‹ Les missions catholiques françaises [microforme]Chapitre 28 sur 105 · AVEAUX · texte numérisé non relu

AVEAUX

‘uélle en visions, e nourpe qu'ils

| des-esdus sur tiennent

e, ‘elles es Souae est un réatures tains géctuaires ffrir des

LA

fruits, des chiffons, ‘des morceaux de poterie et des comegtibles,

Les noirs de #dagamoyo appartiennent à Ja tribu des Souahelis (habitants des côtes); ils habitent dans des cases en ‘erre couvertes de paille, Non loin de cette localité, se trouvent les Hians qui vivent dañs les creux des rochers.

Plus au nord, sur les bords du Djoulba, vivent les Sdimalis : ces noirs sont nomades, ils possèdent de grands troupeaux de sœufs dont ils se nourrissent. Ils ont des instincts assez féroces : pour satisfaire leur fcim et leur soif, ils ouvrent üne veine au premier be:f venu, ligaturent la nlaie et recommencent chaque fois que le besoin les tourmente.

Les Vadoès, habitants de la région des lacs de l’intérieur, sont anthropophages : ils font la guerre, afin de se procurer fes cadavres humains pour se nourrir.

Les Vrzaremos, cantonnés à cinq lieues au sud de Bagamoyo, mettent à mort leurs enfarts jumeaux, ceux qui naissent le dimanche ou pendant la pleine lune ; la raison qu'ils en donnent, est que les enfants nés dans ces conditions doivent être mauvais. Si un enfant vient au monde avee une infirmité ou un défaut corporel, la mère le jette au milieu des broussailles où il devient la proie des bêtes féroces. D’autres vont les vendre à la côte, à raison de 1 fr. 25 par tête, à des noir: dont ils sont les esclaves. Le prix est plus fort pour les blancs; sa moyenne est de cinq francs.

Les Nyamouesis (Nya, pays; mouesis, lune) habitent à trois mois de marche de la mer. Peut-être leur pays s’étend-il jusqu’au med des montagnes de la Lune, ce qui leur aurait fait donner ce nom. Ils ne Connaissént ni l’esclavage ni la polygamie : ils nont pour tout vêtément qu'une peau de chèvre. C'est dans ce costume qu'ils viennent sur le littoral

chercher du travail, à raison de 30 à 35 centimes par jour. Quand un Vyamouesi n’a rien gagné dans sa jour'ée, il.se rend à la forêt et fait cuire des feuilles ‘avec des sauterelles, il se procure ainsi un plat de viande et de légumes qui l'empêche de mourir de faim.

Les Cañiis sont aussi bons et simples que les précédents, mais plus intelligents et plus laborieux. Leur territoire est à une dizaine de journées de Bagamoyo, où ils viennent travailler. : \

Le Zanguebar est gouverné par un sultan qui réside dans l’île de Zanzibar. Il est représenté sur les principaux points de la côte par des gouverneurs militaires appelés ichemadors. Son indépendance est garantie par la France et l’Angletérre.

Dès la plus haute antiquité, la côte orientale d'Afrique était fréquentée par les commerçants indiens et arabes. Quelques savants ont émis l’opinion que c’est sur ce littoral, à Sofala, au dessous de Mocambique, que se trouve le pays d’Ophir, où les phéniciens. allèrent chercher les matières précieuses employées à la construction du temple de Salomon. Il est en outre certain que sous les successeurs d'Alexandre, l'Égypte faisait un commerce important avec ces contrées, Plus tard, à la mort de Mahomet, il y existait déjà des colories arabes; des sectateurs d’Ali firent des établissements dans la partie appelée Benadir, et quelque temps après, des Arabes venus du golfe Persique fondèrent sur la côte d’Ajan les villes d’Arava et de Megadoxo. Vers l’an 1010, une colonie venue de Chiraz sous la conduite d'Ali, roi de ce pays, bâtit Quiloa, qui devint la capitale d’un royaume important. Lorsque Vasco de Gama aborda cette côte, il s’étendait depuis Sofala jusqu'au Monbaz ; les îles de Zanzibar, Monfia et Pemba en faisaient partie. Au nord se trouvait l'État indépendant de Mélinre; et les villes de

