L. Sœurs francaises de Saint-Joseph de Cluny et les frères
de Lamenais y ont des établissements semblables à ceux de Saint-Louis.
3 Bakel est un comptoir fortifié pour la traite des sommes au delà de Podor, sur les bords du Sénégal, dans le Galam, à 180 lieues de Saint-Louis. Il a été construit en 1819 : cet endroit est peut-être le plus malsain du fleuve. Une pêtite garnison française retranchée dans un fort y veille sur les intérêts de la France, un missionnaire y résidait, en ce moment cette Station est abandonnée.
La préfecture ‘apostolique du Sénégal est actuellement administrée par le R. P. Duret, qui vient d’être nommé vicaire apostolique de la Sénégambie, en remplacement de Mgr Kobès, décédé l’année dernière.
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4 IL. Vicariat apostolique de la Sénégambie,
Les principales villes de la Sénégambie sont : Batlurst, le fort Saint-James, Bamboun chez les Mandingues, Timbo et Geba dans le pays des Foulahs, et les établissements de la mission sont : Dakar, Saint- Joseph de N’gazobil, Joal, Rufisque, Saint-Benoist et Sainte-Marie de Buthurst. |
40 Dakar (N'dakaron). Cette viile est située sur les vords dé la mer, à la pointe du cap Vert, à deux lieues de Gorée, dans le pays des Yolofs. Les missionnaires vinrent s’y établir en 1845. À cette époque, la presqu'île du cap Vert n’était peuplée que par quelques petits villages misérables de noirs. En 1857, la France en prit possession ; dès lors Dakar devint prospère. La salubrité de son climat, sa rade sûre y attirent les navires de toute nation.
De nombreux commerçants, européens vinrent s’y
fixer, et plus tard la compagnie française des Messageries impériales en fit une escale pour ses paquebots de la ligne du Brésil. Afin d’abriter complétement sa rade, une jetée fut construite, et Dakar devint une ville européenne. Elle fut le chef-lieu de la mission et la résidence de Mgr Æobès, coadjuteur du vicaire apostolique, jusqu’en 1863. En cette année, les principaux établissements de la mission furent transportés à Saint- Joseph. Cependant Dakar resta le siége de la procure : trois missionnaires et quelques frères chargés des écoles de garçons y résident : six sœurs de la congrégation française de l’Immaculée Conception, dont la maison-mère est à Castres, y dirigent une école de filles fréquentée par plus de cent enfants, ainsi qu’un petit hôpital. En outre, un asile, un ouvroir et un catéchuménat y sont dirigés avec succès par huit sœurs
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noires appartenant à la congrégation indigène du Saint-Cœur de Marie fondée par Mgr Kobès.
2 Saint-Joseph de N'gasobil. Les œuvres de la mission se développant chaque jour, Mgr Kobès chercha un endroit favorable pour y construire un établissement agricole ; il le trouva dans le pays N'yanning, à une lieue de Joal. Il y fit faire des plantations, surtout de cotonnier, pour l'entretien de la mission et pour apprendre la culture aux noirs. En 1863, les principaux établissements de la mission y furent transportés. Sur cet emplacement désert s’éleva un beau village auprès duquel d’autres ne tardèrent pas à se grouper. Cet établissement est placé sur une hauteur d'où la vue se repose d’un côté sur le village et la mer, de l’autre sur les forêts immenses de l'intérieur.
1 a l'avantage d’avoir dans son voisinage les deux sources les plus pures de la contrée : celles de la Biche et des Éléphants qui ne tarissent jämais, ainsi que la Fasna, rivière assez forte qui descend vers les déserts de l’intérieur.
Get établissement se divise en trois Catégories principales : ; 1° Le séminaire, où l’on instruit les enfants et les jeunes gens les plus intelligents et les mieux disposés
pour en faire un clergé indigène ;
2° L'école d’agriculture et les écoles d'instruction primajre ; :
3° Une école d’arts et métiers où les enfants apprennent différents états. On y voit neuf ateliers ; les frères leur enseignent la cordonnerie, la sellerie, la menuiserie, ainsi que les états de Charpentier, de tailleur, de mécanicien, de forgeron, de maçon et d'imprimeur. De nombreux enfants et jeunes gens y re- Goiveni ces différents degrés d'instruction qui com-
mencent à produire Jeurs fruits da civilisation dans toute la contrée.
