XIII — PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE DE SAN-FRANCISCO
Statistique.
Archevêché : San-Francisco, — 1 archevêque, 192 prêtres, 163 églises ou chapelles, 220.000 catholiques.
Evêchés : Monterey, — 1 évêque, 74 prêtres, 84 églises ou chapelles, 50.000 catholiques.
Sacramento, — 1 évêque, 43 prêtres, 77 églises ou chapelles, 25,000 catholiques.
Salt-Lake-City. — 1 évêque, 18 prêtres, 18 églises ou chapelles, 8,000 catholiques.
Total : 1 archevêque, 3 évêques, 327 prêtres, 342 églises es, 303.000 catholiques.
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La Californie fut, jusqu’en 1848, une des provinces du Mexique. A cette époque, les Etats-Unis s'en emprèrent, et sous leur active impu/sion, ce pays devint, en quelques années, un des plus riches de l'Union. Au dernier siècle, les Franciscains espagnols avaient évangélisé les sauvages de la Californie et les avaient réunis en Réductions prospères, à l'imitation du Paraguay. « Le » nom de la Californie, écrit Seemann (r), est à » jamais uni au dévouement désintéressé des » PP. Franciscains, » « Les Indiens sont très in- » dustrieux, dit, de son cÂté, le capitaine » Morell (2), soumis à leurs maîtres, » qu'ils considèrent comme leurs pères » et leurs protecteurs : en retour, ceux-ci » s'acquittent de leurs devoirs envers les » pauvres Indiens ave. beaucoup de » sympathie et d'humanité, Ils sont gé- » néralement bien vêtus, bien nourris, » possèdent des maisons et jouissent » d'autant de bien-être qu'ils en désirent.
» On prend le plus grand soin des » malades et l'on pourvoit avec attention » à leurs besoins. »
Aussi les Indiens se montrent recon naissants et dociles : « Ce n’est pas » simplement comme des pères et des » amis qu'ils considèrent les Francis.
» cains, écrivait Forbes (3), mais avec » un sentiment poussé jusqu’à l’adora- » tion. }
Comme au Paraguay, cette œuvre splendide fut anéantie par la méchanceté et la sottise des homraes. Après l’'émancipation des colonies espagnoles,la Franc- Maçonnerie, dominante au Mexique, jugea urgent de séculariser les missions, Comme toujours, la spoliation eut pour résultat la décadence immédiate de la prospérité matérielle et la rechute des sauvages dans la barbarie. Une statistique officielle, qui fut dressée en 1842, par ordre du gouvernement mexicain, montre bien ce que les Indiens ont gagné à être
émancipés de la tutelle de l'Eglise. Ce recensement donne la situation en 1834, sous l'administration des religieux, et en 1842, sous l'administration civile.
Donc il y avait :
En 1834. En 1842.
Indiens en villages 30.650 4.450
Bêtes à cornes 424.000 28,200 Chevaux et mulets 62.000 3.800 Moutons 521.500 31.600
Hectares en culture 70.000 4.000
C'était vraiment le triomphe du progrès et de là civilisation laïque sur la barbarie cléricale !
Ce n'était cependant pour les malheureux