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que revient nde civilisé que équators avaient s dont ces s véritable:
, En 1876, s le monde des Belges, association rait vers un s isolés des
explorateurs de l'Afrique. Voici en quels termes le prince exposait son Programme, dans son discours d'ouverture à Ja Conférence de Bruxelles :
€ Ouvrir à la civilisation la seule partie de notre globe où elle n’ait pas encore pénétré, percer lesténèbres qui enveloppent des nations entières, c’est là, j'ose le dire, une croisade digne de ce siècle de progrès, »
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Voilà un programme vraiment royal, mais que la politique seule est impuissante à réaliser : ouvrir les routes de l'Afrique équatoriale aux explorateurs et aux marchands, ce serait faire peu pour la vraie civilisation, si on ne les ouvrait en même temps aux prédicateurs de l'Evangile. La Conférence de Bruxelles l'a compris, et l'article dans lequel, sans entrer dans la question du mérite respectif des différentes confessions religieuses, question que la diversité d'opinions de ses membres lui interdisait de traiter, elle s'engage à favoriser, sans distinction de cultes, le travail des missions chrétiennes, fera certainement plus pour l'œuvre civilisatrice que toutes les autres résolutions du Congrès. Les Sociétés protestantes se tenaient déjà prétes à entrer en lice avec leurs immenses ressources et leur nombreux personnel, Il s'agissait pour le catholicisme de ne pas se laisser distancer par ses rivaux.
Au lendemain de la Conférence de Bruxelles, le
cardinal Franchi entretint Pie IX de l'opportunité d'ouvrir une mission catholique dans la région des Grands Lacs. — Le vieux Pontife, arrivé à l'extrémité de sa longue carrière, n'avait qu’à jeter un regard derrière lui pour entrevoir le magriifique développement des missions catholiques sous ses trente années de pontificat : 18 nouvelles métropoles érigées par lui en pays le missions, 81 nouveaux diocèses, 59 vicariats et 13 préfectures apostoliques ; la hiérarchie sacrée | rétablie en Angleterre et en Hollande, le Canada
et les États-Unis enfantant chaque jour de nouvelles Églises, le patriarcat de Jérusalem heureusement restauré et plusieurs délégations apostoliques créées au milieu des rites orientaux ; les vicariats apostoliques se multipliant, dans l'Inde, à la faveur de la paix, en Annam et en
Chine, malgré d’incessantes persécutions ; l'Église du Japon ressuscitée, les îles de l'Océan s'ouvrant de toûtes parts à la prédication évangélique ; toutes les côtes de l'Afrique entourées d’une ceinture de jeunes et florissantes missions, vo" le grandiose spectacle qui se présentait à ,'esprit du Vicaire de JÉSUS-CHRIST, à l'heure où le Préfet de la Propagande venait lui demander de
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couronner son œuvre, en envoyant des ouvriers apostoliques dans les régions encore neuves de l'Afrique équatoriale.
À une mission toute nouvelle, il fallait de nouveaux ouvriers. Pie IX jeta les yeux sur la Société naissante des Missionnaires d'Alger, qui, bien qu’âgée de cinq ou six ans à peine, comptait déjà une centaine de membres et presque autant de novices. Cet appel fut accueilli avec enthousiasme, et le Pape étant venu à mourir sur ces entrefaites, quatre jours seulement après son avènement le nouveau Pontife que DIEU venait de donner à son Église signait, le 24 février 1878, le décret qui érigeait dans l'Afrique équatoriale et confiait aux Missionnaires d'Alger les deux missions du Victoria Nyanza et du Tanganika.
Deux ans plus tard, un nouveau décret leur donnait les missions du Congo supérieur et du Congo inférieur. À la suite de la Conférence de Berlin, les convenances de la politique et le développement des nouvelles missions ont amené certaines modifications. Actuellement, les missions des Grands Lacs sont au nombre de cinq : le vicariat apostolique du Victoria Nyanza, le vicariat du Tanganika oriental, le vicariat du Tanganika occidental ou du Congo supérieur, le vicariat de l'Ounyaniembé, et le vicariat du Nyassa.