À l'occasion de la guerre récente entre la France et la Chine, toutes nos missions se sont trouvées compropl mises par des représailles. C'est alors que le Vicaire de JÉSUS- CHRIST prit l'initiative d'écrire à l'empereur une lettre touchante pour lui recommander ses sujets catholiques. Cette noble démarche du Souverain Pontife fut parfaitement accueillie à Péking, et nos missions lui doivent peut-être d'avoir évité les derniers malheurs.

L'empereur a manifesté, à cette occasion, le désir d'entrer en relations directes avec le chef de lÉgl'ise, et d'avoir un nonce à Péking. Léon XIIT est entré avec joie dans cette pensée et ne s'est arrêté que devant l'opposition politique de la France, jalouse de conserver ce protectorat des Missions catholiques, qui est son honneur et sa force en Orient, Mais la question n'est que réservée, et l'on y reviendra, Je crois être aussi patriote qu'un autre, mais i'aime l'Eglise plus que tout, et je désire, je l'avoue, la voir faire elle-même ses affaires, En traitant directement avec le gouver-

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a nement chinois, elle lui fera Comprendre plus faci- qu'en 1860, À cette époque, Mgr Mouly, vicaire lement que son unique but, en ce monde, est de apostolique, en reprit solennellement possesprêécher l'Évangile et d'ouvrir son vaste empire à | sion Par un Ze Deum chanté en présence des la foi. Le jour où le Souvernement chinois sera ambassadeurs de France et d'Angleterre et de bien convaincu de cette vérité, la prédication l'armée alliée, qui venait de prendre Péking et apostolique ne rencontrera plus devant elle les d'imposer à la Chine un traité garantissant défiances politiques et les persécutions qui l'ont | « ésormais, au moins sur le papier, la liberté reliplus où moins paralysée jusqu'ici,

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Pour exposer, en quelques traits rapides, la

situation du Christianisme en Chine toutes les missions en cinq groupes :

tentrionale, Chine centrale, Chine orientale, Chine occidentale, Chine méridionale,

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