En 1870, le séminaire contenait vingt-sept élèves en théologie et quelques frères noirs pour le service de Ja mission ; il à déjà produit cinq prêtres noirs. Cette œuvre est la plus importante de toutes : la côte d’Afrique a dévoré en peu d'années presque tous ses premiers missionnaires ; il fallait done greffer le sacerdoce catholique dans le sang de la population, afin que a perpétuité de l'Église y ft assurée contre les influences du climat et les vicissitudes politiques. Après bien des épreuvés, cette œuvre des œuvres a réussi. Comme les missionnaires français, les sœurs qui se sont associées à leurs pénibles travaux ont payé un large tribut à la fièvre; il,fallait donc également former, ayec les jeunes noires.les plus pieuses, des institutrices indigènes, Alors Mgr Kobès fonda la congrégation du Saint-Cœur de Marie dont la maison-mère est à Saint-Joseph. Elle a déià plus fe vingt professes, occupées dans les différents centres de la mission, au moins dix novices et plusieurs postulantes. En accordant ses bénédictions à ces différentes œuvres, Dieu semble, en ce moment, tendre sa main miséricordieuse vers les peuples africains, pour les relever par le christianisme de l'état de dégradatign dans lequel ils sont tomhés.
Avec des écoles, il faut des livres ; les missionnaires se sont mis à l'œuvre, ils ont fait venir de France une imprimerie. Outre des livres français, ils ont publié
des ouvrages dans les différents dialectes de la côte
occidentale d'Afrique : en yolof, sérère, sarakoulet, noué, toucouleur, mandingue, aboule, benga m°pongué et en boulou.
Mgr Kobès vient de publier une grammaire yolof: elle est Je résnltit de nombreuses anxées passées à interroger jour et nuit les noirs; à comparer et à
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corriger le résultat de ces patientes et laborieuses investigations. Il en est de même pour la grammaire sérère que publie en ce moment le père Lamoise ; elle est le fruit de vingt années d’études.
Cinq prêtres et six frères français dirigent cet établissement ; ses commencements fureni traversés par des épreuves bien grandes. Pendant neuf années conséculives, les sauterelles dévorèrent les récoltes de coton. Plusieurs fois aussi des tribus des environs, & surtout celle des Tiedos, compiotèrent la destruction de Saint-Joseph.
3 Jaal. — Grane village très-peuplé, situé sur la grève de l'ficéan, à 15 lieues au sud-est de Gorée et à 4 kilomètres au sud de Saint-Joseph. Il est la résidence d’un missionnaire, un frère y tient une école de garons, ef quatre sœurs y dirigent une école de filles, à laquelle elles ont annexé un nombreux ouvroir. Joal est entouré de bancs d'huîtres excellentes qui sont l’objet d'un commerce important avec Gorée. Ses environs sont couverts de magnifiques forêts de nede ou (parkia À fricana, arbre élevé, aux branches horizontales; de Cail Cedra(khaya sénégalensis), acajou du Sénégal, qui s'élance jusqu'à 120 pieds dans les airs. Le bois de ces deux arbres est employé dans la construction : les noirs se servent du deuxième pour faire des meubles. Il peut donc être employé avec succès dans l’ébénisterie.
La population de Joal est un mélange de Folofs et de Sérères, on y parie les langues de ces deux nations, totalement différentes l'une de l'autre. Joal fut un comptoir portugais et un village chrétien, on ne retrouve aucune trace du passage des prêtres de cette nation. En 1636, les pères capucins français Alexis de Saint-Lo et Renouard vinrent visiter les chrétientés de Joal, Rufisque. Pertndalet du Cayar. Aprèsquelques Succès, ils retournèrent en France en 4638.
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49 Saint-Benoît est un grand village de noirs à une lieue au nord de Saint-Joseph : il en est comme la succursale; trois sœurs indigènes ontsoin des malades, veillent à l'instruction religieuse des habitarts et font l'éducation des enfants; |
50 Rufisque est un ancien comptoir portugais à 6 lieues au sud de Dakar. La mission s’; établit en 1860, mais elle l’abandonna en 1863. L'importance commer- & Ciale de Rufisque ayant augmenté, les missionnaires y revinrent en 1867. Aujourd’hui, ce village compte 300 chrétiens ; ils ont bâti eux-mêmes leur église .
6° Sainte-Marie de Gambie (Bathurst). Gette ville est une colonie anglaise enclavée au milieu des possessions françaises, Sainte-Marie est une île située à une journée de navigation de Joal, dans l’embouchure de la Gambie. La Gambie (Ba-Diman) est un fleuve qui prend sa source par 40° 36’ de latitude nord et 13° 38/ de longitude, dans le Fouta-Diallon, près de la ville de Timbo et de la source du Comba, ou Rio Grande, au pied d’une montagne dont le versant oriental donne naissance à la Falémé et au Sénégal. Elle traverse d'abord d'immenses prairies et vient se heurter bientôt contre une chaîne de montagnes aont elle côtoie les pentes, en remontant jusqu’à la hauteur de sa source. En cet endroit, une nouvelle muraille la force à se diriger du 440 au 48° 23/ 40/ de latitude nord, d’où elle court vers l'Océan dans lequel elle se jette par plusieurs embouchures, entreles caps Rouge et Sainte-Marie. Elle traverse donc le Fouta, le Bondou, le désert de Tenda, les États d’Oulli, du Saloum, de Bradibou et de RBarra. Ses bords sont peuplés aussi par tous les animaux féroces et les grands pachydermes de cette zone. Parmi les végétaux qui les ombragent, nous citerons : le baobäb, le palmier, le dattier, l’oranger et le chi ou arbre à beurre.
