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Syrie et Terre-Sainte, ch

Il faut remarquer que cette statistique est très incomplète et beaucoup trop faible. Le chiffre des prêtres, qui manque pour trois diocèses, doit être élevé à près de 400, sans parler de 1,800 religieux Antonins, dont 600 sont revêtus du sacerdoce ; 500 églises ou chapelles, 35 couvents d'hommes, $ séminaires patriarcaux, 8 collèges, des écoles catholiques dans 420 paroisses, voilà ce que des documents positifs me permettent d'affirmer être la situation vraie de l'Église maronite en 1890.

Quant au chiffre de la population catholicomaronite, il doit être aussi notablement relevé,

MGR HARCUS, Patriarche syrien d’Antioche.

On trouve dans Rohrbacher, Chantrel et plu- SIEUrS autres auteurs le chiffre de 500,000 âmes “| * à ei: couramment exprimé, Ce chi st certainel'yr et Sidon, t archevêque, 10 prêtres, ? églises ou cha- ,uimens exprimé, Ce chifire sst certaine

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sacre de 1860, les officiers de l’'État-Major français, chargés de dresser la statistique 1:

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dans la Montagne, En tenant compte de ceux qui vivent en dehors du Liban, et de l’accroissement naturel des naissances qui a dû — | depuis trente ans, il est impossible d'arriver à

moins de 300,000 maronites, C'est aussi à ce

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122 LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIXm SIÈCLE.

chiffre que je m'arrête. Du reste, les Missiones catholicæ de 1890 donnent pour tout le patriarcat le chiffre de 298,000, qui ne concorde pas avec le chiffre détaillé des différents diocèses, et qui se rapproche fort du mien.

Statistique comparée des catholiques maronites.

En 1800 1850 1890 250.000 300.000 300.000 Le manque d'accroissement depuis 1850 vient des 40,000 victimes qui ont péri en 1860,

MGR BENHAM-BENNI, Patriarche syrien d'Antioche, ancien archevêque de Mossoul,

SEC V. — RIT SYRIAQUE. Yiÿ-

À nation syrienne, comme son nom l'in- {e, dique, forme le fond de la population du Levant. Entraînée au IVe siècle dans l'hérésie d'Eutychès, elle y fut confirmée par Jacques, évêque d'Édesse, d'où le nom de Jacobites donné à ces sectaires. Jusqu'au milieu du XVIe siècle, la nation syrienne tout entière croupit dans l'hérésie. À cette époque, son patriarche, Ignace Jacques, vint à Rome et fit profession de la foi

catholique entre les mains de Jules III (1666)

Mais, de retour en Orient, les persécutions des Jacobites lui firent peur et il retomba dans l'hérésie.

Son successeur, Ignace David, imita son inconstance. Après avoir fait profession de catho-

| licisme en présence de Grégoire XIII (1572), il

retourna bientôt aux erreurs de ses compatriotes.

Au cours du XVIIe siècle, le patriarche Ignace Sinéon fut plus courageux. Il embrassa le catholicisme et y persévéra jusqu'à sa mort (1662). C'est à partir de cette époque que la hiérarchie catholique fut rétablie parmi les Syriens, et que le mouvement de retour à la vraie foi commença sérieusement.

Le second patriarche catholique, Ignace André, avait fait ses études à Rome. Il mourut en 1672, après avoir augmenté son troupeau.

Son successeur, Ignace Pierre, fut horriblement persécuté par les Jacobites. Il mourut en exil à Adana (Cilicie), en 1701. De 1701 à 1783,

| la série des patriarches catholiques fut interrom-

pue ; mais, malgré les rigueurs de la persécution, entretenue par le fanatisme des Jacobites, le petit troupeau catholique, composé d'environ 10.000 âmes, tint bon, sous la conduite de quelques évêques catholiques de leur rit,

En 1782, le patriarche jacobite, Ignace Georges, se convertit au lit de mort, et désigna pour son successeur l'archevêque jacobite d'Alep, Mgr Denys-Michel Giarves, dont les tendances catholiques lui étaient connues. La pieuse confiance du mourant ne fut pas trompée : Mgr Giarves, reconnu comme patriarche par les évêques de sa nation, professa publiquement le catholicisme ; quatre évêques jacobites suivirent aussitôt son exemple, et la nation jacobite tout entière parut disposée à imiter ses pasteurs.

Mais l’évêque jacobite de Mossoul, qui convoi-

| tait pour lui-même la dignité patriarcale, suscita

une violente persécution contre le nouveau

| patriarche et ses adhérents. Avec l'aide du

patriarche grégorien de Constantinople, il obtint, à prix d'argent, une sentence d’exil contre Mgr Giarves, qui fut déporté à Bagdad. Craignant à bon droit pour sa vie, celui-ci se réfugia dans la montagne, et mourut en odeur de sainteté (1800). À cette époque, le chiffre des catholiques du rit syriaque s'élevait à peine à 20.000 âmes. Son successeur fut l'archevêque syrien d'Alep, Mgr Ignace Michel Daher ; il donna sa démission en 1814, et fut remplacé par l'évêque de Mossoul, Mgr Siméon Hindi. Au bout de quelques années, ce dernier donna, lui aussi, sa démission, et fut remplacé par Mgr Ignace Pierre Giarves, neveu du patriarche du même nom (1820).

Sous le long patriarcat de Mgr Giarves (1820- 1851), l'Eglise syrienne fit beaucoup de progrès. Quatre des principaux évêques jacobites se convertirent successivement : Mgr Hisa, évêque de Mossoul, en 1827, Mgr Hiliani, archevêque de Damas, en 1828, Mer Nackar, évêque d'Émèse

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