‹ Les missions chrétiennes [microforme]Chapitre 129 sur 226 · HYPOTHÈSE DE LA RÉFORME · texte numérisé non relu

HYPOTHÈSE DE LA RÉFORME

Cependant la Réforme, qui fut si funeste aux pays où elle a pris naissance, si impuissante au dehors, est encore qualifiée par ses adeptes de religion plus élevée et plus sainte que le christianisme primitif, Elle ne serait rien moins qu’une seconde révélation, destinée à corriger les défauts de la première ; réforme de cet évangile mélangé et gàlé, que, d'après les suppositions luthériennes et anglicanes, son auteur malheureux voulut inutilement préserver de la corruption et de la décadence. Arche nouvelle pour les âmes en péril, construite pour remplacer celle qui s'était effondrée il y des siècles; rédemption plus parfaite pour suppléer à celle he par le Christ et annoncée par Pierre, mais qui, d’après les réformateurs anglicans, a misérablement perdu « dans l'espace de nel siècles » son pouvoir et son eflicacité.

Pour remédier aux défauts de cette religion des premiers âges,

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RÉSUMÉ. 549 qui cependant n'avait pas cessé d’être professée par toutes les nations civilisées, et pour rassembler le reste des gentils dans le bercail du Christ, les communions luthériennes et anglicanes furent appelées à l'existence. L'auteur du christianisme, d'après la supposition, s’est montré impuissant ou peu disposé à remplir ses promesses à l'égard de l'Église chrétienne. L'œuvre la plus chère à son amour, cette œuvre annoncée si magnifiquement par les prophètes, avait été abandonnée dès son accomplissement. L'Eglise était condamnée à tomber dans une honteuse apostasie presqu’à son origine. Les puissances de l'enfer avaient prévalu contre elle. Son prétendu pontife suprême n’était qu'un imposteur qui s'était lui-même choisi. Ses évêques el ses prêtres, sans exception, avaient bassement conspiré pour vendre leurs droits de naissance à un usurpateur mitré, que le plus faible d’entre eux aurait pu braver avec impunité puisqu'il en appelait seulement à Dieu et à la conscience des chrétiens, Ses doctrines étaient « des fables blasphématoires, » comme le déclare hautement la nouvelle Eglise anglicane, son culte avait dégénéré en une « damnable idolâtrie. » « La théologie des réformateurs établissait que Dieu s'était retiré de l'Église après la mort des apôtres ; qu'il avait laiss” ”: place à Satan, et avait ainsi établi le millénisme diabolique. » :orsque le règne de Satan eut pris fin, Luther, Zwingle et Cramner parurent pour inaugurer une nouvelle dispensation.

Telle est la théorie soutenue par les Églises protestantes, comme étant la seule manière d'expliquer ou de justilie: ‘à rébellion du seizième siècle, Cependant, si cette théorie était vraie, nous serions obligés d'admettre, en présence des faits relatés dans cet ouvrage, que le Dieu de Moïse et de saint Paul a complétement échoué, dans un second essai, aussi faible et aussi à fructueux que le premier, en voulant fonder une religion stable, on élever une Eglise permanente, par le ministère de laquelle l’Incarnation aurait été glorifiée dans les pays chrétiens, et par laquelie le monde païen aurait été amené à la connaissance de son Créateur, Nous avons, en effet, des témoins protestants qui nous ont convaincu, par des preuves décisives venues de toutes les régions du globe, que, tandis que l'inearnation était en butte à la dérision impie de la majorité des communions protestantes et était à peine sauvée de l'oubli dans les autres, les efforts de ces mêmes sociétés pour propager leurs opinions dans les pays idolàtres ont eu pour unique résultat de rendre le christianisme méprisable au monde paien, et de lui inspirer une haine croissante, pour la doctrine et pour les mi-

nistres dont les divisions incessantes s provoquent le sourire, et dont la vie efféminée lui fait se demander « si ces prédicants croient eux-mêmes aux Écritures. »

