SR CT
Lui-même débarquait dans sa métropole le 40 jum 1864'avec 24 prêtres français. Haïti devait être pour lui upe terre de souffrances et de persécutions: la superstition et l’impiété, l'ignorance et la mauvaise foi, le schisme et le fétichisme incarnés dans ce gouvernement qui avait usurpé l'autorité ecclésiastique depuis un demi-siècle. Toutes les difficultés, toutes les douleurs et toutes les plaies morales et intellectuelles, associées ensemble, allaient se liguer pour empoisonner et abréger ses jours. |
En peu de mois plusieurs des nouveaux missionnaires sont emportés par le climat. Le28 février 14865, Port-au- Prince est incendiée ; le 7 mai suivant, le Cap haïtien s’insurge et soutient un siége de cinq mois. En 1666, Miragoäne est la proie des flammes ; le 49 mars de la même année, un nouvel incendie dévore le tiers de la capitale ; en septembre, l’arsenal fait explosion et dans la même année une insurrection éclate aux Gonaïves, cette ville est brûlée. Telles sont les épreuves par lesquelles fut inauguré l’épiscopat de Mgr Testard du Cosquer.
Cependant les bonnes semences jetées dans le sol -haïtien germaient au milieu des tribulations. En 1865 Mgr Testard fondaitun petit séminaire-collége qu’il confiait à la congrégation du Saint-Esprit et du Saint-Cœur de Marie; il faisait venir les sœurs françaises de Saint- Joseph qui dirigent un pensionnat, un orphelinat, des écoles et des ouvroirs, ainsi que les frères de la doctrine chrétienne dont les œuvres prospèrent. D'un autre côté, les prêtres venus de France réchauffaient et éclairaient la foi des fidèles. L’impulsion était donnée; maïs le bien devait être encore une fois entravé. C’est par les souffrances et la mort du Sauveur que l'Église a été fondée ; c’est dans la souffrance et les tribulations que germent, croissent et fructifieut les œuvres de Dieu. L’épouse est couronnée des mêmes épines que celles qui déchirent le
ritoir tout ] faire Le ment terrai
1 métro
ment Apr 1868, Mgr G temps quelq Mgr P Bretag Ha
le 10 juin e pour lui | superstise foi, le vernement depuis un douleurs associées et abréger
ssionnaires
, Port-au-
ap haïtien
, En 1666,
mars de la
tiers de la
: et dans la
aïves, cette
quelles fut 1er.
le sol -haïe qu’il con- Saint-Cœur s de Saïinthelinat, des la doctrine tre côté, les lairaient la ; le bien desouffrances ndée ; c’est nent, Croisse est couléchirent le
front de son divin époux. Le 13 mars 1867 une révolution renversait le président Geffrard. Trois mois après, en juin, 16 gouvernement reprenait les errements du passé Le grand sén:inaire était supprimé, et l'archevêque des. titué; toutes les difficultés, tous les Outrages, toutes les vexations, toutes les injustices furent amoncelés contre le clergé. Le pouvoir civil chercha par tous les moyens
Mgr Testard du Cosquer, Ce prélat malheureux, abreuvé de chagrins et d'humiliations, vint mourir à Rome pendant le concile, 11 à eu pour successeur Mgr Guilloux. Ce prélat soutint la lutte avec courage. 11 fut encouragé par la majorité de Son clergé qui résta uni à son évêque et au Saint-Siége, malgré toutes les ruses et tous les efforts employés pour l'en détacher.
La mission d'Haïti se compose de 72 paroisses, 94 seulement ont des curés. Quelques-unes comme la Créizdes-Bouquets Ont 50,000 habitants disséminés sur un territoire de 25 lieues de long et d’égale largeur, Malgré tout le zèle désirable, il est impossible au curé de dt: faire à tous les besoins spirituels de ses paroiss. Las.
Le séminaire-collége compte 130 élèves. Le gouverne ment vient de donner récemment à l'évêque un vaste terrain pour y construire un établissement digne de-la métropole. Les pères du Saint-Esprit y possèdent également une maison de missionnaires. |
Après la suppression du grand séminaire de Paris, en 1868, le recrutement du clergé est devenu plus difficile Mgr Guilloux n'avait en 1870 que 44 prêtres. Depuis db temps plusieurs ecclésiastiques sont arrivées de France quelques jeunes prêtres ont été ordonnés à Roseau par Mgr Poirier, et le petit séminaire vient d'être rétabli en Bretagne, près Nantes, à Pont-Château.
