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RELIGIEUSE TRAPPISTINE DE NATAL

D'après un dessin du R. P, Courtois.

tenir les missionnaires, auront suffi pour lui ouvrir le Ciel.

Après sa mort, ses quatre fils se partagèrent le Pouvoir et continuèrent à favoriser les missions catholiques établies sur le territoire, Tout récemment encore, en 1888, le second fils de Mohseh, en demandant la fondation de lu nouvelle mission de Bethléem dans son propre village, disait au Père : 4 Fais vite | les protestants me tracassent, et je veux en finir avec eux. »

Depuis 1804, la mission des Basütos forme une préfecture apostolique distincte, mais le vicariat de Natal est resté chargé de l’'évangélisation des Zoulous, Après un premier échec, en 1860, les

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missionnaires ont fait une tentative plus heureuse, en 1880, et fondé la station de Camperdown, qui compta bientôt 60 néophytes et 40 enfants dans les écules. Malgré leur haine de l'étranger, les Zoulous ont toujours témoigné le plus grand respect aux Romains, comme ils appellent les prêtres catholiques. Pendant la guerre de 1879, alors que tout le Zoulouland était en feu et que nul Européen ne pouvait s'y hasarder sans risquer sa vie, les prêtres catholiques pouvaient circuler sans être inquiétés. Le titre de Romain était pour eux un sauf conduit.

Bien que les Cafres résidant dans la colonie, corrompus au contact de l'Éuropéen, soient plus difficiles à convertir, le zèle du vicaire apostolique et de ses prêtres n'a pas reculé devant cet ingrat labeur. En 1885, on ouvrit à Oakford, près d'Urban, une mission de Zoulous, avec chapelle en l'honneur du Sacré-Cœur et écoles. Au bout de trois ans, on avait déjà obtenu 51 baptèmes d'adultes. Pour soustraire les Cafres aux tentations de la vie européenne, la mission a acheté en cet endroit huit cents hectares de terrain pour y installer un village chrétien, qui compte déjà 130 catholiques, vivant en paix sous la direction de leurs Pères spirituels. Le monastère des Trappistes, établi à Mariannhill dans une admirable situation +t qui ne mesure pas moins de 12.000 acres de terrain, forme encore un autre centre catholique, dans lequel les noirs nt initiés tout doucement au travail et, par le travail, à la civilisation.

Voilà ce qui s'est fait depuis guaranfe ans dans le vicariat apostolique de Natal pour la conversion des noirs ; mais là ne se bornent pas les travaux des missionnaires. La majorité de la population catholique est européenne, et ces catholiques, comme ceux du Cap, sont vraiment dignes de leur nom. « Rien de plus édifiant, écrit un missionnaire, que de voir chaque dimanche se presser dans les églises de la colonie des hommes de toutes nationalités et de toutes couleurs : Anglais, Irlandais, Hollandais, Français de Maurice, Hindous et Cafres. Dans les principaux centres, on prêche le matin en anglais et en français, et le soir on fait le catéchisme dans chacune des deux langues qui se parlent dans la colonie, »

Lors de la guerre de 1881 entre les Boërs et les Anglais, la mission de Natal eut soin d'envoyer des aumôniers auxiliaires dans l’armée anglaise. Ceux-ci n'ont eu généralement qu’à se louer de leurs rapports avec les officiers protestants, et ont éprouvé les plus donces consolations dans l’exercice de leur ministère auprès des pauvres soldats irlandais,

Voici la situation du vicariat de Natal en 1800 :

Personnel : 1 vicaire apostolique, 19 missionnaires de ia |

Congrégation des Oblats de Marie-Immaculée.

1 couvent de Trappistes à Mariannbhill, 140 religieux, —

60 religieuses Trappistines. — 33 Sœurs de la Sainte- Famille. — 9 Sœurs de la Sainte-Croix.

Œuvres : 12 stations : Pietermaritzburg, Urban, Mariannhil!, Oakford, Bluff, Saint-Michel, Opoléla, Einselden, tree à Kokstod, Umtata et Buntig ; plusieurs missions, 12 églises, 9 chapelles.

1 collège-séminaire à Pietermaritzburg, 47 étudiants dont 5 élèves ecclésiastiques. — 1 pensionnat, jeunes filles, 72 élèves. — 17 écoles primaires catholiques : 280 garçons, 300 filles, — 2 orphelinats. — 1 asile,

Population catholique : 4.100 sur 1.000.000 d'habitants.

Dès 1880, le vicaire apostolique de Natal, préoccupé de l'étendue de son territoire, en avait demandé la division. La guerre qui survint alors entre les Boërs et les Anglais avait forcément ajourné cette mesure ; mais en 1886, la paix étant rétablie, la Sacrée Congrégation détacha du vicariat de Natal le vicariat apostolique de l'Etat d'Orange et la préfecture du Transwaal, puis en 1894, la préfecture apostolique de Basutoland,

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