Maoris
III. -— Ævéché de Dunedin. Le diocèse de Dunedin,détaché,en 1869, de celui de Wellington, comprend toute la partie méridionale de l'ile Sud et l'île Stewart. Il compte 20,500 catholiques, sur 153.000 habitants.
La ville de Dunedin fut fondée vers 1850 par les presbytériens. Pendant longtemps les catholiques y furent traités en parzas, et exclus de tous les empiois publics. Aujourd'hui, la tolérance est établie, et la ville de Dunedin a plus de 5.000 catholiques, sur 42.000 habitants.
IV. — Evéché de Chrisichurch. Ce diocèse fut détaché, en 1887, de celui de Wellington. Il comprend toute la partie moyenne de l’île Sud, et compte 20.000 catholiques, Sur 140.000 habitants.
La ville de Christchurch (l'Eglise du CHRIST) fut fondée en 1957, par les puséystes anglais. Comme son nor l'indique, c'est une ville toute cléricale, dont chaque rue porte le nom d'un évêque anglican.
Le fanatisme protestant, qui s'y est d'abord affirmé très hautement, a fait place à la tolérance et même à la sympathie pour les catholiques et leurs œuvres. 20.000 catholiques sur 140.000 habi-
Statistique comparée :
En 1800 : néant.
En 1820 : 2 prêtres, 3 églises ou chapelles, 4 écoles, 2.000 catholiques.
En 1840 : 2 vicaires apostoliques, 33 prêtres, ? églises ou chapelles, ? écoles, 40.500 catholiques.
En 1870: 2 archevêques, 13 évêques, 246 prêtres, ? églises ou chapelles, ? écoles, 331.956 catholiques.
En 1896 : 6 archevêques, 16 évêques, 1 administrateur apostolique, 951 prêtres, 1.458 églises ou chapelles, 749.150 catholiques.
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HOUZE cents ans avant JÉsus- : CHRIST, le Prophète royal avait annoncé l'évangélisation des îles de l'Océanie : « Les rois de Tharsis et les îles de l'Océan m'apport:ront des présents (1).» ‘ Son fils Salomon avait prédit que le nom du Sauveur serait porté aux îles les plus éloignées de la mer (2). Mais le prophète Isaïe, avec sa précision habituelle, avait déclaré que cette prédication se ferait attendre : « Les îles attendront avant de connaître sa loi et de publier ses louanges (3). » Cette longue attente devait se prolonger jusqu’au commencenent du XIXe siècle, Mais enfin l'heure fixée pat DIEU au cadran de l'éternité est sonnée, et le même prophète va nous faire assister aux merveilles de la prédication apostolique : € Iles de la mer, écoutez, et vous, nations situées aux extrémités du monde, prêtez l'oreille (4). » € Le nom du Dieu d'Israël sera porté au milieu des îles de la mer (5). » € Voici que je viens, dit le Seigneur, pour réunir toutes les nations de la terre et les peuples de toute langue. Et ils verront ma glaire, et j’établirai au milieu d'eux mon signe. Et je prendrai Parmi ceux que j'aurai sauvés ; je les enverrai aux îles les plus lointaines, à ceux qui n'ont jamais entendu par!er de moi, et ils feront de toutes ces nations un peuple de frères, et je choisirai parmi eux des prêtres et des lévites, a dit le Seigneur DIEU d'Israël (6). > On le voit, le prophète, selon son habitude, entre dans les détails les plus circonstanciés ; il n'oublie rien, il mentionne spécialement l'institution d'un sacerdoce indigène, C’est un historier qui nous fait, trois mille ans d'avance, le récit de la prédication
1. Reges Tharsis et insule muncra offerent, Ps, 71-10, 2. Ad insulas longe divulsatum est nomen #jus, Ecclesiast, 47-17:
3: Legem ejus insule exspeclabunt... Et laudem ejus insule éXspectabunt, Is. 44-4,
évangélique telle qu'elle s'est produite dans les îles de l'Océanie, au cours du XIXe siècle,
C'est seulement à ja fin du dernier siècle et dans les premières années de celui-ci, que les îles de l'Océanie furent découvertes par les navi. gateurs européens, Bougainville, Cook, Lapey. rouse, etc. D'où venaient les indigènes qu'ils trouvèrent dans ces îles, situées à des centaines de lieues de distance, au milieu des flots du Pacifique? C'est ce que la science moderne n’a pu dire encore avec certitude. I] paraît certain néanmoins que la race noire, qui peuple le Cuntinent australien, la Papouasie et toute la partie sud-ouest de la Polynésie, est venue de l'extrémité orientale de la côtz d'Asie, Ces noirs, dont le type ethnologique diffère notablement de ceux d'Afrique, ne seraient.ils pas les restes des anciennes tribus Dravidiennes de l'Inde, refoulées au XVe siècle avant JÉSUS-CHR1ST par l'invasion des Ayras ? Il est certain (1) qu'il se fit, à cette époque, un exode en masse de la race noire, le long des côtes de la Birmanie et du détroit de Malacca, d'où elle remonta par les montagnes de l’Indo-Chine jusque dans le sud de la Chine, où elle subsiste encore, sous la forme de tribus sauvages : Chams, Stiengs, Lobos, Mantzès, qui ne se sont jamais mélangées avec la race jaune et offrent un type ethnologique tout différent de celui du Chinois ou de l’Annamite. Il est assez raisonnable de penser qu'une partie de ces tribus fugitives aura passé le détroit de Malacca, et, par les îles de la Sonde, les côtes de l'Australie et de la Nouvelle-Guinée, aura OCCUPÉ successivement toute l'aire géographique désignée sous le nom de Mélanésie, ou îles noires, de la couleur des habitants. :
D'un autre côté, il est certain qu'on trouve le type malais très accentué dans les îles de la Sonde, les Célèbes, les Philippines, les îles Mariannes et les Carolines; d'où le nom de Malayo-polynésiennes donné par les savants à ces populations.
Enfin, il ne paraît pas douteux que d’autres îles, 1. Voir l'ouvrage de Mgr Laouénan : Ze Brahmanisme, vol, I, 2® partie, ch, 1:
4. Audite, insule, et attendile, populi de longe. 5. Zn insulis maris nomen Dei dsrael, Ys, 2416.