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dans l'intérieur; il est couvert d’une magnifique végé-
tation et jouit de l'avantage de posséder de l’eau excel-
lente. Les Anglais ÿ ont percé plusieurs routes ; les bli habitants l’appellent Boréa ou Bourré ; leur roi habite 147 au fond de la baie. Les hommes sont bien faits, leùrnez | des n'est pas tout à fait plat ; ils laissent croître leur barbe Pau crépue, èt coupent leurs cheveux en croix en formant soi quatre petites touffes carrées sur leur tête. Ils ont de | C très-belles dents, leur conservation est due à la mas- M “it tication du kola, espèce de châtaigne du Sterculia | sud acurinata. C2 fruit laisse dans la bouche un goût très- etc agréable qui se communique aux aliments. Le kola sert esp aussi de monnaie: avec 50 kolas on peut acheter une : née femme. L En Dans chaque localité se trouve nne salle où les À bre: jeunes filles apprennent à danser et à chanter sous la 0 direction d'un vieillard de noble famille. De tempsen KR pro temps, elles se livrent à ces exercices sur la place du doté
village, où les jeunes gens viennent choisir leurs
(nouses.
Les principaux peuples de Sierra-Léone sont les Capez et les Combas. A cinquante lieues de la côte À 4 habitent des nègres anthropophages qui font souvent TEE des excursions sur le territoire de leurs voisins. + susqu’en 1858, le territoire de Sierra-Léone faisait cu partie du vicariat apostolique des deux Guinées. À de F cette époque, le Saint-Siége l’érigea en vicariat apos- + us {Ll wolique. En 1859, la société des missions de Lyca en À “ ä | il fut chargée et son fondateur, Mgr Marion de Brésillac, R au HE vint en prendre possession avec sept missionnaires: . | | ce prélat mourut peu de temps après son arrivée; ses d 1 { compagnons le suivirent successivement dans la tombe, Le | Un monument a été élevé sur leur sépulture par les ae 5 soins du consul de France, M. Seignac-Lesseps. Alors, Î& un les prêtres du Saint-Esprit et du Saint Cœur de Marie C7 En reprirent l’œuvre qu’ils avaient commencée, Au- brusi L jourd’hui la mission de Sierra-Léone compte deux éta. [Mes
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blisserfiënts et deux écoles de garcons et dé filles. Six missionfaires sont chargés du soi de la parolise et des écoles de garcons : &ix 8œbrs dé Saint-Joseph de Feunÿ dirigent les écoles, un vuvtoir dé filles, et soignent les malaädes.
Ge vitariat apostolique comprend tois les pays Situés entre le rio Nunez au nord et le rio Cavalli au sud, Il $e composé donc des territoires de Sierra-Léone et de la Libérie, Cette mission dotiné d'assez belles espérances ; outre les convétsions dé noirs, chaqte année un Certain nomibre de protestants rentre dans le giron de l’Église. Les cätholiques, d'abord'peu nombreux, Se sônt cotisés pour là construction d’une église.
Où y voit dix-sept cultes brotestants, tous égaleriënt protégés par le güuvernéthent anglais et richement dotés pa les sociétés biblijücs.
? II, Gabon,
Longtemps on à cru que lé Gabon était un fleuve venant de l’intérieur de la Vigritie se jeter dans l'Océan sous l’Équateur, mais on a reconnu que ce n'était qu’un estuaire étroit et sinueux pénétrant assez loin dañis les terres et recevant plusieurs rivières navigables: Les principaux sont : le Mafouga et le Rambotwaÿ Sur la côte septentrionale: le Cimber, le Rogoutéy ét fe Passall sur la côte méridionale, Les navires Gu coin merce Yÿ pénetrent séns obstacle. .
