‹ Les missions catholiques dans toutes les parties du monde [microforme]Chapitre 106 sur 175 · BR RER · texte numérisé non relu

BR RER

se ES

en De ee

Grand-Espritt Debout, le Père va bientôt sonner la prière. » S'était-il aperçu de quelques désordres, les chefs lui avaient-ils fait un rapport défavorable , il adressait au coupable une paternelle remontrance, et tout en se hâtant vers le lieu de l'assemblée, l'on s'empressait de promettre repentir et amendement.

» Souvent les forces du missionnaire s'épuisent, mais l'attention de ce bon peuple ne se lasse jamais. Quatre fois par jour je les réunis, pour leur expliquer la doctrine du divin Maître, et néanmoins, dans l'intervalle, ma loge est toujours remplie d’une foule avide d'instruction. « Père, me disent-ils, si nous ne craignions pas de te fatiguer, nous passeriens ici la nuit entière; on oublie le sommeil, lorsque tu parles du Grand-Esprit. »

» Le Seigneur a béni leur religisux empressement. Dès la seconde réunion, je traduisis, à l’aide d’un interprète, le Pater, le Symbole des Apôtres et les Commandements de Dieu. Après les avoir récités pendant quelques jours, matin et soir, je promis une belle médaille d'argent à celui qui les saurait le premier. Aussitôt l’un des chefs se leva en souriant : « Père, me dit-il, elle est à moi. » Et sans hésiter, sans se tromper d’un seul mot, il gagna sa médaille, Je l'embrassai, et sur-le-champ je le nommai mon catéchiste. Il se mit aussitôt à l’œuvre, et avec tant de zèle, qu'avant quinze jours toutes les Têtes-Plates surent leur prière.

» Reçue avec tant d’avidité, la divine semence devait produire une abondante moisson ; six cents Judiens furent admis au baptême. On voyait à leur tête le grand chef des Têtes-Plates ei celui des Pandéras. Un jour que j'exhortais les catéchumènes au repentir de leurs fautes, « Père» me dit ce dernier chef, j'ai vécu longtemps dans une profonde ignorance » je faisais alors le mal que je ne connaissais pas, et j'ai pu déplaire au Grand-Esprit; mais lorsque , mieux instruit, j'ai su qu'une chose était mauvaise , j'y ai renoncé, et depuis je ne me souviens pas d'avoir offensé Dieu volontairement. » Est-il dans notre Europe beaucoup de chrétiens qui puissent se rendre un pareil témoignage ?

» Deu7 mois s'étaient écoulés dans l’exercice de ce consolant ministère. La saison , déjà fort avancée, me força de songer au départ. Après avoir désigné celui des chefs qui, pendant mon absence , devait me remplacer, le 7 du mois d'août je réupis pour la dernière fois nos pieux Indiens. La douleur était peinte sur tous les visages, les larmes coulaient de tous les yeux, et le vieux chef me dit en me serrant la main : « Père, que le Grand-Esprit t'accompagne dans ton long et périlleux voyage! Chaque jour, matin et soir, nous prierons , afin que tu arrives houreusement au

mil dé dis dar flet le !

adi

tait-il pport t tout nettre

de ce pour ‘Valle, >, me ns ici prit. »

conde le des ndant gent à riant :

r d'un ) je le > zèle ,

abonoyait à n jour Père »

rance »

ire au e était )ffensé rétiens

istère.

s avoir placer, ns. La ous les que le ‘haque ent au

Page 1