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tälé: les hommes marchent quatre de front espacés d’un mètre ; ils darisétit ent marchant satis quitter leur rang,
Les femnres sont appelées 4tissi dt service militaire ; 3 à 6,000 d’entre elles font partie de la garde royale, C'ést à elles que Ie prédécessetit du roi äctuel à dû dés principales victoirés. Elles soit armées de fusils, de sabrés et de pétités imassties. Dans le combat elles doivent tâcher dé faire béadcotih dé prisonmiers ; voilà pourquoi elles ne frappént l'ennemi qu'aux jambes, afin de l'empêcher dé fuir. Totité la côte des Esclaves a été le principal foyer dë la traite. Elle se composdit primitivement d’utié grande quantité de petits États dont lés rois du Dahoïniey ont fait la conquête ; ils cherchent à unifier tous les peuples voisins, $oûs leür domination sanglanté en les asservissant. Mais ils sont entravés dans l’exécution de ce plan par les Nagos dont la capitale est Abekouta.
Tous les nègres paient l’i“pôt: Lorsque le roi troit avoir besoin d’argent, il envoie ses soldats faire de véritables razzias dans lés cases de ses sujets. Les blanes en sonit exempts ; mais ils sont obligés de lui faire des cadeaux suffisants pour satisfaire sa cupidité. Deux ministres gouvérnent en son nor; le premier (ninga)
administre la partié nord, le deuxième (mnehou) gou-
verne la partie sud du royaume, il est en oùtre chargé de la perception des impôts. Tous les employés de la couùr ont le titre de cabeceiro (chef).
La moindre des choses entraîne la peitié de mort:
. regarder le roi boire ou manger, porter des habits faits
d'étoffe rouge ou précieuse réservée 4 la cour: élever sa maison d’un étage, faire tout ce qui dépasse la cotdition ordinaire du nègre, l’action laplus indifférente, peut exposer votre vie. Le roi envoie quelquefois ses femmes exécuter ceux qu'il a condamnés. Toutes ies jouissances lui sont réservées. Un de ses sujets se diss
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tingue-t-il dans les arts ou fait-il quelque chose d’extraordinaire ; il est mandé à la cour, est interné dans le palais et travaillera pendant le réste de sés jours, uniquement pour le roi. Lui seul a le droït de jouir des objets qui ont une perfection quelconque.
Tous les supplices inventés par là dépravation humaine se retrouvent au Dahomey. En toute occasion importante, il y a des sacrifices humains ; à la naissance, à l'avènement, à la mort dés princes ét des grands, dans les principales circonstances de leur vie, à certames époques de l’année, des flots de sang humain coulent en honneur des fétiches. Le roi est obligé de se soumettre au parti des féticheurs et de les satisfaire en leur livrant des milliers de victimes. Cependant, le père du roï actuel, Ghezo-Apogi, neuvième roi du Dahomey, dvaït réussi à diminuer le nombre de ces sacrifices. Il résistait à l'influence des féticheurs et ne laissait immoler que les condamnés à mort. Ghezo- Apogi, après s'être emparé du trôné de $on frère, augmenta ses États par là rusé plutôt que par la violence ; il préféraïit vendre ses prisonniers ou les donner à ses serviteurs, plutôt que de les immoler à ses fétiches. C'est ce qui lui attira la haine des féticheurs : iis l'empoisonnèrent en 1858. Ghezo-Apogi avait régné 40 ans.
Après sa mort deux partis divisèrent la nation ; les uns voulaient l’abolition ou la diminution des sacrifices humains appelés coutumes; les autres, dirigés par les féticheur$, en demandaient le rétablissement complet, Ces derniers triomphèrent et Badou-Greré, fils de Ghezo-Apogi, monta sur le trône de son père : il s’empressa d’én cimenter les parties disjointes avec le sang de nombreuses victimes humaines. Pour célébrer dionement iôs fêtes de son avènement en 1860, trois mille hommes furent ostensiblement sacrifiés aux fé.