Haïti n’est plus la perle des Antilles d'autrefois, ses
possibles à reprendre l'administration ecclésiastique. 11 destitua le vicaire apostolique nommé après la mort de -
va lie Eh lge = aéene eme
NS
Leo es see À
ere
LE
Pope
Æ = LR ES ne ans sg 0 à
NN ." À E Ni hs +1 %:
11) è] t] Lt
F L. RÈr LIN Tr:
ce D «2% = F pa
me 3e LES Re.
Un aitu
PE
églises sont pauvres, dénuées. de tout, privées d'ornements, et les presbytères détruits, Dans beaucoup de familles, la misère a remplacé l'aisance. Cependant les catholiques ont un grand respect pour le clergé, Dans les campagnes le prêtre y rencontre les mêmes consola-+ tions qu'autrefois; malgré toutes les entraves apportées à, son ministère, malgré les intrigues employées pour le déconsidérer, Haïti promet à ceux qui viennent s’y COnsacrer plus de consolations spirituelles que la plupart de nos diocèses de France.
8 IL. Martinique:
La Martinique est à 100 kilomètres au sud-est de la Guadeloupe. Elle nous a été prise par les Anglais avec toutes! nos colonies; mais le {traité de: 1815 nous l'a rendue avec la Guadeloupe et leurs dépendances. Le 98 juin 1635, le père dominicain Félican planta la croix sur ses rivages. Elle était alors habitée par les Caraïbes; elle ne-reçut, pas de missionnaires à poste fixe, Avant 1640 le président Fouquel y envoya des jésuites qui réussirent à dissiper les préjugés répandus conire eux. Les dominicains, les franciscains et les capucins en furent également les apôtres ;. les dominicains et les jésuites y; restèrent jusqu’à la Révolution. Les premiers bâtirent une église et un couvent en 1654. Parmi les missionnaires domini- | cains dont le zèle ot la piété opérèrent Je plus de bien il faut citer le père Pierre-Paul Martel qui se voua à l'instruction des nègres esclayes, dont les prodiges de charité opérèrent des milliers de conversions.
Pendant ce temps, deux tremblements de terre déso- |
aient la Martinique, le 22 juillet 1702 et en novembre 4727, Le père Martel profita de ces catastrophes pour ramener à Dieu une foule de ces malheureux,
Le clergé de la Martinique eut le même sort que celui
ses d’orneaucoup de pendant les ergé., Dans es consola-+ apportées à.
‘es pour le ent s’y COnplupart de
sud-est de la Anglais avec 15 nous l’a ndances. Le anta la croix les Caraïbes ; . Avant 4640 ui réussirent Les dominint également , y restèrent nt une église
res domini-
plus de bien
ui se voua à À
prodiges de
le terre déso- | en novembre k
trophes pour X, sort que celui
de l'ranoe à la Révolution. Par conséquent, cette:tle fut abandonnée jusqu'en 4816, année où une ordonnance royale rétablit la congrégation du Saint-Esprit dans tous ses droits, à charge pour elle de fournir des: prêtres. à toutes les colonies françaises, À cette époque, il. n’y.restait plus que 40 prêtres. La population était dans la situation morale la plus déplorable ; l’impiété: des :planteurs réagissait tristement sur le sort des esclaves, L'arrivée de vouveaux missionnaires modifia cet état de choses. Malgré les obstacles suscités contre leur zèle, ils obünrent des résultats inattendus,
Jusqu'à l'érection du siége de PotédeiFrance; en 1850, la colonie était administrée par ‘un vicaire apostolique, c’est Mgr Le Hérgeur qui en fut le premier évêque.
On y compte 28 ‘paraïsses et une cinquantaine de prêtres. Un grand séminairé est commun aux deux diocèses de la Martinique et de a Basse-Terre: H est situé dans la localité du 7rou- Vaillant, près Saint-Pierre. :
‘Le “petit séminaire-collége: de Saint-Pierre contient 300 élèves. Ces deux établissements : sont dirigés par les pères de la société du Saint-Esprit et du Saint-Cœur de Marie. Cette société dirige, en plus, un collége d’une centaine d'élèves à Port-de-France, le pèlerinage de Notre- Dame de la Délivrande ou morné rouge, près Saint-Pierre. Gette maison contiént 3 missionnaires.
Le diocèse possède des pensionnats, orphelinats, ct ouvroirs, hôpitaux, dirigés par les sœurs de Saint-Joseph et des écoles de garçons tenues par les frères de la doctriné chrétienne. se