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LES MISSIONS CATHOLIQUES FRANÇAISES. 129 Sante - Marie annih''> le - petit comptoir français d’Albreda, situé à 8 lieues dans le fleuve, près le grand village de Gulfré. Son emplacement est malsain. Elle renferme un grand nombre de chrétiens ; c’est pourquoi les œuvres de L mission y sont considérables. Elle est la résidence de trois missionnaires : deux frères y tiennent des écoles our les garçons et quatre sœurs de l'?nmaculée-Concr*tion de Castres dirigent une école de 80 fil, :« et un hôpital que les Anglais protestants n'ont pas craint de leur confier. L'ile de Sainte-Marie renferme 5,000 habitants.
Comme on peut le voir, Saint-Joseph est au centre et à portée de la plupart des missions. Des villages chrétiens, tels que : Saint-Michel, Saint-Gabriel, Fadiouh, Dakane et autres moins importants se sont élevés entre les principales localités. Chaque jour de nouvelles conversions en augmentent le nombre ; on peui prévoir le moment où des chrétientés florissantes s’élèveront dans les royaumes idolâtres de la Sénégambie. np ‘
La mission contient 5,000 chrétiens au moins; 12 prêtres français, 5 prêtres indigènes, 12 frères français, à peu près autant de frères noirs, 42 sœurs françaises et 32 religieuses noires. Elle possède 12 églises, sans Compter celles de Saint-Louis et de Gorée, ainsi que les chapelles où le missionnaire s'arrête pendant
ses Courses apostoliques pour remplir les fonctions de : son ministère,
S IT. Peuples de la Sénégambie,
Faisons connaître maintenant les peuples noirs que n0$ missionnaires évangélisent. Les uns sont mahométants et les autres idolâtres fétichistes. On trouves
AUu0IA ÉVUIULLIOUOS. VU ULOUYG SOU-
“ent les, deux cultes dans le même royaume, Quatre
Ratians morcelées at une foule de petits royaumes se
partagent la Sénégambhie : les Yalofs, les Mandingues,
les l'oulahs, les Sérères.
4° Les Folofs: Leur territoire s'étend sur les hords de l'Océan, entre le Sénégal et la Gambie, dans les régions appelées Vallu, Cayor et Yolof. C'est la nation la plus belle et la plus noire de toute l’Afrique. Les Yolofs sont d'un caractère doux, sociable et enjoué ; ils ont les traits lins de l'Européen, mais äils se rattachent aux nègres par leurs lèvres assez épaisses. Quelquesuns d’entre eux atteignent la taille de 6 pieds. Longtemps ils resièrent sous la domination du roi de Cayor, État de l'intérieur, mais ils en ant secoué le joug et sont restés indépendants sous le protectorat de la France. Leur roi principal habite Gorée. Ils sont en relation avec, les Européens depuis le xv° siècle. Leur pays, comme toute la côte d'Afrique, est divisé en un grand narmbre de petits États gouvernés par des rois suzerains appelés Dancçel, roi principal. Leur régime gouvernemental est une espèce de féodalité sauvage, |
Le Yolof est valeur, cupide et paresseux ; il vole aussi biea ses compatrictes que les étrangers ; paur cela, il se sert ayec beaucoup d’habileté de ses pieds, avec lesquels il ramasse les objets qu'on jui a confiés et qu’il laisse tomber à terre. Sa cupidité est si grande qu'elle le conduit jusqu'à vendre son père et ses enfants. Il ne cultive que ce qui lui est absolument né-
cessaire pour vivre misérablement, Comme tous les
noirs, il aime beaucoup à danser et‘à s'amuser. Aussi, quand les récoltes viennent à manquer, les Yolofs tombent dans la plus grande. des misères ; à ce point, qu'ils se vendent eux-mêmes afin de ne point mourir de feim. Leur paresse et leur indolence les font vivre dans une grande pauvreté ; ils ne possèdent que quelques besiiaux ; les plus riches en ont une quarantaine,
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deux où trois chevaux et le même nombre d'esclaves. . C'est une grande exception lorsqu'ils peuvent amasser plus de 60 fr. en or. À
. Les rois yolofs sont absolus; ils règnent par la terreur ; l'esclavage est le plus grand et le plus ordinaire des châtiments qu'ils infligeut à leurs sujets, pour la moindre infraction à leurs volontés. Au temps de ja traite, c’était une de leurs ressources ; ils faisaient en outre enlever pendant la nuit les habitants de certains villages pour les vendre aux blancs. Pâr ce moyen, ils se procuraient de l’eau-de-vie (sangara), dont ils sont avides.