tiches dans la capitale, Voilà tout ce qui à transpiré Â de l’histoire du Dahomey. Cependant les Portugais ont es] été à peu près maîtres de ce pays pendant 300 ans ; Br par conséquent il doit se trouver dans les archives de n’e 1 l Lisbonne des documents utiles à l’histoire de ce pays. leu 1 Le luxe des supplices y est considérable, avons-nous nès l'A dit plus haut : en effet, outre la décapitation, la mort l’ac ET sous la massue réservées aux esclaves et l'empoison- bra | | HE nement, on y trouve encore celui de la croix. Les rois pot LITRES ainsi que les chefs ennemis sont condamnés à être NO is [UE mangés par les nègres anthropophages. A la mort ne : du roi, le peuple jouit d’une licence absolue jusqu’à à la pi l'avènement de son successeur, Malheur à celui qui teui fe ne se "tire pas dans sa maison pendant la nuit! À L'h jt Des bandes de nègres parcourent les villes et les vil- est | JA lages et enlèvent tous ceux qu'ils rencontrent dans d’au [I 1e les rues pour les immoler à leurs fétiches. Un grand sion RUE nombre d'esclaves assommés, sont enterrés encore vier, Li vivants dans la même tombe que leurs maîtres. Le béta Hat nombre des malheureux nègres qui expirent victimes M mer NN de ces horribles superstitions est incalculable. On des ] in peut dire que le trône du roi est bâti avec les crânes IN tuai (NL 4 de ses sujets. Or, les fétiches sont très-nombreux ; cheu HÈ à chacun fait ou choisit le sien. Ce sont les premiers ils c ll objets venus : les animaux féroces tels que les lions en l’ j'n et les panthères, ou bien des petites statuettes. en un b HE: argile qui rappellent les dieux (ares des anciens. li les il: j Il y en a deux espèces. Les fétiches publics ou com- Elles are muns que Chacun choisit et se fabrique à sa guise et rien. ue es fétiches des grands: tels que sont : les arbres, la À filles sn mer et l’Agoye (figurine de crapaud en argile), c’est Ja les fé 1 de divinité des conseils. Mais le principal de tous est le DE touja HE serpent, dieu du commerce, de l'agriculture, des ma- MR horri le ladies, des fléaux, et de la guerre. Il a ses temples dans Co: me. Chaque localité, et ses sacrifices humains réguliers. DR obsta
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À Whydah, le temple en Contient cent : t'est une espèce de gros serpents semblables au serpent coral du Brésil. Il atteint jusqu’à trois mètres de longueur, il n'est pas venimeux, dit-on, Ces reptiles sortent de leur sanctuaire pour se promener dans les environs. Un nègre en rencontre-t-il un, aussitôt il se prosterne pour : l’adorer : ensuite il le prend avec respect dans ses bras et le porte au temple. Rencontrer un serpent est pour lui un augure des plus favorables. Aussi peuventils pulluler à l'aise. I1 paraît que ceux du grand Popo ne sont pas aussi doux. Dans ce pays, le dieu appartient à la famille des boas ; il dévore bel et bien ses adorateurs et leurs animaux lorsqu'il peut les surprendre, L'honneur le plus grand qu'il puisse faire à une famille est de manger quelqu'un de ses enfants ; il en aura d'autant plus d’adorations. Le serpent à ses processions, ses grands prêtres, ses prôtresses et colléges de vierges appelées bétas. Toute femme peut se déclarer béta, alors elle jouit de toute liberté. Mais pour former les prêtresses, voici ce qui se passe, Chaque année, des jeunes filles sont placées dans une espèce de sanctuaire et séparées de leurs COMpagnes. Un vieux féticheur et une féticheresse sont préposés à leuréducation; ils commencent par couvrir leurs corps de tatouages en l'honneur du serpent, alors leur peau ressemble à un beau satin noir damassé. Ils leur enseignent toutes les cérémonies et Superstitions du culte de leur dieu. Elles deviennent ses enfants et ne dépendent plus de rien. Aussi, les nègres se gardent-ils d’épouser ces filles dont ils seraient les esclaves. Chose remarquable, les féticheurs n'appartiennent pas au pays, ce sont
toujours des Mandingues qui remplissent ces fonctions horribles.
