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temps des catholiques de l'île de Rairoa qui a 600 habi- , tants. Ceux de Fakarava et d'Anaa ont déjà acquis une certainé aisance. Un grand nombre d’entre eux ont acheté des embarcations pontées de 16 à 30 tonneaux. Ïls vont eux-mêmes vendre à Taïti leurs perles, leur nacre, leurs belles coquilles et leur huile de coco. Le lac intérieur de Rairoa mesure 445 kilomètres de circonférence.
8 III. Les Gambier au Mungareva.
iles Gambier se compose de deux îlots formant, au sud-est de l'archipel ‘fuamotou, une couronne de récifs qui peut mesurer 65 kilomètres de circonférence. Il a été découvert en 4797 par l'Anglais Wilson, et visité par Beechey en 1826. Tous les navigateurs qui ont abordé ces îles parlent de ses habitants comme étant inférieurs aux autres Polynésiens. Ils les représentent comme des anthropophages inhospitaliers, voleurs audacieux, avec lesquels il fallait toujours terminer les relations par des COUPS de fusil ; attaquant les navires avec des pirogues ou radeaux semblables aux catimarons de l'Inde. Ils ont pour vêtement un tatouage régulier sur tout le corps.
La principale de ces iles est Mangareva, située par 930 8/ de latitude sud et 137° 50’ de longitude ouest. Elle mesure 23 kilomètres de longueur sur 21 de largeur. Elle contient de l'eau très-potable.
Au sud-ouest, par 23° 91 de latitude sud et 1360 58’ de longitude ouest, s'étend l'île de Timoe ou Crescent qui a 9 kilomètres de longueur sur 5 de largeur. C’est un banc de basalte de 50 mètres de hauteur. Elle n’est plus habitée. Ces deux îles sont plus élevées que les Tuamotou. C'est en 4836 c'e deux missionnaires de la congrégation
e Picpus se firent jeter Sur la côte inhospitalière de s aux sauvages dont ils éveiliaient
Mangareva. Suspecl les mauvais instincts, ils allaient mourir de faim, sans la
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commisération d'une pauvre femme qui leur donna hs : nourriture. [ls subirent bien des épreuves ils Riu __. bien des privations; mais leur charité sait avec la persécution. Ils soignai ec i gnaïent les malades et . Enfin les sauvages se lai ; Ù aissèrent touch pe se he le roi et l’île entière ne LNtden I es imiter. Aujourd'hui, la , la population des deux t s at sur Mangareva ; on l’évalue à 2,300 pe s ait en pleine décroissance: mais le catholicisme ss ma les mariages, l'a fait entrer en voie d’accroi oi . Les cannibales sont devenus des chrétiens f. 7 vents, Charitables, probes, affectueux, doux soumis ‘ei ,
hospitalier:. Le coton y croît à l’état naturel : les mis- : :
sionnaires ont appris aux naturels à le tisser: Ï A a . la ht ns d’étoffe avec ma.
{ à me temps, ils f | He R'ars l'apprentissage des étés TAN P MR eme Hoi d étaient décimés par des faminés Pétpite Se : ues à leur InsouCiance ; aujourd'hui ce FA venu impossible. Les missionnaires ont mule s er cultures et établi sur les flancs du Dulf une me | hair dan qui exploitent une petite fine UE Le u imuler leurs néophytes, ils distribuent ra , des prix aux divers artisans et aux i dig ns de ont les plus belles plantations. 4 Lee gareviens savent lire le francais aînc:
dog Le onens le plain-chant, Pr débte AA à me devenus organistes. Cette ohréltufes ps D une communauté fervente, Aussi Mgr Jau Fe “ris k 3) venir 60 à Taïti Pour construire la catitivute à He a es ébahissement des Kanaks Mate A à le. Ils ont édifié également les églises d'A e Hangareva. Celle-ci mesure 160 mètres de fur e eur
sur 70 de laroanr, Das arendas ot 44 La g 8 arcCaûGes et des Colonnes supportent
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arrachés à une grande profondeur dans l'Océan; sa chaire, élégamment sculptée, est ornée d'incrustations de dents de cachalot.