La seconde révélation s’est donc montrée aussi infructueuse que la première. Malgré la nouvelle dispensation du seizième siècle, son auteur supposé permet encore à la foi ancienne et corrompue qu’il venait réformer, de gagner, dans l’ancien monde et dans le nouveau, des victoires que ious les efforts de la foi nouvelle ne peuvent "obtenir! Non-seulement l'Église catholique défend, à l'heure présente, les Écritures, l'incarnation, tout le saint Évangile, contre les vils assauts des communions « réformées, » mais ses missions chez les idolàtres sont identiques à celles qui ont soumis lempire romain à la loi du Christ, et qui ont porté la croix en triomphe de Jérusalem à Rome et à Byzance, des bords de l’Euphrate et du Nil aux iles de la Bretagne et aux forêts scandinaves. Bien plus, son œuvre, durant les trois derniers siècles, commençant à cette date précise de la soi-disant Réforme, surpasse tout ce qu'elle a fait dans les âges précédants, à partir de ses premiers combats avec les puissances du mal. Il semblerait que le Tout-Puissant, abandonnant la nouvelle religion, comme il est supposé avoir abandonné l'ancienne, et se repentant du projet d'une réforme tardive, répand avec plus d'abondance que jamais sur les ministres de l’ancienne Église, les dons apostoliques qu'il refuse à leurs rivaux, Il parait résolu à montrer les premiers comme types de la vie surnaturelle, et les autres comme des monuments de l'incorrigible humanisme. Tandis qu'au moyen des uns il ne cesse d'accomplir la parole de son prophète : «ils reconnaitront leurs semences parmi les gentils, el leur postérité au milieu des peuples, » il laisse les autres si entièrement privés de grâces au-dessus des dons naturels, qu'ils deviennent un sujet de raillerie pour des Chinois et pour des Cafres. Le « millénisme diabolique » fait place à une ère encore plus lamentable. Le Très-Haut, ayant établi une Église qui n'apporte que le mal dans le monde, se serait retiré d’abord par déf-4t de son propre ouvrage pendant mille ans, et aurait essayé ensuite une réforme qui eût servi seulement à décrier le christianisme dans tous les pays idolâtres, et à introduire de bien plus grandes calamités que celles qu’elle devait réparer.

Si doc cette hypothèse, qui a servi de base aux communions luthérie..nes et anglicanes, est vraie, et s’il entrait réellement dans la pensée divine, à un certain jour et à une certaine heure du seizivme siècle, de remplacer l'Église par les sectes, de sauver les

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chrétiens et de racheter les païens par le moyen de ces dernières, nous serons conduits à l'inéwitable conclusion que voi”: : Il n'est rien de plus infirme, de plus impuissant, rien de plc constant, de plus vacillant que ce potentat imaginaire duquel 1es protestants professent tenir leur religion, et qu'ils représentent comme tombant sans cesse de défaites en défaites. Il ferait de beaux projets abandonnés aussitôt que formés ; il pourrait créer, mais ne pourrait conserver ; il prendrait des résolutions, mais ne saurait les accomplir. Il aurait conçu, pour le salut des vrais croyants, une Église qui survivrait à tous les siècles, dont les perpétuels triomphes furent annoncés par une longue suite de prophètes, et dont les lois furent réglées par une glorieuse compagnie d’apôtres, mais dont le lustre virginal, malgré les prophètes et les apô!:es, aurait été souillé par une lèpre hideuse, et dont l'heure nuptiale aurait été expiée par dix siècles d’une honte tellement inexprimable, que l'Époux en détourna les yeux, et ne supporta pas la vue de ruines qu’il ne pouvait ni prévenir m réparer. Le protestantisme, qui regarde toutes ces choses comme acco”dées, et qui trouve en elles la seule explication de son origine, ne saurait ètre reconnu pour vrai à moins d' admettre qu'il n'y a pas de Dieu.