Imes par dans sa feuilles plat de de faim.

es pré- IX. Leur

Jamoyo,

| qui résur les erneurs ance est

Afrique ens et que c'est mbique, lens. alloyées à en outre l'Égypte ontrées, ait déjà ‘ent des adir, et lfe Perlrava et nue de rs, bâtit portant.

l s’étende Zannord se villes de

Lamo; Civy, Pata, Brava et Megadoxo faisaient autant de républiques indépendantes gouvernées par des chefs de tribus.

Les Portugais s’emparèrent de-toute cette côte, à partir de la baie de Lagôa au sud ; en 1569, ils fondèrent une colonie au Moçgambique et une autre au Monbaz, en 1594. Ils se firent exécrer des indigères, qui se soulevèrent, réussirent à les chasser de la plupart des colonies et se donnèrent, eri 1398, à l'iman de

Mascate. Ce prince ‘était venu les secourir avec un

corps d'armée. En 1638, deux Capucins français, les pères Chérubin et François, venus à Megadoxo pour tâcher de pénétrer en Abyssinie, furent martyrisés par les musulmans. Espérons-que le: sang de ces martyrs germéra et donnera un jour une ample moisson de chrétiens. Gus

En 1744, une: révolution renversa la dynastie d'Oman des Yarebi; alors presque toute la côte orientale d'Afrique se détacha de Mascate. Mais un prince de la nouvelle dynastie de Lou-saïd-ben-Ahmed vint bientôt la reprendre. En 1898, son petit-fils Saïd ben- Soultan transporta sa Capitale dans l'île de Zanzibar, . après avoir soumis toute la côte. Il mourut en 4855; l'imanat de Mascate échut à Sad Tomeny et celui de Zanzibar à Sail-Meggid, actuellement régnant.

On trouve encore à Zanzibar et sur la côte des in-

diens appartenant aux castes des Banians, des Kodjas et des Boluras.

ARTICLE IV

Cafrerie. — Oblats de Marie.

Le vicariat apostolique de Natal ou de la Cafrerie, sétend depuis le Liinpupo au nord par 9% de latitude sud, jusqu’à l'embouchure du fleuve Key au sud, par

S | -. ’ mr — on . . ous . eur Rne Ses TU: PRE :

nn nn , : ce ces EEE A OM me c = ns == DO = à nr à 3 4 Fe = Nr: - PP TE ps Le - Re DT 7 Ft Ben: TN ET es TE 1 HE E . re Re Æ DES ie gr — ss RE | 3 “44 AT Sas. EEE LE nee SE: cs . nor - —# à 5 . Z DU LES EST RE

32° de latitude : il a pour limite à l’ouest le 270 de lon: gitude orientale de Paris, à partir du point où ce méridien coupe le Key ; et à l'est, l'océan Indien. Le Key sépare le Natal du vicariat apostolique du Càp oriental : il comprend donc le Vata/, le Free Staat Orange, État libre d'Orange, le 7ransvaal, et tous les territoires occupés par les Betsuanas, les Barolongs, les Bazutos et les Zulus, tribus cafres les plus importantes.

Il renferme plus de 50,000 Européens et de 3 à 4 millions de Cafres, aujourd’hui sujets anglais.

Avant 1851, cette mission faisait partie de celle du cap de Bonne-Espérance. Le vicaire apostolique résidant à Grahams-town envoya un missionnaire à Natal pour les besoins spirituels des sofdats et de quelques colons irlandais. Natal ayant pris une plus grande importance en 1851, le Saint-Siége l'érigea en vicariat apostolique ; il en confia la direction à la. con-

* grégation française des oblats de Marie Immaculée,

dont la maison-mère est à Paris.