Le Gabon, ainsi nommé par les Portugais (Gabao), donne son nom à toute la côte qui s'étend depuis le fleuve des Cameruns jusqu'au cap Lopez, entre 0,45/ de latitude sud et 35 80’ de latitude nord. Après le Camie- PUNS On arrive au cap Saintie-Claire, alors la tôte tourtie brusquement vers l’est et forme la baie Au Gabôti, qui mesure près de huit lieues de largeur à son entrée, Elle
. @st fréquentée par les navires qui commercent avec cette partie de l'Afrique ; les facilités qu’elle offre pour
le radoubage les y attire. Le commerce y consiste
principalement en ivoire, en miel, en cire et en caoutchou. Ce territoire appartient à la France depuis 1843, Le comptoir français est assis à l'entrée de la baie, sur la côte méridionale, par 0,30/ de latitude nord. Un fort gardé par une compagnie d'infanterie de marine fait respecter nos intérêts. |
Les Gabonais, ou nègres Mpongwés, Pongwy, forment un petit royaume qui s'étend depuisle littoral jusqu’à l'île de Xoninkey, près la côte nord, jusqu’au village du roi Georges, sur la côte sud. Auprès d’eux habite la nation des Bouloux. On en rencontre un certain nombre dans les villages gabonais où ils servent de courtiers pour apporter sur le littoral les denrées de l’intérieur. Les principaux villages après le Gabon sont: ceux des rois Denis ou Saint-Thomas, Louis, Georges, Glass, Dukin, de Koninkey, de Passall, de Cobangoi et de Rotundo. Ce dernier est à huit lieues du Gabon, sur le bord de la baie; des bosquets de papayers enroulés
de lianes capricieuses forment autour de lui une mu-
raille de verdure et de fleurs.
La mission catholique a été fondée avec la colonie française, en 1843. Elle se compose de l'établissement de Sainte-Marie du Gabon, où réside Îe vicaire apostolique. Quinze missionnaires et dix sœurs de l’Inmaculée Conception de Castres y dirigent des écoles de garçons et de filles, un établissement agricole, ainsi que d'arts et métiers, semblable à celui de Saint- Joseph de N'gazobil, en Sénégambie. Il s'y trouve en ce moment 300 garçons et jeunes filles appartenant à toutes les tribus gabonaises, Les sœurs prennent également soin des malades. |
On retrouve au Gabon la végétation admirable qui
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s'étend dans la vallée de l'Amazone, sous Ja région équatoriale. La nature y déploie la même magnificence, et les forêts vierges Y développent leurs arbres immenses avec une égale majesté, La forêt s'étend au loin; cà et là des clairières abritent des villages de nègres avec leurs plantations de manioc et de bananes.
La mission est dans un état de prospérité satisfaisant: elle a un bon noyau de catholiques fervents qui augmente chaqu. jour par des Conversions sérieuses. Un grand nombre de nègres viennent assister aux cérémonies de l’Église.
Les nations de cette côte sont, avons-nous dit : 1 les Pongwis ou Gabonais; ce sont eux qui font le Commerce avec les Européens, mais ils n’entameront Pas une affaire avant qu’on ne leur ait servi une bonne lasade : d’eau-de-vie, Les Gabonais sont paresseux, craintifs, vantards et poltrons. Leur contact avec les Européens les a enduits d'un léger vernis de civilisation qui n’a fait qu'augmenter leurs vices naturels. Ils passent leur vie assis-sur des nattes à bavarder avec leurs. femmes, Ils méprisent leurs voisins, les Bouloux : mais lorsqu'ils entrent dans les villages de ceux-ci, ils deviennent instantanément humbles et. timides. Les Bouloux (4ssekeanys) sont plus petits, maigres, lourds dans leurs manières, sales, affectés de dartres, mais ils sont actifs, courageux et intrépides chasseurs. Pendant qu’ils chassent l'éléphant, le buffle, le Sanglier et le singe, leurs femmes salent et fament le gibier sous des hangar dans la forêt. Le roi partage entre ses Sujets le produit de la chasse commune. Le Boulou à peu subi l'influence des blancs; il est presque sauvage
et fabrique lui-même à peu près tous les objets dont il a besoin,
2° Les Pawins, plus nombreux, sont encore pius
| Sauvages ; ils passent pour être anthropophages. Leur
territoire commente à six lieues du fond dela baie; il EE et renferme beaucoup de minerai de fer à fleur de terre | sc qu'ils savent travailler. [ls en fabriquent leurs armes. À vi Ils n’échangent leurs dents d'éléphant que jour des D fusils, de la poudre et de l’eau-de-vie. Ils cultivent le où tabac et sont industrieux et guerriers. Les Pawins DE G: viennent de l’intérieur : ils sont venus, il y a quelques ne années sur notre territoire, chercher aide et protection qu contre les marchands d’esclayes et la grande nation des cÔ
Fans quiles pousse vers la côte. On évalue kur nombre à 100,000, sur le territoire français.
