‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme]Chapitre 200 sur 404 · Le Magasin mensuel, juin · texte numérisé non relu

Le Magasin mensuel, juin

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nuances ont loué le caractère sympathique, lors de son dernier passage à Paris. On peut affirmer, sans exagération, que l'épiscopat des Etats-Unis n'a rien à envier à celi de n'importe quille

contrée,

Grâce à la liberté absolue dont ils jouissent là-bas dans le ;;youvernement de leurs Eglises, à entraves tyranniques, articles organiques, déclarations d'abus, éeneplacitum regium, dans lesquelles les gouvernements de la vieille Europe ont, depuis trois siècles, enchaîné

l'absence de ces

l'Eglise, les évêques des Etats-Unis se réunissent libresient en conciles pléniers et provinciaux, pour statuer en commun sui la situation toute nouvelle où se trouve le catholicisme américain, Bien des dispositions de l'ancien droit sont devenues inapplicables dans nos sociétés modernes ; des besoins nouveaux réclament, sur beaucoup de points, une législation nouvelle. Dans ces grandes assises, qui se tiennent régulièrement, selon les prescriptions du droit, les évêques, sous la direction supériere dx Vicaire de JÉSUS-CHRIST, organisent les nouvelles Eglises, et mettent la législation ecclésiastique en harmonie avec les nécessités du monde moderne. Hélas ! au lieu de déclamer contre l'esprit arriéré du catholicisme, que ne laisse t-on, dans notre vieille Europe, nos évêques se réunir librement, pour se concerter sur les besoins de leurs Eglises ! Inspirés de l'Esprit d'en haut, animés, quoi qu'on en

dise, des intentions les plus conciliantes

et les plus miséricordieuses envers la

société, ils auraient vite fait d'éclairer les

malentendus qui nous divisent, et de

trouver le remède aux maux dont nous

souffrons. Après tout, ces dispositions restrictives se Comprenaient encore, quand l'Etat faisait siennes les lois de

l'Eglise et veillait à leur exécution ; aujourd’hui, qu’a-t-il à y voir? Les évéques ont, comme tout le monde, le droit de se réunir et de se concerter ; leurs règlements n'obligent soumettent volontairement.

À côté des premiers pasteurs, les simples prêtres, Leur nombre s’est élevé, au cours de cc siècle, de trente à neuf mille trois cents. C'est beaucoup, et Pourtant ce n'est pas assez ; il faudrait aux Etats-Unis vingt mille prêtres, pour répondre aux besoins actuels des populations, et convertir ces millions de dissidents, qui forment encore les sept huitièmes de la population.

Pendant la première moitié du siècle, les Etats- Unis furent évangélisés presque exclusivement

par des missionnaires venus de la France, de l'Irlande, de l'Allemagne, du Canada

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Proportion plus faible, des autres Etats catho-

que ceux qui S'y Evêque de Vancouv

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liques. L'ans la seconde moitié du siècle, la situation s'est améliorée, et l'Eglise des Etats-Unis commence à avoir un clergé À elle, composé d’eñviron:trois mille -rêtres originaires du pays, Ce n'est pas assez, ne Eglise qui est sortie de l'état de mission doit régulièrement se suffire pour le recrutement de son clergé. Sous ce rapport, le Canada est bien plus avancé que les Etats-Unis, Cela provient, sans doute, du caractère indépendant et de l'esprit mercantile du Yankee, L'Eglise xige de ses prêtres l'esprit de

R CHARLES-JEAN SEGHERS, er, né à Gand (Belgique), le 26 décembre

MG

1839, massacré au cours d'une visite pastorale dans l'Alaska, le 28 novembre 1886.

Soumission et d’humilité ; elle n’a à leur offrir, en échange, que la pauvreté, le travail et la croix.

Cela ne saurait convenir à une race orguéilleuse et riche, qui place au premier rang de ses préoccupations le culte des intérêts matériels Dans le Parfum de Rome (1), Louis Veuillot écrivait en 1860 : « Le catholicisme américain est » américain comme tout le reste ; il donne peu à » l'Eglise, Malgré les collèges et les séminaires, » il faut que les prêtres viennent d'Europe. S'il

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