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PREMIER GROUPE, MISSIONS DU NORD DE LACHINE

D N 1800, nous trouvons, dans la H Chine septentrionale, l'évêché portugais de Péking, érigé en 1690, ct la mission des Lazaristes, qui ont remplacé, en 1774, les Jésuites proscrits, Le nombre des chrétiens répandus dans les provinces du nord s'élève À 55.000. Malheureusement les Lazaristes sont trop peu nombreux pour un si vaste territoire, et la ruine de leur noviciat va, pendant près d'un demi-siècle, arrêter le recrutement de leurs membres et paralyser leur zèle, À Péking, la situation est loin d'être favorable, Les missionnaires, tolérés à la cour uniquement er qualité de savants, sont surveillés de près, pour les empêcher de communiquer avec l'intérieur de l'empire, Le but du Souvernement chinois est de les réduire aux seules OCCupations scientifiques. Cette position humiliante et précaire valait pourtant mieux pour la religionque l'expuision totale, C’est pourquoi les Lazaristes s'y résignaent ; Mais ils étaient à la merci du moindre incident, En 1806, là découverte des cartes géographiques envoyées en Europe, amena un cdit de persécution : le P. Adéodat, religieux Augustin, fut condamné avec plusieurs chrétiens À l'exil perpétuel en Tartarie, En 1812, nouvel édit de persécution : tous les missionnaires de Péking sont renvoyés en Europe, à l'exception de trois, qu'on voulut bien conserver en qualité de mathématiciens, Cependant l'évêque portugais de Péking obtint, à force d'instances, de rester de ses prêtres : mais tout s'acheminait à l'expulsion définitive. A la mo “ernement chinois défendit qu'il fût remplacé R cathédrale avec tous les Ctablissgments religieux de la mission, demeura abandonnée jus-

Chine sep-

belge de Scheutveld

gieuse,

: En 1820, les missionnaires n'avaient plus de JE partagerai | situation officielle en Chine. P

les Lazaristes, établis à Sivan,

D) | MGR H\MEr, de la Congrégation » Premier vicaire apostolique de Kansou.

de la Tartarie, n'en continuèrent pas moins à travaille: en secret À l'œuvre de la prédication, et "ui travail fut béni de Dieu. Bientôt, il fallut songer à multiplier les centres des missions,

En 1838, la Sacrée-Congrégation détacha du diocèse de Péking, le Leao-tong et la Mantchourie, érigés en vicariat apostolique, confié à la Socicté des Missions Etrangères de Paris, En 839, création du vicariat apostolique du Chantong, qui fut donné aux Franciscains, En 1840, la Mongolie fut érigée en vicariat apostolique

roscrits par la loi, sur les frontières

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desservi par les Lazaristes jusqu'en 1865, et donné, à cette époque, à la nouvelle Société des Missionnaires belges. Enfin, en 1856, l'évêché de Péking fut supprimé et remplacé par trois vicariats apostoliques : Pé-tchély nord (Péking), Pétchély ouest et Pé tchély sud-est. Les deux premiers vicariats demeurèrent aux Lazaristes, et le troisième fut confié aux Jésuites.

Tout récemment, Léon XIIT a fait encore de nouvelles divisions. En 1878, le Kan-sou, détaché du Chan-si, fut érigé en vicariat et donné aux Missionnaires belges de la Mongolie En 1883, la Mongolie, à cause de sa vaste étendue, fut par-

tagée en trois vicariats : Mongolie centrale, occidentale et orientale. Ces trois missions sont demeurées aux Missionnaires belges. La même année, le vicariat unique de Chan tong fut partagé en deux, puis en trois :

Chan-tong nord et Chan-tong est, aux Franciscains. Chan-tong sud, aux missionnaires de Steyl.

Le nombre des chrétiens a grandi en même temps que celui des missions.

ÆFn 1800 :

Evêché de Péking : prêtres portugais et Lazaristes ; ? missionnaires ; ? prêtres indigènes, Environ 66.003 catholiques.

MGR VERROLLES, des Missions Étrangères de Paris, vicaire apostolique de la Mantchourie,

| gènes, 40.700 catholiques.

11 vicariats apostoliques, plus 1 mission ([li), 11 évêques ; 200 missionnaires ; 89 prêtres indigènes ; 1.149 églises ou chapelles ; 169 424 catholiques.

Ainsi, en, moins d'un siècle, le chiffre des missions du Nord de la Chineest monté de ## à douze, et celui des chrétiens a plus que #riplé.

