TINS
É IV, VICARIAT APOSTOLIQUE gypie, s COPHTES , forme DES Co . LE Les Cophtes sont les descendants des ÉGYPTE, Nr SONT C et se lexandrie; anciens chrétiens d'Égypte. Ils embras- D’après un dessin du R. P. Baron, des Missions africaines de Lyon, iège pour sèrent en masse, au VIe siècle, l’hérésie s, presque d'Eutychès, le monophysisme, qui ne reconnaît circoncision, et leur christianisme est mélangé ni nr. en JÉSUS-CHRIST qu'une nature et qu'une opé- | de beaucoup de superstitions, Depuis que l’ins- D à — ration théandrique. Mais, comme le déclarait | truction a commencé À se répandre parmi eux, le rétiennes, . dernièrement un des dignitaires de leur Église, laïcisme, qui est une des plaies des Eglises orienreligieux, { la différence entre les catholiques et nous au | tales, a fait de grands ravages dans leur commu- — Sœurs LS sujet du dogme n'est qu'une dispute de mots, » | nauté, oseph-de- Le point délicat, c'est la suprématie du Pape, On compte environ 500.000 Cophtes hérétiques omée, 14. que les Cophtes, comme la plupart des Orien- | en Egypte. C'est peu ; mais il ne faut pas oublier irs de la taux, refusent de reconnaître. D'après eux, tous | que les chrétiens d’Abyssinie reçoivent leur e-la-Déli- - les patriarches sont, au même titre, les succes- | Aouna, ou métropolitain, du patriarche d’Alex- Le at seurs de: apôtres, et aucun d'eux n'a de iuridic. | andei ] Ë
andrie. Le retour des Cophtes d'Égypte amè-
tion sur les autres : la seule supériorité de celui | nerait donc Presque inévitablement la conversion
nr nanas un ennemie
de l'Abyssinie, et ouvrirait à l'Église romaine les routes de l'Afrique centrale.
Les Cophtes n'ont pas contre le catholicisme la haine jalouse des Grecs ; les rapports entre le patriarcat et les missionnaires latins ont toujours été pleins de courtoisie. À plusieurs reprises, les Pères Jésuites ont été reçus par le patriarche, qui leur a même donné des fettres de recommandation pour visiter les monastères de l'intérieur. Néanmoins les Cophtes voient avec un véritable chagrin le retour des leurs à l'Église romaine, parce que ces conversions individuelles diminuent l'importance de leur nation; aussi font-ils tous leurs eïforts pour s'y opposer. Mais, si les prêtres catholiques de leur rite étaient plus nombreux, et qu'on pôt suffisamment éclairer l'ignorance du clergé et du peuple, la nation ne serait pas éloignée de revenir en masse au catholicisme.
La chose fut tout près de se faire en 1856.
«€ Quatre ans après la mort de leur dernier patriarche, écrivait Mgr Guasco, alors délégat du Saint-Siège, les Cophtes ne s'étaient pas encore entendus sur le choix d'un successeur. Dans l'impossibilité de se mettre d'accord, les évêques cophtes et les principaux de la nation résolurent à l'unanimité d'avoir recours à moi, pour le choix de leur patriarche. Je ne pouvais évidemment accepter une pareille mission si ce n'est dans le but d'arriver à une réconciliation entre Alexandrie et Rome. Il y a tout lieu de croire que j'eusse réussi, sans l'intervention des méthodistes, Ces hommes, qui n'avaient rien à voir dans cette affaire, et dont personne ne demandait l'avis, intriguèrent si bien avec leur consul, qu'ils persuadèrent au vice-roi d'Égy pte, turc de religion, de choisir un patriarche chrétien et de l’imposer aux Cophtes schismatiques (1). »
Ce n'était pas malheureusement la première fois, et ce ne devait pas être la dernière, que les intrigues de la politique humaine firent échouer le retour des Orientaux au catholicisme. Récemment encore, en voyant les efforts des Anglais pour s'implanter en Egypte, le Czar de Russie offrait au patriarche des Cophtes de le prendre, lui et sa nation, sous sa protection. En apprenant cette démarche, notre consul pressait nos missionnaires de multiplier leurs œuvres pour hâter le retour des Cophtes à l'unité. Les hommes les moins chrétiens comprennent, en effet, qu'il s'agit moins, pour les nations européennes, d’une affaire de dogme que d’une question d'influence. Il s'agit tout simplement d’arracher à la France sa clientèle catholique, pour substituer l’ascendant de la Russie et de l'Angleterre au nôtre, Mon Dieu, qui nous débarrassera de la politique !
Depuis le Concile de Florence, il y a toujours eu en Egypte un petit troupeau de Ccphtes-unis, C'est pourquoi, à côté de la préfecture apostolique de la Haute- Égypte, Pie VI, à la fin du