‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme]Chapitre 82 sur 404 · PE CEE M ME AS · texte numérisé non relu

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L'ÉGLISE ROMAINE ET LES É

élevé, selon la coutume, devant le Saint-S",ulcre, brisent les chandcliers, volent les lampes d'or et d'argent, dons de la piété des rois catholiques, et s'emparent violemment de l'église pour y célébrer leur culte, Le pacha de Jérusalem, que les schismatiques avaient gorgé d'or, leur donna raison, contre la foi des traités.

À Constantinople, le grand vizir Raghib- Pacha, homme vénal, avait touché, lui aussi, des sommes considérables, Non content d'étouffer l'affaire, ‘l accorda aux Grecs un firman qui les mit en possession du Saint-Sépulcre, du tombeau

de la Vierge, de la grotte de la Nativité et de la ! inspi'ée, kn

grande église de Bethléem.

Aux réclamations de l'ambassadeur de France, il répondit insolemment : « Ces lieux appartiennent au Sultan, mon maître, qui les donne à qui il lui plaît, Il se peut qu'ils aient toujours été aux mains des Le'lis francs, mais aujourd’hui Sa Majesté veut qu'ils soient aux Grecs, » La France de Louis XV accepta l’affront, elle n’était plus digne de monter la garde au tombeau du | CHRIST; Mme de Pompadour avait d'autres préoccupations,

En 1808, les Grecs incendièrent l'église du Saint-Sépulcre, bâtie en 1120 par les Latins. Profitant de la détresse des religieux latins et de l'indifférence de l'Euroge, occupée alors des guerres de l'Empire, ils reconstruisirent l'église à leurs frais, jetèrent au vent les cendres de Godefroy de Bouillon et de Baudouin, détruisirent systématiquement tous les souvenirs des croisés, et s'emparèrent pour eux seuls de la grande nef et des principaux sanctuañes, ne laissant aux Latins que l’usage précaire des Lieux Saints. Pl d'une fois, on a vu les moines grecs chasser à coups de bâton les prêtres catholiques de l'autel où ils célébraient.

Lors du rétablissement du patriarcat latin de Jérusalem, Pie IX demanda, par l'entremise de la France, la restitution des sanctuaires volés. Le général Aupick, ministre plénipotentiaire de la République, homme énergique et droit, pré- |

| senta en 1849, au grand vizir, un long rapport |

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