La montagne de Cristal divise les bassins du Gabon et de l’Ogôoué (Ogovai). Ce fleuve qui vient d’une tnès- | grande distance dans l’intérieur, sert de frontière aux possessjons françaises et au Loango. En 1868, le gouvernement français en fit reconnaître le cours .depuis
la mer jusqu’à ses cataractes situées à une trentaine D de lieues de son embouchure. Cette expédition, dirigée EN Zéo par l'amiral Fleuriot de Langle,commandant la station D ond navale de la côte occidentale d'Afrique, réussit pleine- la ç ment. Elle démontra la possibilité de fonder un éta- l'Ye blissement sérieux près les cataractes de l’Ogôoué. Sai Depuis la guerre ce projetest abandonné. Cependant du une mission pourrait être établie dans cet endroit Dan important avec des espérances fondées de succès: le D elle agirait à la fois sur les noirs du royaume de petit Loango, autrefois chrétiens, et sur les tribus de l'in- Ben: térieur de l’Afrique, telle que les Fans, qui viennent gitu commercer jusqu’au Gabon. Mah
En ce moment nous apprenons que le gouvernement suc français se prépare à évacuer le Gabon, tout :en con- La servani ses droits sur son territoire. Le pavillon fran- eaux çais flottera jusqu’à nouvel ordre sur l'établissement DS cons des missionnaires. Que d'argent! que d'hommes perdus vient
depuis 1843! Tant de sacrifices vont donc être inutiles! BE L'un
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et cela, au moment où la colonie française ya atteindre son développement légitime. Déjà, depuis que les navires de guerre français ne se montrent plus dans les bouches de l’Ogovai, les négriers portugais ÿ sont venus ouvrir de nouveaux marchés. Que sera-ce lorsque le Gabon aura été totalement évacué ! Toute cette côte ne deviendra-t-elle pas le centre de ia traite des noirs que l'on cherche à supprimer avec tant d’ardeur sur la côte orientale d’Afrique, dans Je Zanguebar ?
ARTICLE Y
Côte de Benin ou des Esclaves, — Missions africaines de Lyon.
Dahomey.
Depuis les montagnes de Xong, au nord de Sierra- Léone, le sol s’abaisse insensiblement en plateaux ondulés jusqu’au Niger et forme l'immense plaïne de la côte des Esclaves ou du Benin qui borde le Dahomey, l'Yébou, le Benin et l'Ouère.. Elle commence au cap Saint-Paul, près le Volta, finit au Cap Formose à l’est du Niger, et s'étend sur ua périmètre de 415 lieues. Dans la partie septentrionale de cette contrée se trouve le Dahomey, séparé à l'ouest de l’Achanti par plusieurs petits Etats, Ce royaume est situé au fond du golfe de Benin, entre le 6° et 8° de latitude nord et à 30’ de longitude esi. Il est borné au nord par la chaîne Kong, les Mahio, Burgu, Dagumba ; à l'est, par l'Yoruba, au suG par le golfe de Benin.