Il devrait paraître impossible qu'un Fémme connaissant état actuel de l'Europe protestante, ou familier à un degré quelconque avec les œuvres de l'Église pendant les trois derniers siècles, püt croire encore que la soi-disant Réforme soit le produit de la sagesse et de l'amour infini. Cette illusion serait absolument invraisemblable, si nous ne savions que les qualités nalurelles les plus attrayantes, les dons intellectuel: les plus rares ne suflisent pas pour préserver l'homme des plus monstrueuses erreurs, — Aristote a cru à l'éternité de la matière, Périeles offrit des sacrifices à Minerve, Cicéron écrivit un traité sur la nature des Dieux. Mais quelles qu'aient été les chimères religieuses des àges précédents, il n’est pas d’absurdité païenne ridiculisée dans les Stromata de saint Clément; ni les copieux banquets de lPOlympe, mi les faiblesses de Jupiter, ni les turpitudes de Vénus Génitrix qui révèlent les abimes de la crédulité, ou la profondeur des aberrations humaines, plus que la fable moderne de la Réforme.

Si, d'autre part, nous croyons avec saint François et saimt Bernard, avec Bossuet et Fénelon, avec Pierre Claver et Las Cases, avec de Brebeuf et Lallemand, avec les docteur: et les évangélistes, les saints et les martyrs de tous les pays comme de tous les

âges, que le Dieu des chrétiens cherche sa propre gloire et veut le salut des hommes par l’Église et non par les sectes ; si nous reconnaissons que celui qui est la vérité ne peut mentir et que l'immuable ne peut enfreindre sa promesse; alors nous jugerons plus dignement de la majesté du Créateur et de la dignité de la créature. Dans cette supposition, nous verrons disparaître toute contradiction, et toute difficulté sera levée; Dieu aura accompli ses desseins, et exécuté ses promesses ; la prétendue Réforme, qui anéantit l'Évangile dans un si grand nombre de pays chrétiens et qui entrave ses progrès dans les pays idoiètres, ne sera qu’une nouvelle conspiration des pouvoirs de l’enfer que Dieu a confondus et déjoués ; on sera forcé de reconnaître que son amour veille toujours sur l'épouse dont il a dit autrefois cette parole immuable : « Aucune arme élevée contre toi ne pourra t’atteindre, tu condamneras au jugement toute langue qui te résiste.

ONCGLUISION.

L'histoire des trois derniers siècles ne nous apprend pas comme une vérité nouvelle l'union intime de Dieu avec l'Église; seulement, des faits nouveaux la confirment. Nos pères, il y a mille ans, proclamaient avec admiration cette v vérité, quoique son évidence fi pour eux moins manifeste. Les premières victoires de l’Église étaient à peine gagnées, le paganisme se montrait encore une puissance dans le monde; et déjà saint Augustin disait aux fidèles d'Afrique : « Les chrétiens de ce temps ont un avantage sur les disciples de saint Pierre et de saint Paul; les premiers regardaient dans l'avenir les gloires promises à l'épouse du Christ, les seconds peuvent déjà, dans le passé, reconnaitre leur accomplissement. » Quinz siècles se sant écoulés, chacun d’eux apporte à la vérité un nouveau degré d'évidence. Quel témoignage les hommes attendent-ils encore? Quelle preuve nouvcie cherchent-ils de la permanence indéfectible de l'Église? Peuvent-ils inventer un nouveau piége ? Elle les a tous déjoués ; où ivont-ils chercher des ennemis qu'elle n'ait déjà vaincus”? Perpétuellement attaquée, elle survit à ses adversaires. Is ont l’un après l'autre prèdit sa fin prochaine ; tous ces faux prophètes ont disparu; elle demeure. « Lorsque nous réfléchissons aux assauts formidables que l'Eghse a sur montés, observe Macaulav, nous avons peine à concevoir de quelle

