INTRODUCTION
Euntes ergo , docete omnes gentes.…, 8, Marta, xxvin, 19,
Au sein de notre immense capitale, où s’agitent tant d'intérêts divers, où des scènes de tout genre viennent chaque jour s'offrir à nos regards, l'assistais naguère à l'un de ces spectacles simples et sublimes en mâme temps, qu'il suffit d'avoir entrevus une fois pour en conserver dans sen cœur l'ineWaçable souvenir.
G'était le soir, dans l'un de ces pieux asiles où, par la prière, la retraite et le silence , ane jeunesse ardente, généreuss , se forme aux devoirs, aux vertus de l’apostolat chrétien (4). La modeste ‘1: 2e quelques lampes éclairait faiblement une humble chapelle , où vinrent avec ordre se réunir de jeunes lévites, suivis de quelques prêtres, blanchis par l'âge, l'étude ou les souïrances. Derrière eux , se pressait en groupes un petit nombre de fidèles ; c'étaient que.jues parents, quelques amis, ou des hommes du voisinage , venus pour être témoins des toachants adieux , d'un héroique sacrifice : oui, c'est un sacrifice qui allait s’accomplir.
Après la prière du soir, dite à demi-voix , tout rentre dans le silence. Les assistants se rasseyent. Cinq jeunes hommes senls se tiennent debout | écoutant , pensifs et recueillis, les paroles que leur adresse, d'ure voix amie, un vénérable vieillard. Il leur parlait d'immolation, de croix à porter à la suite de l'Homme-Dieu, de maux de tout genre à essuyer chez des peuples infidèles , et enfin du martyro qui peut-être les attend ax
delà des mers...
(1) Le sémin ire des Missions étraigères , rue du Bac.