Dans certains Etats, la royauté est hérédifaire ; dans d'autres, elle est élective. L'hérédité se retrouve surtout chez les mahométans; et, selon les prescriptions du Coran, le frère succède au frère, et le fils du défunt n'obtiendra la couronne de son père qu'après la mort de son oncle. Dans quelques États, c'est le premier neveu par les sœurs qui héritera du royaume. Cette voie leur paraît la plus sûre pour l'authenticité de la race royale.
Dans les États électifs, trois ou quatre des principaux tributaires nomment le roi en se réservant le droït de le déposer s'il manque à ses promesses. Cet usage es la source d’une infinité de guerres civiles : le déposé veut toujaurs reprendre possess,. de son trône.
On retrouve parmi les Yolofs et la plupart des noirs les épreuves barbares du fer rouge et de l'eau bouillante.
Is font la guerre pour le moindre prétexte ; leurs armées se composent de cavalerie et d'infanterie ; les armes de la première sont la sagaie, javeline langue, quelques javelots plus courts, un cimeterre et un grand Couteau maure d’une quarantaine de centimètres
de longueur, L'infanterie est armée d’une sagaie, d’un cimeterre, d’un arc et d’un carquois contenant une soixantaine de flèches empoisonnées. Ils vont au combat svas ordre et sans discipline, conduits par leurs guiriols ou ménestrels qui battent du tambour. Ordinairement, ils tuent le moins possible d’ennemis, afin d’avoir beaucoup d'esclaves à vendre.
2° Les Mandingues ou Maliakies. La plus nombreuse
des nations des rives de la Gambie est cellé des Man-
dingos qui vient de la contrée de l’intérieur appelée Mandinga. Ts habitent les deux rives de la Gambie et se mêlent à tous les autres peuples noirs. On les rencontre jusque dans le Dahomay, où ils ont monopolisé entre leurs mains le monstrueux sacerdoce des serpents, sous le nom de féticheurs. Ils sont vifs, enjoués, querelleurs, humains, hospitaliers ; leur industrie et l’énergie de leur caractère les met au-dessus de tous les peuples noirs. Ils sont mahométans fanatiques et s’abstiennent en général de boissons enivrantes. Leurs marabouts sont en même temps commerçants; ils ont une très-grande influence. Bien que faisant le négoce,
les Mandingos ne négligent pas la culture ; ils cul-*
tivent leurs terres avec soin et élèvent des troupeaux de bœufs, de moutons et de chèvres. C’est le peuple le plüs instruit de cette partie de l'Afrique. La couleur des Mandingos est noire jaunâtre; ils sont donc bien différents de leurs voisins, les Yolofs, qui sont d’un beau noir ébène, et des Foulahs, dont la peau est rouge jaunâtre. Ils ressemblent plus aux noirs de l’Inde qu’à ceux de l’Afrique. Leurs traits sont réguliers, mais moins beaux que ceux des Yolofs, et leurs cheveux sont tout à fait laineux. Les habitants du Diallonkadou, pays à l’est du Mandinga, ceux du cap Veré et de Sierra-Léone appartiennent probablement à la même souche.
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Les femmes mandingues n’ont d'autre occupation que les soins du ménage ; elles ont le caractère gai et des manières pleines d’aisance. Rarement on trouve parmi elles des exemples d’inconduite. Le soin du riz etde la volaille leur est abandonné : elles ont le privilége d’en vendre le superflu à leur profit, sans en rendre aucun compte du prix à leurs maris. Les Mandingues se font gloire d’avoir un grand nombre d’esclaves, signe de leur richesse ; Mais leur sort est trèsdoux; les femmes portent de nombreux. colliers d’ambre, de corail et d'argent. La plupart sont nés dans les familles, Les rois de leurs petits États féodaux ont en toute propriété les palmiers et les siboas, herbages, On nepeut en couper sans leur permission.