Voici maintenant le détail de ces missions :

I. — Le vicariat du Pé-tchély septentrional (Péking) est le plus important du groupe par sa situation politique. Le vicaire apostolique réside naturellement à la capitale. Il y a, à Pékin, 5 belles églises. La cathédrale, à la de-

. mande de l'empereur, qui a donné une indemnité, vient d’être rebâtie sur un autre emplacement que l’ancienne, que l'on trouvait trop près du palais. La mission possède à Péking 1 grand séminaire, 12 élèves ; 1 petit séminaire, 36 élèves ; 1 collège chinois, 100 élèves. Il y a, dans la mission de Péking, 190 églises ou chapelles et t1I1 oratoires, 2 maisons de Sœurs de charité : à Péking, orphelinat, hôpital et dispensaire ; à Tien-tsin, hôpital et dispensaire. Depuis le massacre de Tien-tsin, provoqué par les calomnies des lettrés contre l'Œuvre de la Sainte-Enfance, l’orphelinat de Tientsin n’a pas été rouvert.

Les Sœurs chinoises de Saint-Joseph (noviciat à Péking) tiennent les écoles des chrétientés.

Les religieux de la Trappe ont fondé, il y a quelques années, un couvent dans la mission de Péking.

23 Lazaristes européens, 24 prêtres indigènes, 38.640 catholiques.

II. — Le vicariat du Pé-tchély occidental possède 278 églises ou chapelles, 2 séminaires, 28 élèves, plusieurs orphelinats, 1 maison de Sœurs de charité. Le vicaire apostolique réside à Tchintin-fou, l’ancienne capitale, du temps des Min.

13 Lazaristes européens, 16 prêtres indigènes, 28.740 catholiques.

III. — Le vicariat apostolique du Pé-tchély sud est appartient aux Jésuites. Le vicaire apostolique réside à Tchang-kia-tchiang, où les Pères ont un beau collège chinois, d’où sont sortis plusieurs gradés. Une imprimerie est annexée au collège, avec un observatoire météorologique.

La mission a 63 églises ou chapelles, 437 oratoires, une école normale, où l’on forme des maîtres d'école et des «atéchistes ; plusieurs prêtres chinois sont même sortis de cette maison ; 168 écoles fréquentées par 1 800 enfants et G orphelinats.

41 missionnaires européens, 10 prêtres indi-

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IV. — Le vicariat de Mantchourie et du Léaotong, à la Société des Missions Etrangères de

Paris, s'étend du golfe de Pé-tchély à la frontière russe, sur une étendue de 064.000 kilomèce vaste territoire : 153 églises ou chapelles, 3 séminaires, 47 élèves ; 106 écoles de chrétientés, 3.335 élèves. Malgré les rigueurs d’un climat sibérien, les Sœurs de la Providence de Portieux sont établies

tres carrés. La mission possède :-:

dans la mission,

Le vicaire apostolique réside à Ing-tse, port ouvert aux Européens, au fond du golfe de Pétchély,

30 missionnaires, 9 prêtres indigènes, 18.061 catholiques,

V, VI, VII, VIII — Les trois vicariats de la Mongolie et celui de Kan-sou ont été confiés à la Société des Missionnaires du Saint-Cœur-de- Marie, établie à Scheut, près Bruxelles, La mission de Mongolie comprend en outre le pays des Ortous et celui des Eleuthes, La Mongolie a 3:337.000 kilomètres carrés de superficie, soit un territoire six fois grand co:ime la France, sur lequel sont éparpillés environ 20.200 catholiques.

La disproportion est encore plus forte pour le Kan-sou, qui, sur un territoire de plus d'un wife lion de kilomètres carrés, ne possède encore que

deux mille catholiques, soit un catholique par |

cinq cents kilomètres carrés!

Cette immense étendue de territoire rend excessivement onéreuse et difficile l'administra. tion des chrétiens. Le district d’Ili, situé à l'extré. mité ouest du Kan-sou, était À deux mois de marche de la résidence épiscopale, Cet état de choses vient de décider le Saint-Siège à détacher du Kan-sou cette vaste région, pour en faire une mission séparée, confiée comme les quatre autres aux Missionnaires belges.

58 missionnaires, 15 prêtres indigènes, 23.300 catholiques.

IX, X et XI, — La province de Chan tong |

comptait, au siècle dernier, de nombreux chré-

tiens, partagés en 70 districts ; ce qui, en mettant une moyenne de 500 chrétiens par district, chiffre évidemment trop faible, donne un total de trentecinq à quarante mille chrétiens pour toute la province, Les persécutions de la fin du dernier siècle avaient à peu près ruiné cette mission, qui commence seulement à se relever.

Le Chan-tong septentrional, aux Franciscains, compte I vicaire apostolique, 14 missionnaires, S prêtres indigènes et 14.250 catholiques.

Le Chan-tong oriental, également aux Francis- Cains, compte 1 vicaire apostolique, $ missionnaires, 5 prêtres indigènes et 5.000 catholiques,

Le Chan tong méridional, qui fut érigé en IS85 en vicariat apostolique et confié aux mis. sionnaires de Steyl, compte 1 vicaire apostolique, 18 missionnaires, 2 prêtres indigènes et 2.733 | catholiques,

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