En 4844, les Mangareviens se sont placés sous le protectorat français. :
L'île de Mangareva est desservie par deux missionnaires et deux frères pour les écoles. La piété des habitants a déterminé le vicaire apostolique à y installer son séminaire qui est dans l’état le plus florissant.
& IV. Ile de Pâques.
Cette île, l’une des plus rapprochées du Chili, a été découverte par le Hollandais Roggeween le 6 avril, jour de Pâques de l'année 4722. Cook, Bougainville, Kotzbue et Béechey, en 1896, l'ont visitée successivement. Elle est située par 27° 9’ de latitude sud et 111° 45’ de longitude ouest, et mesure 58 kilomètres de tour. Son sol volcanique et pauvre renferme plusieurs cratères éteints, le principal a près d’un kilomètre de circonférence, son point culminant atteint 333 mètres d'altitude. La population de lîle de Pâques était aussi féroce que celle des îles Gambier, mais depuis sa conversion au catholicisme, elle est devenue une chrétienté modèle. La phthysie y fait de très-grands ravages. En 1786, lors du passage de Cook, ces insulaires étaient 2,000, aujourd’hui il n’y en a tout au plus que 900.
Sur les plages de cette île on rencontre des statues énormes qui révèlent l'existence d’une société trèsancienne. Elles ont jusqu’à 7 mètres d'élévation. Ge sont des fûts de colonnes mal taillés, au sommet desquels on a sculpté, très-grossièrement, des têtes humaines, couronnées de chapitaux cylindriques, larges et disproportionnés. L'une d'elles s’élève sur les bords du grand cratère. Les naturelsles appelaient Anga-tabou. On y voit
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LES MISSIONS CATHOLIQUES FRANCAISES. Sii
aussi les restes d’un grand parapet en pierre, qui mesure 125 mètres de longueur sur 107 de largeur.
Ces insulaires sont inférieurs aux Taïtiens et à ceux des Îles Ma: quises. Leur taille est moyenne. Lors de l’arrivée des missionnaires, ils étaient totalement couverts de tatouages qui les rendaient très-bruns.
L'île de Pdques recut la foi en 1866. Le frère picpussien Eyraud s’y fit débarquer. A force d’abnégation, de prière et de charité, il gagna les cœurs des sauvages. Au bout de deux mois, il retourna à Valparaiso chercher des missionnaires. Il en ramena un: quatre Mangareviens formèrent le noyau de la nouvelle chrétienté. Atteint de phthysie, le frère Eyraud mourant, apprit le baptème des sept derniers sauvages quatre ans et demi après son arrivée dans l'ile.
L'île de Pdques est la résidence de deux missionnaires et d’un frère. L'école de garçons est fréquentée par 63 élèves ét celle des filles par 32.
Le vicariat apostolique de Taïti est desservi par 2 évêques, 20 missionnaires, 8 frères picpussiens, 8 frères instituteurs de Ploërmel et 12 sœurs de Saint-Joseph. 11 possède 1 séminaire, 1 collége, 10 églises, une vingtaine de chapelles et au moins 20,000 catholiques.
ARTICLE JII
Iles Marquises.
Les îles Marquises ont été découvertes en 1595 par l’Espagnol Mendana qui les appela Marquises de Mendoza, en l'honneur du vice-roi du Pérou. Il toucha d’abord à l'île de Tanata ou Sainte-Christine et donna le nom de port de la mère de Dieu (de la Madre de Dios) à la haie
dans laquelle il jeta l'ancre. Après lui, Cook, l'Américain Ingraham et le capitaine Marchand de Marseille les visi-
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Les îles Marquises gisent entre "7° 50/ et 40° 30/ de latitude sud, 44° à 143° de longitude ouest. Elles forment deux groupes de douze îles, séparés par 25 lieues de mer, l'un au sud-est et l’autre au nord-ouest, à 250 lieues de Taïiti. 11 n’y en a que six d’habitées.