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Dans ces derniers jours, l'ennemi, déconcerté en tant de rencontres, organisa la plus formidable révolte contre laquelle l'Église eut jarnais à se défendre. Au seizième siècle, les portes de l'enfer s'ouvrirent ; il fut permis à une légion d'esprits impurs d'entrer en guerre contre l’Église. Au moment où leurs clameurs trouvaient écho dans la moitié des royaumes de l’Europe, une nouvelle compagnie d’apôtres sortit du sanctuaire, revêtue de l’armure de Dieu, chargée par lui de reconquérir les apostats du Nord, et de rassembler à l'Est et à l'Ouest, parmi les nations et les peuples, cette multitude de nouveaux croyants auxquels il avait résolu de

transférer l'héritage dédaigné par les Suédois et les Saxons entvrés à la coupe enchanteresse.

Telle fut la victoire de l'Eglise. Trois cents ans se ccoulés depuis le commencement de cette lutte; les sectes sont tombées en pourriture, elle est restée

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remplissant l'air d’une odeur de mort ; immuable sur son éternel fondement, enseignant la Foi toujours la même, « répandant partout la lumière de la civihiesuon, » « étendant un océæe de bienfaits, » et «

hons d'âmes. » Grâce à un mamistère plers de vérité et

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les races les plus dégradées de la famille humaine, Annamites, lurons ou Guaranis, ont confessé que Dieu était avec l’Église ; elles ont trouvé dans sa communion la lumière de leurs pas, « les promesses du monde présent et les espérances du monde à venir. »

+ oUrquoI chercher encore? Quel signe pouvons-nous demander de la présence et du pouvoir de Dieu, que nous ne trouvions déjà dans l'histoire de l’Église. Il est, dans ses annales, des opérations mystérieuses de la Providence dont l’homme ne peut pénétrer les secrets. Il est aussi des œuvres plus intelligibles, brillantes comme l'éclair qui sillonne la nue: l'enfant même serait capable de les saisir et de les interpréter. Telles sont les œuvres de Dieu par son Église. « Non intelligimus judicantem, sed vidimus operantem, » a dit saint Léon le Grand. Cette vérité, nous avons voulu Ja mettre en lumière. Vidimus operantem! Nous avons vu Celui qui dispense ses dons comme il lui plaît, répandre partout ses grâces les plus précieuses sur les ministres de l'Église, et les refuser toujours aux prédicants de l'erreur. Nous l’avons vu, envoyer un nouveau Paul ou un nouveau Barnabé, remplis de son esprit et préchant sa doctrine à toutes les contrées de la terre, depuis les demeures populeuses de l'extrême Asie, jusqu'aux tentes dispersées des sauvages de l'Amérique. Partout il a fait les disciples dignes de leurs maîtres. Nous avons vu le faible devenir vaillant, le timide devenir courageux, au point de sourire aux tortures et de se réjouir en présence de la mort; la grâce était dans leur cœur, excitant le sèle de l’apôtre et l'espoir du martyr. Nous avons vu dans les cités de la Chine et de l'Inde, dans les iles de l'Océan du Sud, sur les rives de la Plata et de l'Uruguay, du Mohawk et de l'Huron, les mèmes sacrifices mystérieux qui sont la vie des nations et gagnent les royaumes au Christ. Comme autrefois, au même instant, ces sacrifices avaient rougi les eaux du Rhône et du Tibre, de l’Abana et de l'Orontes ; offerts pour la même vérité sur les places publiques de Lyon, de Rome, de Jérusalem, dans les capitales de Lydie, du Pont et de Syrie.