Leur habillement. ainsi que celui des autres nations de la Sénégambie, est très-simple : il consiste en un simple pagne ; les riches y ajoutent une chemise de coton très-courte à larges manches. Les femmes n’ont d'autre vêtement qu'un pagne ; elles ne se couvrent le haut du corps que lorsque le froid les y contraint. Elles se font avec leurs cheveux des coiffures trèshautes qu’elles enroulent de colliers de corail et autres bijoux faux, mais brillants. Les hommes garnissent les leurs avec des grisgris et ornements semblables ; ils ont des pendants d’oreilles en étain, en argent où en cuivre. Du reste, le noir a un penchant prononcé pour tout ce qui est voyant et bruyant. Les esclaves doivent avoir les cheveux courts : les chaussures leur sont interdites ; les nobles seuls portent des sandales de cuir,
Les noirs n’ont pour boisson que de l’eau, du vin de palmier et une espèce de bière fabriquée ‘avec des graines. Mais leur passion pour l’eau-de-vie est si grande qu’ils vendent jusqu'à leur famille pour s'en procurer, Ils se nourrissent de grains cuits à l’eau ou
au lait, et principalement de maïs vert rôti sur des charbonis ardents. Comme les Turcs, ils font une espèce de pilau avec du riz. Depuis que les Européens habitent le littoral, les négresses ont PRES à faire du pain.
Lorsqu'un noir veut s'établir, il démaridé aux pärents la fille qu’il veut épouser ; 8i la proposition est agréée, il leur cünfie la dot ävec laquelle il achète sa femme. Cette dot consiste en cinq Véaux äu plus ; elle reste entre les mains des parents qui la conservent, car, dans le cas de la mort de son märi, la femme s’en sert pour trouver un second époux ; l'usage oblige les veuves à acheter un homnie lorsqu’elles veulent se remarier.
Le jeune marié doit enlever sa femme ; dès qu'il l'a conduite dañs sa case, il lui ordonne immédiatement
de vaqüer aux soins du ménage. Le noir peut avoir -
autant de femmes que ses moyeïis lui bérmettent d'en fiourrir ; fais la première qu’il a prise est son épotise légitime. Jamais elles né mangent avec leurs maris ; èlles lés servent, elles vaquent aux travaux du nénagé ët de la culture perdant qu’ils vivétit dans l’oisiveté, La femme est esclave ; c’est ce que l’on retrouve chez les peuples non chrétiens de tous lès pays.
Toutes les cérémonies et les fêtes sont célébrées : par ür repas et un bal (folgar) ; il en est de même des inhumations ; ils pleurent leurs morts en mañgearnt ét surtout en buvant de l'eau-de-vie et en dansant. La danse est pour ainsi dire un état chronique des noi rs; ils dansent le jour, ils dansent une partie de la nuit au son criärd des flûtes de roseaux et de tambours ou du tongtong, variété de tambour que l’on bat dans lés Occasions extraordinaires, L’olamba ést le tambour “oyal de grande dirhension ; les puimots où le privi-
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lége de le porter ; ils marcheht au combat devant le
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ttent d’en on épouse rs maris ; lu ménage l'oisiveté.
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ébréés par même des angearit et insant. La des noirs; la nuit au urs ou du t dans lés > tambour t le privit devant le
roien fdisant reteñitir cet instrument. Ces bärdes noirs
touchent aussi d’un autre instrument appelé balafo ; il s'entend de très-loin.
Lé roi ne rend pas de visite importante sans être accompagné de sa musiqué et de son guiriot, qui remplit à la Cor le rôle de bouffon., Les guiriots Soht méprisés pär 1és noirs qui les régardent cote des saltimbanques ét des sorciérs en relation avec le démon.
Les noirs de la côte se livrent À la pêche, lës autres chassent ; ils Sont excellents tireurs : il est rare qu'ils manqueñt le gibier.
I n’y à parmi eux qüe les états nécessairés à la vio : tels que ceux de forgeron, tisserand, potier €, fabricant de gris-gris ou Corroyeurs. Les femmes tissent les étoffes de coton et les teignent en noir et en bleu : car l'idigo poussé naturellement dans toute la zone équatoriale de l'Afrique. Elles savent aussi leur donner unë blancheur éclatante : leur industrie ne va pas plus loin. -
Les objets les plus usuels sont les nattes ; eh effet, le nègre passe presque toute sa vie sur sä tidtte, et dans certaines localités, ellés tiennent liéu de monnaie courante,.
Is donnent à leur village la forme rühde, ét les ehtourent d’une üu deux haies de roseaux pour ärrêter les bêtes féroces. Leurs maisons (krombets) ont là même forme et sont construites en briques faitesavec une argile rougeâtre qui compose lesol d’üné partie de l'A frique. Les maisons Mmandingues soit très-rapprochéés l’uné de l’autre: aussi, dans le cas d'incendie, le village entier est-il rapidement consumé. Leur ameublement consiste en un Coffre,une natte tendue sur des pieux élévés pour ieur servir de lit, une où deux jattés, quelques calebasses et plats de bois, un panier, deux où {rois mot-
tiers de bois pour. broyer le riz, ainsi que le maïs. Les nobles se tiennent sur une estrade recouverte de nattes, \
Les rois, maîtres absolus du pays, assignent à chaque famille la part de terre nécessaire à sa subsistance; mais la paresse des noirs est telle, que rarement les récoltes peuvent leur suffire pour toute l’année ; ils vivent alors misérablement de racines et de pistaches ou arachides, mendubim.
