Mournel, Za 7ripolitaime et les routes du Soudan
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avec le Maroc, et leurs coriquêtes dans le pays y ont entretenu la haine du nom chrétien.
Fidèle à sa mission divine, l'Église catholique, à partir du mo en âge, n’a jamais manqué d’envoyer des apôti:s à ces populations infidèles.
, En 1220, saint François d'Assise ordonna à cing de ses premisrs disciples d'aller prêcher la foi dans l'empire du Maroc, ils furent aussitôt martyrisés. On sait que c’est leur glorieuse mort qui donna à l'Ordre séraphique saint Antoine de Padoue, -jaloux de marcher sur les traces de ces héros. Son pieux espoir fut trompé ; mais d’autres fils de saint François se succédèrent sans interruption sur cette terre inhospitalière et eurent l'honneur de l’arroser de leur sang. En 1234, Frère Agnellus arriva au Maroc, avec le titre de délégat apostolique et le caractère épiscopal. De 1234 à 1566 le siège épiscopal de Maroc fut occupé par une succession de pontifes martyrs. Il fut supprimé à cette époque, et la mission du Maroc demeura abandonnée jusqu’en 1636. Cette année-là le Franciscain Jean de Prado, encore honoré de nos jours comme patron de Tanger, arrosa de son sang la inission qu’il venait rouvrir, Depuis ce temps jusqu’au commencement du xIx: siècle, la mission franciscaine subsista, à travers mille
ersécutions ; mais en 1822, le sultan la confina
la seule ville de Tanger, et l’Église catholique ne fut plus représentée au Maroc que par un seul Franciscain de la province de San-Diégo (Andalousie),
€ Les folies révolutionnaires dont l'Espagne n'a pas su se préserver, écrivait un religieux français du même Ordre, ont été la cause de ce malheur ; et si la province de San-Diégo n'a plus la force de cultiver l'héritage que lui ont laissé ses pères, des ouvriers plus érergiques recevront du Saint-Siège son patrimoine abandonné. »
L'Espagne catholique entendit ce reproche et y fut sensible. En 1850, la mission du Maroc fut reprise par les Franciscains du collège de Compostelle, et dans le traité conclu, en 1862, entre le Maroc et l'Espagne, cette puissance fit insérer, comme condition de la paix, une clause formelle qui déclare que l'Évangile sera librement prêché dans toute l'étendue de l'empire,
En 1872, la mission du Maroc comptait déjà :
1 préfet apostolique, 27 missionnaires franciscains, dont 14 prêtres et 13 Frères lais, 3 stations et 1.170 chrétiens. Cette situation s’est encore améliorée depuis.
1895. — Personnel : 1 préfet apostolique, 52 missionnaires franciscains, 13 Sœurs du Tiers-Ordre de Saint- François,
Œuvres : 6 stations avec résidences : Tanger Tétuan, Casabianca, Larache, Mazagan et Mogador ; plusieurs missions, 4 églises paroissiales et 9 chapelles. :
9 écoles primaires, garçons, 299 élèves. 9 écoles primaires, filles, 344 élèves ; plus une école supérieure à Tanger, 12 garçons.
1 hôpital de 30 lits, auquel est annexée une école de médecine pratique, 8 élèves ; une école industrielle, 5 élèves ; r imprimerie hispano-arabe.
Population catholique en 1896 : 6.693 âmes.
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