La plaine du Dahomey ne laissant d'écoulement aux faux, pendant la saison des pluies des inoudations considérables envahissent les contrées Maritimes et Viennent augmenter les grands Marfcages de..la Côie.
borde ia mer, dont elle est séparée par une bande de terre étroite et sablonneuse de largeur variable, et s’étend jusqu’à 100 kilomètres ; elle en mesure 56 de largeur.
Après les pluies, les eaux baissent linsensiblement. Alors surgissent à leur place des plaines de boues impraticables, recouvertes de hautes herbes où grouillent des myriades d'insectes ét autres animaux nuisibles. La lagune est ordinairement navigable pour les canots. Les Anglais l’appellent Denham's- Water, eau de enham, nom d’un voyageur célèbre. Mais les nègres lui donnent le nom d’Ahuanga-gi (Ahuan, guerre, ga, grande, gi, navigable); ce qui se traduit ainsi : une lagune navigable a été produite par une grande révolution. La légende de ce lac, raconte que jadis une grande forêt en ombrageait l'emplacement. Une féticheresse y mit au monde un enfant ; elle l’abandonna sous prétexte qu'il n'était pas son fils; celui-ci, furieux, détruisit la forêt et la changea en lagune. Les féticheurs défendent d’y puiser de l’eau sans observer certains rites, dont l’omission la ferait changer en sang. Ils prétendent aussi qu'un malfaiteur qui voudrait la traverser en pirogue serait infailliblement noyé. Toutes ces choses sont contenues, paraît-il, dans le nom de la lagune. La chaleur moyenne y atteint de 280 à 30° centigrades.
La végétation n’y prend pas les proportions gigantesques des autres parties de la côte ; le cotonnier et le palmier en sont les arbres les plus grands; le baobab y devient plus petit qu’en Sénégambie. Les oranges, les citrons et les cocos sont à peu près les seuls fruits avec lesquels on peut se rafraîchir. Le mais, l’igname, le manioc et la patate douce sont la
nourriture presqu’exclusive du peuple. À Lagos et à
Popo on cultive un riz petit et rougeâtre de mauvaise
bles beau êtres fins, vers | laisse Le despc de to royau lui es comp taillor et d'u forme
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plantes potagères, mais
qualité ainsi que certaines elles deviennent stériles dès la seconde année: il faut en faire venir de nouvelles graines d'Europe. Cependant, le Dahomey est un pays où l'agriculture est en honneur. Ses habitants ne connaissent point la charrue, ils labourent leurs terres avec une bêche et se servent d’un coutelas pour couper les racines. L'indigo y croît à l'état naturel : les négres savent en tirer parti pour teindre leurs étoffes de coton.
Les animaux domestiques y dégénèrent rapidement; ils y deviennent plus petits, cela dépend de la mauvaise qualité de leur nourriture. Le mauvais état des voies de communications qui ne sont que des sentiers, ne permet pas de transporter les fardeaux autrement que sur la tête des hommes. Les éléphants et les lions ont presque tous disparu; en revanche les hyènes et les panthères > pullulent.
Les nègres du Dahomey sont grands et bien faits, leur couleur est moins noire que celle des nations voi. sines ; ils ont une intelligence très-développée, capables de progrès. D'un Caractère doux, ils ‘affichent beaucoup de respect et de servilisme pour tous les êtres qu’ils croient au-dessus d'eux. Ils sont discrets, fins, rusés, adroits et voleurs insignes. Ils cheminent : vers leur but avec une grande finesse d’action qui ne laisse rien transpirer avant de l’avoir atteint.
Le Dahomey est une monarchie absolue, militaire, despotique et héréditaire. Le roi est seigneur et maître de toute chose, il est le seul homme libre de son loyaume, ses sujets sont ses esclaves, la peine de mort lui est réservée. Tout homme est soldat : l’armée se tompose d'infanterie armée de fusils, de quelques balaillons portant des arcs et des flèches empoisonnées, et d’un petit parc d'artillerie, Les meilleures troupes qui forment la garde royale sont cantonnées dans la capi-
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