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LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIXm SIÈCLE.
l'est, le vicariat apostolique du Bénin, au sud, l'Atlantique ; ses limites du côté du Nord demeurent indécises.
Le territoire appartenait jusqu'à ces derniers temps au roi du Dahomey et à plusieurs chefs indigènes. La France, l'Anglterre, le Portugal et l'Allemagne étendent .cur protectorat ' sur plusieurs de ces petits Etats La population totale de la préfecture dépasse 300 000 habitants, sur lesquels on compte 3.500 catholiques.
Le royaume du Dahomey est par excellence le royaume de Satan. Nulle part, en Afrique, on ne trouve de pareilles abominations et des rites plus effroyables. L’antique serpent qui fit tomber nos premiers parents, s’y fait adorer sous le symbole repoussant des serpents fétiches. Partout s'élèvent les temples de ces immondes reptiles, rendus sacrés par la superstition, et malheur au téméraire qui oserait frapper un de ces dieux ! Il serait immédiatement condamné à être brûlé vif. À côté du temple des serpents, s'élève le temp'e de la mort, dent la décoration est faite de crânes humains, La mort est, en effet, la grande divinité des Dahoméens. Chaque année, pendant plusieurs semaines, à l'époque des Grandes Coutumes, et aussi quand le roi vient à mourir, des centaines et des milliers de créatures humaines périssent dans des supplices effroyables, qui semblent inventés par l'enfer, tant ils dépassent la moyenne ordinaire de la férocité. A celui qui fut homicide dès le commencement, il faut des hétacombes de victimes humaines, et pour. y suffire, il faut faire des milliers de prisonniers, qui sont destinés à être immolés dans les sacrifices, Les rois du Dahomey ont donc fait de leur État une monarchie essentiellement militaire ; tout le monde est soldat, r.”" ne les femmes qui déploient dans les combats plus de férocité encore que les hommes.
Les razzias opérées dernièrement sur le territoire de Porto-Novo, dont la France a le protectorat, ont amené entre nous et le roi du Dahomey une guerre qui s’est terminée par la prise d'Abomey et l'occupation de tout le territoire.
Pendant plusieurs mois, le P. Dorgère, supérieu: de la mission, et plusieurs Français résidant à Whydah, furent retenus comme otages.
Maintenant que le pays est sous le protectorat de la France, il est à espérer qu'on ne reverra plus les horreurs du passé, et que nos missionnaires, qui ont semé, pendant trente ans, dans la stérilité et dans la souffrance, vont enfin recevoir la récompense de leurs longs travaux.
Voici la situation religieuse au 1er janvier 1896 :
Personnel : 1 préfet apostolique, 8 missionnaires européens, 7 catéchistes indigènes, 9 Sœurs des Missions Africaines de Lyon.
Œuvres : 3 stations avec résidences, plusieur” postes accessoires. 1 église ct 4 chapelies. 4 écoles, 7arçons, 265 élèves, 3 écoles, filles, 200 élèves. 3 orphelinats, 60 enfants. 3 pharmacies. Population catholique : 3.5c0.
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