De nos jours nous avons vu toutes ces merveilles, « elles sont l’œuvre de la droite du Très-Haut, » renouvelées sous nos yeux par nos frères et nos proches, remplis du Saint-Esprit comme étaient nos pères, acceptant les mêmes épreuves et remportant les mêmes victoires. Quant aux envoyés des sectes , apôtres mercenaires d'un Évangile mutilé dont ils ont exclu ce qui peut troubler leur repos où gêner leurs inclinations terrestres; ces hommes auxquels Dieu refuse les dons qui ne sont pas purement naturels, en privant ceux-ci de leur efficacité, on les voit partout déshonorer le christia-

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RÉSUMÉ. 555 nisme, faire tourner ses divergences en ridicule et exposer ses mi-. nistres à la risée des paiens. Tandis que l’Église ne cesse d’envoyer aujourd'hui, comme à son origine, des apôtres sur lesquels Dieu répand ses dons paternels, dont il proclame encore avec amour qu’ils « verront leurs générations au milieu des gentils et leurs descendants au milieu des peuples. »

Vidimus operantem ! Ce que nos pères ont vu, nous l'avons contemplé dans un jour plus brillani, Les conseils de Dieu sont cachés, mais ses œuvres sont manifestes. Elles enseignent ce qu'elles ont toujours appris. Dieu vit et agit dans son Église; elle est la fiancée parée pour son époux, « la cité resplendissante de la gloire de Dieu. » Ne le cherchez pas ailleurs, ila montré dans cent endroits différents, combien vaines seraient vos recherches. Autant auraitil valu pour les Israélistes d'abandonner Moïse et d’aller chercher la lumière en Égypte, cette terre couverte de ténèbres amoncelées par la colère divine; autant aurait-il valu aux compagnons de Josué de se donner des maîtres parmi les Amorrhéens destinés à la ruine, qu’à des chrétiens d'oublier l’Église pour chercher Dieu au milieu des hérésies et des sectes. Photiens, luthériens, anglicans, calvinistes, il les a tous abandonnés dès le premier moment de leur existence aux haines intestines et à de honteux désordres; on les voit enfin arriver à cet abime de corruption, devant lequel les protestants eux-mêmes reculent d’effroi, disant bien haut, avec une douleur tardive : « les jours où nous vivons sont mürs pour la grande apostasie ! »

A la veille d’une lutte dernière, dans laquelle une science incertaine veut lever l’étendard contre la révélation, présage d’une décomposition des sectes plus rapide, un seul refuge reste aux sociétés humaines. Elles doivent choisir entre l'Ég lise et le chaos, bientôt il n'y aura plus d’autre alternative. Les orages peuvent sévir et les vagues se soulever, la demeure de ceux qui auront bien choisi sera inébranlable, elle est bâtie sur le roc. Quant aux autres qui ne connaissent pas l'Église, et qui semblent demander avant le naufrage de nouvelles preuves qu’elle est bien la véritable épouse, le jardin fermé, arrosé par la fontaine de vie; elle leur adresse de tendres invitations, une fois encore, ce sera peut-être la dernière. Calme, inébranlable, sûre de Dieu et d'elle-même, elle veut les sauver s’ils daignent y consentir. Elle leur rappeile son histoire et la leur ; elle montre ses œuvres au milieu des homme: depuis le jour où le Fils de Dieu les confia à sa charge ; elle indique ce qu'il a fait en elle et par elle pendant les trois derniers siècles, les nations qu'elle lui a enfantées, les apôtres qu'elle a nourris,

les martyrs qu’elle lui a offerts. Elle leur retrace leur propre histoire, durant la même période, plein: &e malédictions pour eux et pour les infidèles auxquels ils ont coxamuniqué la contagion de leurs erreurs; et comparant leur mortelle influence avec son ministère de salut, de puissance et d'amour que Dieu a toujours employé pour sauver ses créatures et pour manifester sa gloire, elle laisse à Dieu le soin de juger, contente de redire avec lui à ceux qui doutent encore : « Si vous ne croyez pas à ma parole, croyez ù mes œuvres. »

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TABLEAU GÉNÉRAL DES MISSIONS

Nous devons à l’obligeance des Ordres religieux et des Congrégations particulièrement vouées à l’apostolat, de précieuses indications dont nous présentons le résumé. Ce tableau, malgré bien des lacunes, fera connaître, en partie, la sollicitude de l'Église qui ne cesse d'envoyer ses missionnaires sur tous les points du globe.

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