‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme]Chapitre 199 sur 404 · TABLEAU GÉNÉRAL DE L'ÉGLISE DES ÉTATS-UNIS AU I JANVIER · texte numérisé non relu

TABLEAU GÉNÉRAL DE L'ÉGLISE DES ÉTATS-UNIS AU I JANVIER

+ Province de Baltimore, — 1 archevêque, 6 évêques, 1 vicaire apostolique, 594 prêtres, 736 églises vu chapelles, 341.100 catholiques.

II, Province de Boston. — 1 archevêque, 6 évêques, ns prêtres, 941 églises ou chapelles, 1.413.000 cathoiques,

III. Province de New-York. — 1 archevêque, 8 évéques, 1.700 prêtres, 1.265 églises ou chapelles, 1.880.000 catholiques.

IV. Province de Philadelphie — 1 archevêque, 4 évéep 895 prêtres, 768 églises ou chapelles, 835.000 cathoiques.

V. Province de Cincinnati. — 1 archevêque, 9 évêques, ms prêtres, 1.542 églises ou chapelles, 1.006.250 cathoiques.

VI. Province de la Nouvelle-Orléans. — 1 archevêaue, 7 évêques, 2 vicaires apostoliques, 495 prêtres, 719 égiises ou chapelles, 549.320 catholiques.

VIL. Province de Saint-Louis — 1 archevêque, 5 évéques, 531 prêtres, 620 églises ou chapelles, 325750 catholiques,

VIII. Province de Dubuque.— 1 archevêque, 4 évêques, 457 prêtres, 709 églises ou chapelles, 247.450 catholiques.

IX. Province de Chicago. — 1 archevêque, 3 évêques. 732 prêtres, 725 églises ou chapelles, 785.000 catholiques,

X. Province de Milwaukée. — 1 ‘archevêque, 3 évêques, 523 prêtres, 607 églises ou chapelles, 480.000 catholiques,

XI. Province de Saint-Paul. —- 1 archevêque, 5 évêques, 414 prêtres, 621 églises ou chapelles, 361.000 catholiques.

XII. Province de Santa Fé. — 1 archevêque, 1 évêque, 1 vicaire apostolique, 149 prêtres, 388 églises ou chapelles, 206.940 catholiques.

XIII. Province de San Francisco. — 1 archevêque, 3 évêques, 327 prêtres, 342 églises ou chapelles, 303 000 catholiques,

XIV. Province d'Orégon-City. — 1 archevêque, 4 évêques, 1 préfet apostolique, 173 prêtres, 224 églises ou chapelles, 116.600 catholiques.

Total : 14 provinces ecclésiastiques, 14 archevêques, 67 évêques, 4 vicaires apostoliques, 1 préfet apostolique, 2.362 prêtres, 10.207 églises ou chapelles, 8.850.410 catho-

iques.

Il faut maintenant étudier en détail chacun dé ces groupes de chiffres, afin de no”:: faire une idée exacte de la situation du catholicisme américain, en nous tenant, s'il est possible, à égale distance de l'enthousiasme et du dénigrement,

I. — Personnel. Sous ce rapport, on ne peut vraiment qu’admirer. Le développement hiérarchique de l'Eglise des Etats-Unis est magnifique et dépasse tout ce qu’on pouvait espérer. Là où existait, ily a cent ans, #» seul évêque, vous trouverez aujourd’hui guatorse provinces ecclésiastiques, partagées entre guafre-vingt-six titulaires, archevéques, évêques et vicaires apos-

toliques, Je doute que, dans l’histoire d'aucune Eglise, on rencontre un seulexemple d'un développement hiérarchique aussi prompt.

Et ces princes de l'Eglise des Etats-Unis sont des hommes d’une haute valeur intellectuelle et morale, Doués généralement de cet esprit d'initiative qui caractérise l'Américain, ils joignent, aux qualités du caractère national : l'énergie, l’activité, la connaissance des hc ames et la pratique des affaires, d'autres vertus plus rares que développe seul le catholicisme : l'abnégation, le zèle, le don complet de soi-même à DIEU et aux âmes. Aussi les protestants eux-mêmes sont fiers de leurs évêques, et, plus d'une fois, ils en ont fait l'éloge :

€ Qui peut oublier John Caroll, premier » évêque catholique de Baltimore, ou l'évêque y England (premier évêque de Charleston), » chéri et honoré par les hommes de toutes » croyances, pleuré encore dans le sud comme » un de ses plus nobles enfants (1)? » « En » voyant des hommes tels que Cheverus et » Matignon, écrivait une Revue littéraire de » Boston (2), comment douter qu'il soit possible » à la nature humaine d'approcher de l’'Homme- » DIEU par son imitation? » « Si New-York » est catholique romaine, écrivait en 1864 un » journal protestant de cette ville, c'est le génie » et l'énergie de l'archevêque Hughes qui l'ont » faite ce qu’elle est, >» Son successeur, Mgr Mac-Closkey, premier cardinal américain, devait le remplacer dignement. Il était siaimé de tous ses concitoyens, sans distinction de croyances, que son élévation à la pourpre romaine devint littéralement une fête nationale ; on fit accueil, dans toutes les classes de la société, aux envoyés du Souverain Pontife qui lui apportaient la barrette ; une souscription s’organisa pour offrir au Pontife, en souvenir, un magnifique diamant entouré de rubis, monté en bague ; enfin tous les journaux, sans distinction de nuances politiques ou religieuses, s’unirent pour reconnaître l’honneur que le Vicaire de JÉSUS-CHRIST venait d'accorder à la grande République, en faisant choix d'un de ses enfants pour le faire entrer dans le Sacré-Collège. Hélas ! que nous sommes loin chez nous de l'Amérique ! Ce n'est pas l'Atlantique seulement qui nous sépare, c'est tout:un abîme de préjugés et de haines.

Depuis longtemps, les noms des grands hommes de l’épiscopat américain ont traversé l'Océan et sont venus jusqu’à nous.

On connaît de réputation au moins, en France, le cardinal Gibbons, archevêque actuel de Baltimore et fondateur de l’Université catholique de Washington ; Mgr Ryan, archevêque de Philade!.aie, surnommé pour son éloquence le Monsabré de l'Amérique ; Mgr Ireland, archevêque de Saint-Paul, dont les journaux français de toutes

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