10 Natai. Cette contrée doit son nom à la baie dans laqueile Vasco de Gama entra le jour de Noël, en portugais Natal. Pietersmarisburg et Durban sont les deux principales villes du Natal. Le gouverneur, l’évêque catholique et l’évêque anglican résident dans la première. Elle contient 600 catholiques irlandais, écossais et anglais appartenant en majeure partie à la garnison anglaise. Les missionnaires y ont établi deux écoles, l’une de garçons et l’autre pour les filles ; la première est dirigée par les pères oblats, et la seconde par les sœurs de la congrégation de la Sainte famille de Bordeaux qui ont bien voulu partager les durs labeurs des missionnaires. Ces écoles ont donné des

résultats excellents appréciés par les protestants qui y

envoient leurs enfants :

20 Durban est une ville située à une lieue de la baie

> de lon:

ce mé-

Le Key riental :

e, l'État rritoires Bazutos

de 3 à 4

de celle stolique nnaire à s et de ne plus rigea en la. con- 1aculée,

ie dans en porsont les , l’évèdans la andais, tie à la li deux Îles ; la econde famille urs lané des

s qui y

la baie

de Natal, il y a 200 catholiques : elle est la résidence d’un missionnaire et renferme un certain nombre de coolies venus de l’Inde ;

30 Lorenzo-Marquez ou Bahia de Lagôa, ancien Monomotapa, (baie du lac), est une station portugaise à 120 lieues au nord de Durban, au fond de la baie de ce nom. Elle renferme 1200 habitants dont 120 catholiques, les autres sont des Cafres idolâtres. Autrefois des missions florissantes couvraient ces contrées retournées au fétichisme.

En 1864, le vicaire apostolique y envoya un missionnaire pour relever cette mission qui n’avait pas vu dé prêtre catholique depuis 1834. Mais le gouvernement de Lisbonne prit ombrage de la présence du père Bompart et le força à quitter Lorenzo-Mirquez. Après dix mois de séjour dans ce tombeau des Européens, le missionnaire, miné par les fièvres; revint à Pietersma risburg ; ;

4 Au delà de la chaîne des monts Drakenbergen qui limitent le Natal à l’ouest et au nord-ouest, s’étendent l'État libre d'Orange, Free Staat Orañge, et le Transvaal ou république du Transvaal.

Le premier de ces deux États est borné, au nord par la rivière Vaal ; au sud et à l’ouest par la colonie du cap de Bonne-Espérance, et à l’est par les monts Draken!ergen et le Natal. Cette république a été fondée par les boers ou colons hoïtlandais auxquels ‘vinrent se joindre quelques Français émigrés par suite de l’édit de Nantes. Son chet-lieu est Bloemfonteim, ville située à dix journées de Pietersmarisburg, elle est la résidence principale des missionnaires. Les autres villes sont : Harry-Smith, Faure-Smith, Smitfield, Wimburg et Kroonstad ; elles contiennent près de 700 catholiques irlandais. :

Les Cafres Basutos, tribu de la grande nation des Bet-

suanas, habitent le territoire du Free-staat. Favorisés

par le roi Mosesh (lion), les oblats ont établi, en 1862, Ce

une mission à lhaba Bosigo, résidence de ce prince: elle } viè

est dédiée à l'Immaculée Conception. Cette localité est pa

située sur un massif de montagnes du même nom: sa L: ell

forme carrée et ses pentes abruptes en font une cita- D ka

delle inexpugnable. Elle est à 34 journées de Pieters- | au Marisburg. Deux autres missions prospères sont éta- F du

blies sur ce territoire: Mot sin wa ma jesu, la Mère de s va

Jésus et Saint-Joseph. Les missionnaires y ont établi l

des écoles industrielles de filles et de garçons. A Saint- la

Joseph, les pères oblats ont fondé un orphelinat de rec

filles : il en contient plus de trente, et l’école de gar-

Çons est fréquentée par une vingtaine d'enfants. Ils y pre apprennent différents états ; on y voit une filature où L de

fs! ils fabriquent es étoifes pour s’en faire des vêtements. > EIl | Les guerres fréquentes entre les boers et les Cafres * qui sont le principal obstacle au développement de cette die

mission. Cependant, chaque année, un certain nombre dot

| de Basutos embrassent la foi catholique. Le personnel à lot | de cette mission se compose dé six pères oblats, de | haut | deux frères de la même Congrégation et de six sœurs Moi de la Sainte famille de Bordeaux : : mis