Une partie des Mandingues est: mahométane, elle suit alors imparfaitement les prescriptions du Coran et obéit avec soumission aux marabouts qui le lui expliquent et font l'école aux enfants. La religion des autres est un fétichisme grossier, dont le fon‘ est toujours le culte du serpent ; aussi leur superstition estelle extrême. Ils observent les entrailles des animaux, croient aux sortiléges, et, pour éloigner les mauvais sort, ils se couvrent de talismans et d’amulettes achetés À grand prix à leurs sorciers et aux marabouts. Chaque gris-gris a sa vertu particulière, il y en a pour la réalisation de tous les désirs et l'éloignement de tous les dangers,
Ce que nous disons des usages et de la religion des noirs de la Sénégambie s'applique en général à tous les peuples nègres.
3° Les Sérères. Ce peuple noir forme le royaume populeux de Sin, dont le centre est situé à 40 journées à l’est du Sénégal et de la Gambie. C'est à cette distance de la mer qu’habite leur roi. Les Sérères viennent sur la côte et ils forment une partie de la population du cap Vert, depuis le cap Naze jusqu'au Salum. Les Sérères sont moins bien faits que les Yolofs et les Mandingues ; leur type se rapproche davantage de celui.du nègre proprement dit, Ils ont les mœurs
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simples, sont hospitaliers, laborieux ; leur caractère
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caractère
est bon, sensible et enjoué, mais vindicatif, Ils ‘cullivent leurs terres avec soin et gardent leurs troupeaux. On retrouve parmi eux les mêmes industries que chez leurs voisins, cependant leurs langues diffèrent totalement. Les Sérères adorent les serpents ; ils:les nourrissent et les traitent avec soin ; aussi la contrée et les cases en sont tellement infestées qu'on finit par les regarder comme des animaux domestiques ; il n’est pas rare de trouver sa case occupée par un serpent de aille respectable, il faut alors l'en déloger ou attendre que ce dieu daigne évacuer votre domicile. On lui érige des sanc “aires, ca le nourrit de sang de poulet, on lui offr, üÿ it et des liqueurs, souvent on lui immole de. b:. fs. Le principal de ces temples est celui de Mass, nalé. 11 estcomposé de vastes enceintés renfermant des bosquets d’arbres sacrés et entourées de haies élevées. Le serpent Adhoula-Dhajanor est Souverain absolu, et celui Qui oserait dérober quelque offrande déposée dans son SanCluaire aurait la téte relournde avant de rentrer chez lui !
Le chef de la hiérarchie de ces divinités venimeuses s'appelle : Maman Guethie. 1] apparaît pendant la nuit à ses adorateurs sous ioute espèce de formes, voire même sous l’habit des missionnaires. Il est le protecteur du droit et de la Justice et le vengeur des crimes. Les coupables sont voués à sa Colère, et ne peuvent racheter leur vie qu'au prix des plus grands sacrifices. Son grand-prêtre, appelé Oihur, est chargé de toutes ces fonctions très-lucratives.
Is croient encore à l'existence de génies semblables aux vampires. Ces génies (onakys) prennent la forme humaine pour se repaître du principe vital de l’homme. Malheur à celui qui est soupçonné d’êtré onaky : on
le poursuivra comme une bête féroce jusqu’à ce qu'on
l'ait tué.