Comme on peut le voir par ce-qui précède, obstacles contre lesquels nos missionnaires du Dahomey
ont à lutter sont bien grands. Les féticheurs, comme tous les pontifes du pagaänisme, sont leurs principaux ennéfnis ; ils tiennent lés nèäres sous leut dépendance par la crainte de la moft. Beaucoüp d’entr’eux seraient disposés à s'affranchir de ce jorg eflroyable,
‘ cauchemar perpétuel dé léur existence: mais, malheur
à quiconque voudrait s’en émanciper ! il serait voué à la mort, sacrifié infailliblement aux fétiches où em» poisonné, C’est par le poison que les mandingos 3e débätrassent dans bruit des fécheurx.
Péndant trois siècles lés Pottugais ont étf mäitres de cette côte; leurs prêtres avüäient réussi à convertit un certain norhbre de uères ; mais après leur départ les chrétiens retournèrent présque tous au fétichistie. En 1860, le Saint: -Siége ériged le Dahomey en vicariat apostolique, et lé confia à la nouvelle congi.gation française des missions africainés établie à Lyon. Jusqu'à celte époque, lë Dähoiney faisait partie du vicatiat apostolique des deux Guinées. En 1870, il lui donna le titro de vicariat apostolique de la côte de Benin, renfermant le Dahomey et toute la côte des Esclaves, le Bénin et l'Ouère. Il est limité à l'ést par le Niger, et à l’ouëst par lé Volta. Sa cabitalé est Abomey, située à 30 lieues du littoral. Oti y voit uh grand réservoir qui fourhir de l’eau à toute la villé : 12 kilomètres avant d'y arriver sé trouvé la ville sacrée dé Cana où stdtionnetit les étrangers auxquels 18 roi à pérmis de venir à la capitale. Son territoire plus élevé que la Côte est très-salubre. | aussi les nègres ÿ sont-ils mieux coristitués. À l'horizon vers le nord appäraissent des môntagnes encoré inexplorées.
Pendant iongtémps lésrois fé voulürént pas entendre parler des missionnaires ; mais maihtenañt. ils leur sont assez favorablés, ét les ont admis à visiter Abormeyÿ. À cette uctäsion les fétiches chômèrent;
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il n'y eut pas de sacrifices humains et le roi les aulorisa à fonder des établissements dans ses Etats.
La province de Whydah est composé des anciens royaumes de Koto, de Whydah et de l’'Ardra. Elle se développe sur une étendue de 46 lieues de côtes, et en à 9 de profondeur, Une grande lagune longe la côte sous le nom de rivière Ossæ. Elle reçoit deux petits lleuves, L'lakin aux eaux jaunâtres, qui n’atteint pas un mètre de profondeur maximum, et l’'Euphrates dans l'Ardra; dont les eaux claires seraient navigables si quelques banes de sable n’obstruaient pas son ermbouchure. Cette zône est la moins insalubre de ce littoral.
La mission de la côte de Bemn se compose de quatre stations principales, ce sont : Whydah, Porto-Novo (Port-Neu,,, Lagos (lacs), villes assises sur les bordé de la grande lagune, et Agoué près de la mer.