5° Le Transvaal, ou territoire au delà de la Vaal. lon

Cette rivière est un affluent du fleuve Orange : elle les

prend sa source dans les monts Drakenbergen, vers - les

27° 20’ de latitude sud, et 290 40’ de loñgitude est, vs

et se jette dans l’Orange à peu près par 29° 7’ de | {

latitude australe et 23° 15/ de longitude est. Il est bor- c'es

né au nord par le Limpopo, au sud par le Free-Staat, : elfe

= à l’est par les territoires apparlenant aux Cafres Bush- sou mans et à l’ouest par le Drakenbergen. Les gisements à gal,

d’or et de diamants, découverts récemment sur les D est, rives de la Vaal, y attirent en ce moment une nom- tro:

breuse population.

avorisés

n 1862, ce : elle alité est om; sa ne cita- Pietersnt éta- Mère de t établi Saintinat de de gar- S. Ils y ure où ments.

Cafres e cette ombre sonne] its, de

sœurs

Vaal.

: elle , Vers » est, 7! de : bor- Staat, Bushnents r les nom-

Le chef-lieu de cette province est Potchefstroom. Cette ville nouvelle est assise sur les bords de la rivière, dans un site très-agréable. Des jardin: arrosés par des cours d'eaux entourent toutes ses maisons ; elle s’étend sur une longueur de 6,000 mètres. Wak-

kerstroom, Rustenburg au sud, Pretoria, Lidanburg,

au centre, Schæmansdal, au nord, et Utrecht à l’est du Drakenbregen, sont les principales villes du 7ransvaal; elles renferment 800 catholiques irlandais.

Aujourd’hui ces deux républiques sont annexées à la colonie'anglaise, dont les frontières viennent d’être reculées jusqu’au Limpopo. :

La nation des Cafres Betsuanas ou Betjouans occupe presque tous ces territoires compris entre 20° et 25° : de latitude sud et les 21° et 23° de longitude orientale. Elle se divise en neuf tribus, principales : les Basutos qui s’étendent depuis le Limpopo jusqu’à l'océan Indien, les Barolongs dans le Transvaal, les Matebelles dont le Zambèse limite le territoire, les Bamalutes à l’ouest, les Bapugénis au sud du Limpopo, les Barahutsi, les Criquas, les Koranas, les Macquinis, et les Molambos. Les Macquinis sont les plus riches. Les missionnaires ont tenté de s'établir chez les Barolongs ; maïs l'indifférence de ces Cafres pour la vérité les a forcé d’aller fonder une mission prospère chez les Basutos, plus sensibles à la prédication de l’évangile.

Un fleuve important parcourt toutes ces contrées ; c'est le Zimpopo ou fleuve des crocodiles, peuplé en effet par des myriades de ces sauriens. Il prend sa source non loin de la Vaal, dans les montagnes de Magaliès, qui courent du nord-nord-ouest au sud-sud-

‘ est, par 26 20/ de latitude sud à peu près. Il d‘srit les

trois quarts d’un grand cercle, entre les 270 de longitude est et le 22° 4’ de latitude sud, il redescend vers le

sud-sud-est pour entrer dans la mer des Indes, par 25°

de latitude australe au nord de la baie de £agda. Le Limpopo et l'Orange sont appelés à devenir les deux artères qui porteront un jour la vie de la civilisation chrétienne au centre de l'Afrique australe. L’Orange naît dans le Drakenbergen, il va se jeter dans l’Atlantique par 28° 35/ de latitude sud et 16° 30’ de longitude orientale, après avoir traversé les deux tiers de l'Afrique méridionale. cie

* Le Limpopo a pour principal affluent le Lepatute ; cette rivière a été peu explorée; leurs bords paraissent assez peuplés.