{ Les Bérères croient à la méterpsycose : ils sont 1) convaincus qu’äprès leur mort, ils naissent à nouveau on nt dans d’autres pays. Un noir peut revivre blane, et un Ja! LL À " blac renaître noir. C’est probablement à cause de mis du cette croydhce qu'ils ont un grand respect pour les “ A tbtts: On entérte les défunts dans leurs cases ; on en un : edupe lës éolonnes à mivitié. Près de la côte, on la x ait, bütivré de coquillages, et de terre dans l’intérieur: Un dat » arc et des flèches; placés à la pointe du toit, in- on hi .* diquerit la sépulture des hommes ; un oftier avec un a h piloti fait reconnaître celle des femmes ; ces tombeaux Fe “| forment de vraies nécropoles plus cotisidérables pin les à l À villages des vivants. inde Un 40 Les Fouwlahs. Ce peuple est divisé en un cer- Ha ! à [ÉLIRE tain nombré de tribus répandues entre le 4° de latitude D. |: ( nord et le fleuve Sénégal, dans la Sérégambie, le Bon- ui : { au À dou etle Bambouch, etc. Ils forment plusieurs États quil | [AL H dans l’intérieur de l'Afrique. A l’est de la Sénégambie, ape A 4 s'élève une chaîne de montagnes dont les plateaux DB , | ; | 1h des versants de l’ouest forment le #outa Diallo ou pale M) |. Jallo: Non loin des sources du ::‘0 Grandé, se trouve profo Un leur capitale; la ville de Timbo, qui contient 9,000 ha- niue | | ft bitants ; elle est la résidence de leur souverain alle- polog di [Ur le many. Le Fouta-Diallo est composé de plateaux ut LE rotailleux et de pâturages où les Foulahs élèvent . En ul | | üe notnbreux trolipeaux de bœufs, de chevaux, di 5 Peupl | || chèvres; animaux presque inconnus dans une par- les pd ill FU EE tié dés territoires nègres Un de leurs principaux BR h il EEE HU royaumes est le Sirat ; il s'étend sur une partie des lequel (LRU cotitrées arrosées par le Sénégäl; depuis le Galam Lu h jusqu’au fort de Podhor et au lac de Cayor: Les ha- le al bitants de ce royaume soht connus sons lenom dé 7, IE. Peules, Poules où Toucouleurs. Les Foulahs sont en}. : +. général de beaux hômmes, robustes et courageux EE hoc,
Leur activité d’esprit, leur prudence et leur réserve en choses
» : ils Sont à nouveau ane, et un à cause de ct pour les ses ; on en côte, on la térieur: Un dt toit, inier avec un s tombeaux bles que les
en un cerde latitude bie, le Bonsieurs États énégambie, es plateaux a Diallo ou è, se trouve nt 9,000 haverain aœllele plateaux abs élèvent chevaux, dé ls unë par-
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font d'excellents commerçants. Ils viennent trafiquer jusque sur les bords du golfe de Guinée. Leurs femmes sont belles, enjouées et indolentes. : | On trouve parmi eux différentes nuances, depuis le noir Jusqu’aû jaune ; ils ressemblent du reste heaucoup aux Arabes. Chez les uns, la peau est couleur de rouille; cb 7 les ‘autres, surtont chez les Fellatahs du Borgho et du Quorra (Niger), elle ne diffère pas beancoup de celle des nègres, tandis que certaines hordes ont une ressemblance frappante par les traits du visage et la couleur de la peau avec les Hpttentots du Cap. On serait porté à croire que les Fonlahs forment la transition entre les Arabes et les nègres de l’Afrique centrale, et de les attribuer à la race berbère. Ils ont les cheveux longs et moins laineux que ceux des nègres, certaines de leurs tribus tressent des nattes qu'ils attachent sous leur menton comme une ju ulaire. 4
La ligne de démarcation qui les sépare de toutes les nations qui les entourent n’est probablement pas aussi profonde qu’on l’a cru jusqu'ici. Lorsqu'on connaîtra js à fond ces peuples, bien des problèmes d’anthroue se trouveront résolus et hien des systèmes
Un grand’ nombre de Foulahs vit à it. ‘ nomade Peuple pasteur, ils conduisent leurs troupeaux dans les pâturages des pays voisins où iis s'arrêtent avec la permission du roi. Eux seuls fabriquent du beurre avec lequel ils font des échanges avantageux.
Lorsqu'ils fut établis sur un territoire étranger, à la moindre vexation, ils n'hésitent pas à détruire leurs villes et à se transporter dans une autre contrée. Cela leur est d’antant plus facile qu'ils ne tiennent pas beaucoup à la propriété du soi et ne cultivent que les choses ahsalument nécessaires à la vie. Le tabac, le
coton, le maïs, le riz et autres grains sout les produits de leurs plantations. Leur frugalité et leur sobriété leur permettent de vivre dans l'abondance ; aussi leurs récoltes dépassent -elles ordinairement leurs besoins, C’est pourquoi ils vendent leur superflu aux autres noirs, dont ils sont les pourvoyeurs.
Ils sont hospitaliers et charitables pour leurs compatriotes ; l’un d’eux tombe-t-il en esclavage, ils se
cotisent entre eux pour le racheter. Ils ont un grand soin de leurs infirmes et des vieillards.
Ils ne se servent que de vêtements de coton blanc € fabriqués chez eux, c’est la marque distinc‘ive de leur F nationalité. Les femmes les entretiennent dans une grande propreté; c’est une de leurs qualités: on la 1 reconnait à l'inspection de leurs maisons. Celles-ci sont toujours espacées suffisamment pour éviter les incendies considérables ; les rues de leurs villages sont bien ouverces ct alignées, cela ne se trouve pas chez les autres noirs.