19 Wiydah est une ville ancienne de 20,000 habitants. Elle est assise près da l'extrémité nord de la lagune, sur une Colline d’où l on découvre les îles boisées qui ornent cet immense marécage; par 6° 17’ de latitude nord et 8’ de longitude est. De: bosquets d'arbres gigantesques ombragent son immense territoire. C’est dé l'année 1660 que date le premier essai de la mission. française de Whydah. Deux pères capucins y furent appelés par les résidents français. Leur zèle fut d’abord couronné de succè-, le roi converti allait rece-: voir le baptême avec une partie de son peuple, Mais les traitants protestants eurent peur de l'influence de la «'rance, ils excitèrent les féticheurs qui firent une émeute le jour où cette graide cé"émonie devait avoir lieu. Le roi effrayé promit de rester fidèle au fétichisme, Il ne put sauver les deux missionnaires qu'avec beaucoup de difficultés. Cependant les féticheurs, par-
vinrent à en empoisonner un, l’autre fut obligé de Partir, |
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En 1674, le dominicain fra:rais Gonzalves vint d’Assinie pour relever la mission. Il y laissa deux de ses
compagnons ; ils rencontrèrent les mêmes obstacles :
que leurs prédécesseurs et furent empoisonnés. Les résidents français renoncèrent dès lors à convertir les nègres de ce pays. Ils conservèrent cependant un chapelain, pour leur factorerie. En 1699, un religienx augustin de l’île Saint-Thomas vint feire une nouvelle tentative. Il fut reçu poliment par le roi; mais ii dut se rembarquer aussitôt pour échapper au poison.
Cette mission resta abandonnée jusqu’en 1864. En cette année, trois missionnaires s’y installèrent : ils ouvrirent un petit hôpital, un orphelinat, des écoles. de garçons et de filles. Plus de-80 enfants fréquentent l’école de filles et l’orphelinat contient au moins 40 internes. Les chrétiens de Whydah sont au nombre de
2° Portu-Novo (Port-Neuf) est une ville très impor tante au nord da la grande lagune, à 55 kilomètres de Whydah. Elle est depuis 1864 la résidence de six
missionnaires; trois sœurs de la congrégation de la
Propagation de la foi, y dirigent des écoles fréquentées par un nombre très-cor"‘dérabie de filles; l’in- -ternat est plein; les missionnaires sont obligés de re-
fuser les admissions, faute de ressources suffisantes. :
Ces établissements sont voisins d’un collége de féticheresses contenant une vingtaine de petites filles. Les nègres sont donc à même de comparer les résultats des deux institutions. Un petit hôpi.al et des écoles de garçons très-nombreuses complètent les œuvres de Porto-iVovo.
Sur la partie nord de la lagune se trouve Badagry, marché le mieux 1pprovisionné de la côte. La ligne de verdure de cette côte basse, s'arrête à l’embouchure du rio Lagos ou lac Cradou, les nègres l’appellent
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3° Lagos (lacs). Ceîte ville et ses dépendances ont une population d’au moins 80,000 âmes. Elle est située par 6° 21” de latitude nord et 4° 2’ 44/ de longitude est
de Paris, dans une des îles du lac Cradow, à près de
70 kilomètres à l’est de Porto-Novo, sur les frontières du pays des Yébous, qui confinent au Benin. De nombreux villages peuplent les bois qui l’environnent. Des établissements, sembiables à ceux de Porto-Novo, y ont été fondés en 1868, les écoles y sont très-fréquentées : six missionnaires et quatre sœurs de la même congrégation les dirigent.
En 1867 les missionnaires de Porto-Novo sont allés visiter Aggera ou Aujiara, ville importante à 8 kilomètres dans l’intérieur. Bien reçus et invités à venir s’y fixer par le roi, ils ont été forcés d’ajourner ce projet.
4 Agoué. Cette petite ville est à 8 lieues à l’ouest de Whydah, sur le bord oppusé de la lagune, près du grand et d” petit Popo. Elle a été fondée en 1823 par des nègres Minas au service des négriers, pour le passage des barres dangereuses de la côte. D’autres nègres affranchis venus du Brésil ont renforcé cette population qui est en majorité chrétienne, mais d’une ignorance très-grande. Quelques pr “ts envayés à l’école de Whydah forment un nca de chrétiens plus instruits. Ces nègres Minas et Nagos sont d’une nature plus ferme, . plus laborieuse et plus portée à la vertu que les autres noirs. Ils désiraient voir les missionnaires se fixer à Agoué : des écoles sont en voie de formatior. Jusqu'ici les missionnaires vont de temps en temps y passer quelques jours par an, ils y administraient une soixantaine de baptèmes. En 4871,M. Thillier v séjourna quinze jours, et il baptisa 50 enfants, 20 adultes,
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