Le territoire des Cafres Zulus s'étend depuis le fleuve Key jusqu’à la baie de Lagôa. Une mission y a été établie en 1833, les missionnaires l’ont appelée mission de Saint-Michel ; elle à parfaitement réussi, La jangue zulu est parlée depuis Grahaims-town, ca-

* pitale du.cap oriental, jusqu’à Lorenzo-Marquez ; elle

est la clef de celle des principales nations de la Cafrerie. RE

La Cafrerie est un pays très-beau et surtout trèssalubre ; quelques contrés, principalement celles qui avoisinent la colonie du Cap de Bonne-Espérance, sont de vrais déserts à peu près desséchés ; mais les régions qui s’étendent entre les montagnes sont arrosées par de grandes et magnifiques rivières aux bords riches et fertiles.

Ses habitants dérivent de la race noire, mais ils diffèrent beaucoup des nègres proprement dits et des Hotientots leurs voisins. Les Gafres sont des négroïdes : outre les traits particuliers à chaque tribu, ils ont des Caractères communs entre eux. D'une stature plus élevée que les autres nations africaines, le Cafre est de plus mieux Proportionné, sa peau brune est d’une teinte intermédiaire entre je noir ébène du nègre et le

, par 250

190a. Le les deux vilisation Orange l’Atlande lontiers de

epalulte ; araissent

epuis le sion y à appelée L réussi.

Jun, Ca- 1ez ; elle à la Ca-

ut trèsles qui ce, sont régions sées par iches et

ils dif-

et des roïdes ; ont des ‘e plus : est de

d’une re et le

jaune terne des Hottentots ; la couleur des tribus du iittoral ressemble à celle du fer nouvellement forgé. Il a le front élevé et le nez arqué des Européens, les pommettes hautes et proéminentes du Hottentot, les lèvres du nègre et les cheveux moins laineux. Son extérieur franc et ouvert, ses manières pleines d’aisance anncncent une intelligence plus développée. Les Cafres voisins de la baie de Lagôa paraissent plus dégradés, leur peau complétement noire ainsi que leurs autres caractères physiques les rapprochent davantage du nègre. . rh |

Les hommes ont peu de barbe ; ils ne la laissent pousser que pendant ia guerre et leurs voyages.

Ils sont à demi-nomades, et vivent dans des kraals, camps immenses qu’ils changent de place selon leurs besoins. Ils élèvent de nombreux iroupeaux de bestiaux, se livrent à la culture du maïs, des fêves et des pastèques, et fabriquent une espèce de bière. Ils savent en outre travailler le fer et le cuivre; une grosse pierre leur sert d’enclume; et, pour faire le charbon nécessaire à ces travaux, ils se servent de bois de ini-

. mosa. Non-seulement les cafres ont un peu d'indus-

trie, mais encore ils y ajoutent un certain art en entourant leurs javélots et leurs ornements d'ivoire, de sculptures qui ne manquent pas de goût. Leurs femmes fabriquent des poteries avec une argile ferrugineuse et micacée dont ils se servent aussi pour s’enduire le corps.

” Leur Dieu est l’auteur de tous les phénomènes de la nature, le tonnerre en est la manifestation immédiate. Ils l'appellent: Uhlonga (le suprême), et Utika (le beau) ; ce dernier nom appartient à la langue hottentote. | Ils croient à l’immortalité de l’Ame ainsi qu’à la Providence et font des prières pour le succès de leurs entreprises ; les âmes de leurs ancêtres veillent sur eux,

çest pourquoi ils les invoquent, Comme tous les hommes oublieux de la vraie religion, ils cherchent dans la superstition la connaissance de l'avenir. Veulent-ils deviner le dénouement de leurs affaires,

ils se servent. de dés faits avec des ongles d’antilopes, .

taillés en pyramide à côtés égaux, dont la base porte des signes sculptés .èn demi-relief. Le jeu complet se compose de deux dés et d'autant de petits bâtons coupés en zigs-zags; ils les jettent à terre et le succès ou l’insuccès de leurs entreprises leur est révélé par la

position de chaque pièce.