Le climat des îles Marquises est chaud et humide, doux et salubre ; sa température moyenne est de 29° centigrades, les orages y sont très-rares. On a remarqué que les maladies contractées par des étrangers ont une tendance à devenir périodiques. L'origine de la populat'" est la même que celle des îles précédentes, seulement ‘le est plus farouche ; sa taciturnité fait un contraste ft :7. pant avec la loquacité expansive des Taïtiens. C’est la plus belle famille polynésienne après ceux-ci. La figure des naturels serait agréable sans les tatouages dont ils se couvrent toutes les parties du corps et qui les rendent presque noirs. En 1813, Porter estima leur nombre à près de 80,000 âmes. Ce chiffre était probablement exagéré. Cependant il décroît dans des proportions considérables. Actuellement ils ne sont pas plus de 12,000.
Ces différentes tribus, souvent en guerre ‘tre elles, sont séparées par la configuration montagneuse du sol. Elles forment de petites confédérations sans pouvoir central.
Leur dialecte, surtout celui de Vuka-hiva, est àpre; il contient plus d’aspirations et de consonnes rudes que celui des îles voisines. C’est en 1842 que les Marquises sont devenues possessions françaises. Les premiers missionnaires catholiques y abordèrent en 1838 ; ils s'éta-
blirent dans le groupe du sud-est, sur l’île Christine, dans la baie de Vaitahu ou de la Mère de Dieu. Maigré des résultats sérieux, ils durent évacuer cette position en
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1849, en même temps que les Français et les suivre à Nuka-hiva. En 1853, ils fondèrent l'établissement de Fatu-Huku; ils furent contraints de l'abandonner en 1855, En 1848, l’archipel fut érigé en vicariat apostolique confié à l'administration de Mgr Dordillon, évêque de Gambysopolis.
Nuka-hiva est la plus grande des îles de l'archipel : elle a 1178 mètres de hauteur, 28 kilomètres de longueur sur 17 de largeur et 87 de circonférence. La mission se trouve auprès de l'établissement français dans la haie de Taio-Hae, au pied du mont Monaké.
Nuka-hiva. renferme 2,700 habitants. La France y est représentée par 45 hommes employés au service de l’établissement. De 1851 à 1854, elle fut affectée à la déporta : tion des insurgés de Lyon. La population française atteignit alors le chiffre de 500 âmes : mais, après l’amnistie, l'établissement fut réduit aux proportions nécessaires pour y maintenir l'honneur du pavillon.
1° Taio-[ae, au sud de Nuka-hiva, est la résidence de Mgr Dordillon, de 2 missionnaires et de 2 frères. Ils y ont établi des écoles dirigées par 4 sœurs de Saint-Joseph ainsi qu’un petit hôpital ; les catholiques y sont assez nombreux ; 2% à 29 kilomètres de Taio-Hae, se trouve une seconde résidence avec école dans la baie d'Hati-Heu, sur la côte septentrionale de Nuka hiva ; 3° Hakahau, dans la baie de ce nom, au nord-est de l'île de Ua-pou (île Marchand), située à 37 kilomètres au sud de la précédente. Elle renferme 4,200 habitants presque tous catholiques ; 2 missionnaires établis en 1842 et
6 chapelles; 4° Pua-mau, village sur le littoral nord.
de l’île d’Hivaoa ou Dominique. Get établissement a été fondé en 1855 dans une baie située à l’ouest du cap Balquerie : belle église, 2 chapelles et 6,000 habitants ; 5° fatu-hiva (Madeleine), qui a 1,200 habitants;— 6° Vaitahu, äans celle de Tanata ou Christine, à 122 kilo-
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