Une partie des Foulahs est mahométane, l’autre est païenne et livrée à toutes les superstitions de l'Afrique. ur Outre leur langue propre, ils parlent l'arabe ; cette tic langue est enseignée par les marabouts dans les mos- D 1 LR et dans les écoles. bic À côté des Foulahs et plus au centre de l'Afrique, su( vit un peuple moderne qui est certainement un ra- mé meau de la même souche, nous voulons parler des qui Fellatahs. que D'abord tribus errantes, à travers les forêts du Melli, ba elles se répandirent insensiblement dans le Soudan, M de. où quelques-unes se soumirent au mahométisme, dont de elles devinrent des appuis fanatiques. La vie pastorale ou. leur permit de se multiplier invisiblement au milieu de / des autres peuples qui les méprisaient, Mais bientôt Æ 142
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de Viffé ou Tappa, de Ou Adou, de Dahomey,
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de Dandofio,jpersuada à ses compatriotes qu’il était un prophète. Il sortit des forêts de Tadela ou d’Ader, appela tous les Fe/latahs autour de lui, et bâtit une ville dans le Guber. Repoussé par le peuple de cette province, il retourna dans le Pays d’où il était venu, où il fonda la ville de Socatou. Les Fellatahs formèrent aïu.. un Corps de nation. C’es
t lui qui leur imposa des vêtements blancs, symboles de la pureté des vrais croyants. Sous sa Conduite, ils firent la Conquête des
pays de Kano, Guber, d’Haüsa, de Cubbe et d'Fouri,
et soumirent une partie du Nifé, au Bornou, Yariba et du Borghou.:
Dandofio inourut en 1816 de folie religieuse.
ARTICLE IV
Les deux Guinées,
& I. Peuples des deux Guinées,
La Guinée, ou Nigritie centrale, une zone qui s'étend sur ies tique depuis le 100
d'après Balbi, est bords de l'océan Atlande latitude nord jusqu’au 17° de latitude sud, Elle est bornée au nord par la Sénégambie, à l'est par l'Afrique Centrale, et par la Cafrerie au
sud, On la diviss en Guinée Septentrionale et en Guin’e méridionale ou Congo. Elle se compose d'une grande quantité de petits États indépendants et barbares, tels que le Sangaran, le Boné, le Kanhan, l'Ouassalo, le Banan, le Bambarra, le Pays des Dirimans, les États de Massina, de Tombouctou, de Borgou, de Faouri,
Vorüba, de Founda, de Benin d'Achanti, de Qua, de Kong, Calama, Dagomba, de Fellaë 5ornou, je Baghermen et Mobg sur le lac d. Les plus connus sont échelonnés sur les hors
Tcha
du golfe de Guinée, Autrefois presque tout le littoral africain appartenait au Portugal. Aujourd’hui op n'y rencontre que quelques comptoirs anglais, français, espagnols, portugais, belges, danois, hollandais et américains. Leur importance a considérablement diminué depuis l'abolition de la traite. Ce mélange de factoreries appartenant à ces différentes nations ne peut plus être qu’une source de conflits et un obstacle sérieux à la civilisation de ces contrées. Il serait à désirer, pour le bien des nègres et des Européens, qup les gouvernements intéressés s'entendissent pour coloniser des parties bien déterminées de cette côte. Tous y trouveraient intérêt et profit. D'après M. d’Avezac, la Guinée proprement dite ne doit commencer qu’au cap des Palmes, pour finir à l'extrémité de la baie de Biafra, elle ne se compose que de la zone étroite de cetie partie du littoral.
Au dessus de Sierra-Léone, elle se subdivise en six côtes : celles de Malaguette ou du Poivre; d’voire, où se trouvé la république de Liberia; la céte d'Or, entre le cap des Trois Pointes et le câp Saint-Paul, elle contient le royaume d’Achanti ; vient ensuite la côte des Esclaves, qui s'étend sur un arc de cercle de 115 lieues de longueur, du cap Saint-Paul au cap Formose ; elle est encore appelée côte de Benin, du k nom du golfe qui la borde ; elle renferme le Dahomey, | le Benin et l’Ouerre. Au delà du cap Formose s’étend
la côte des Biafares, au fond du golfe de Aiafra, el
enfin celle du Gabon.
La Guinée est la patrie des nègres propre aent dits. Jn effet, c’est chez les peuples noirs incultes et à presque sauvages, situés au sud dela chaîne des Kongs, qui se termine à l'ouest de Sierra-Léone, et surtout parmi ceux de la côte de Benin, que l'on remarque ie vrai type nègre, caractérisé par la forme prognathe