On retrouve la circoncision parmi ces peuples, elle se pratique secrètement sur les enfants lorsqu'ils ont atteint l’âge de dix à douze ans; pour cela on les réunit dans un enclos, le prêtre qui opère doit en être le seul témoin. Cet usage leur vient très-probablement du mahométisme imposé à la plupart des peuples afri- Cains à une époque inconnue. En effet, il y a quelques années, le gouvernement turc a envoyé de Conslantinople au cap de Bonne-Espérance un uléma pour inettre fin aux controverses soulevées, à l’occasion du

Coran, parmi les tribus mahométanes de cetie co-

lonie. :

La langue cafre est douce, harmonieuse, sonore et riche en consonnes ainsi qu’en aspirations : elle est

pleine de clappements que l’on retrouve dans les langues du Caucase. Ses radicaux sont composés d’une

ou deux syllabes aux sons simples. Les Cafres prononcent lentement avec des accents fortement mar qués sur la dernière syllabe ; ils parlent avec expression en chantant, leur voix flexible ne manque pas de timbre. :

Chaque tribu à son roi (mourina), dont l’auto-

, rité est très-limitée ; il rend la justice et applique la

peine qu’il vient d'imposer, en frappant de sa royale

car leu tèq les pou pée mat cert chat des pèce solid leur plus:

laiss pauv toute surto grass De ment gnilé

tous les herchent

l'avenir.

affaires,

ntilopes, .

se porte mplet se LOns COU- Accès ou lé par la

ples, elle a’ils ont , on les it en être blement ples afriquelques onslantina pour asion du

etle co-

)nore et elle est dans les és d’une res pront mar - } exprese pas de

, l’autolique la a royale

main le délinquant avec ua fouet en cuir de rhinocéros (schambocks). La royauté est héréditaire; les fils du roi sont ses ambassadeurs et composent son conseil,

Après le roi, le principal personnage de la tribu est le prêtre ; ses’ fonctions l’appellent à circoncire les enfants et à consacrer les troupeaux: cette consécration a pour but de détruire les enchantements au moyen desquels l'ennemi tenterait de les enlever.

Les Cafres se nourrissent. principalement de chasse : rarement ils abattent leur: pestiaux:; jamais ils ne mangent de poissons, dont leurs fleuves regorgent, car ils croient voir en eux des ancêtres. Le lait est leur boisson, ils se servent de quelques fruits et pastèques pour se rafraîchir, un grand besoin peut seul

les forcer à boire de l’eau, dont ils n’usent même pas .

pour se laver. Longtemps avant l’arrivée des Européens ils connaissaient l'usage du tabac.

Leurs vêtements sont faits avec des peaux d’'animaux sauvages ; ceux des riches se. composent d’un certain nombre de peaux de civettes, de chacals ou de chats sauvages; les têtes sont réunies par le haut et les queues pendent en forme de franges. Les intestinsdes animaux, l'écorce de plusieurs arbres et une espèce de ‘jonc leur servent à fabriquer des fils trèssolides. Un pagne en forme de T couvre le bas de leur corps. Quant aux femmes, elles sont revêtues de plusieurs jupes, se couvrent la poitrine, mais elles laissent leur abdomen à découvert. Le costume des Pauvres Consiste en une peau d’antilope. Ils tannent toutes ces peaux avec le jus de certaines plantes et Surtout avec celui du mesambrianthemum (plante grasse de l’Afrique australe),

Des bracelets ‘de cuivre.et d'ivoire sont leurs ornements les plus précieux, leur nombre indique la dignilé de celui qui les porte; aux membres de la

VE

Page 1