AY
ii dans toute s et de leurs yage canni- Mais il est »s dont nous sence imméfrangé d’or splendeur, t puissants, force. Vail-
u-delà de la lit par Celui 1 MISSIONe votre Père
ine envoyait ntain Orient itude d’apô- ; remplissait enait à des le, d'origine devait toute
ients, parce .
sa félicité passée, toutes ses nobles institutions, toute sa science et toute sa civilisation, ce peuple remplissait l'air d'imprécations contre la religion sur laquelle le Tout-Puissant, à la face des genils, imprimait le sceau de sa sanction. Au nbént où les contrées païiennes étaient fertilisées par le sang d'apôtres qui mouraient pour le nom de Jésus, comme More, Fisher, Campian, Parsons et tant d'autres moururent en Angleterre, avec autant de joie et d’allégresse pour l’Église qu ‘illaminait Sa présence, ou pour la moindre de Ses doctrines : ; à ce moment, les fondateurs et les promoteurs du schisme anglican, avec moins de discernement que les paiens de l’Inde ou de la Chine, plus aveugles et plus pervers que les sauvages du Brésil et du Paraguay, “blasphémaient la foi à laquelle l'Hindou et l'Omagua ne pouvaient plus résister, après avoir entendu les accents de la sagesse surhumaine qui la leur laisait connaître. À l'époque même où saint François commençait ect immortel apostolat, ces travaux prodigieux qui devaient se vontinuer pendant deux siècles, et par lesquels ses frères devaient wagner plus d’âmes à l’Église que toutes les puissances de l'enfer ne devaient lui en arracher: Cranmer, dans un langage digne de sortir d’une bouche apostate, excitait les Anglais contre l'Église, qu'il appelait « la synagogue maudite de l'Antéchrist ; » Ridley l'insultait, avec les accents d’un énergumène : « La bête de Babvlone, cette diabolique couveuse, cette prostituée, cette brute? ; » Bacon, intime ami de Cranmer, criait comme un insensé contre «la secte pestiférée et damnable des papistes ; » déclarant, en d'horribles paroles, que « le sacrifice de la messe venait de l’enler“; » Jewel, comme si les puissances des ténèbres s'étaient servies de sa voix en guise d'instrument, appelait le vicaire du Christ « l'homme de perdition*; » Grindal, ce prétendu « archevèque de Cantorbéry, » ordonnait que tous les autels, sur lesquels l'adorable sacrifice de la nouvelle loi avait été offert, « fussent renversés, brisés, dégradés et consacrés à quelque usage vulgaire *; » Sandys, auquel on donnait le titre « d’archevèque d’York, » hurlait comme un possédé contre « cette synagogue de Satan, cet homme de péché, cette bête à triple couronne, ce tyran à double glaive, ce voleur et ce meurtrier, cet adversaire du Christ®; » enfin, l'Église anglicane, création de ces mémes hommes, exhortait tous ses
{Against Transubstantiation, livre HE, p.958: éd. Parker Society.
© Piteous Lamentation, p.50 lettres, p. 409,
S The Jewel of Joy, y. 449. Cf. p. 264, 380,
# Zurich Letters, p.53, F1.
® Remains, pe 19%: ap. p. #80.
FSCrMONS, XX, pe 280,
ministres à enseigner au peuple, qu’il voulüt ou non les écouter, qu'avant Cranmer et Bèze, « le monde entier était resté plongé dans un abime de damnable idolàtrie, pendant l'espace de neuf siècles et plus', » ou, en d'autres termes, que Satan avait détrôné l’auteur du christianisme et réduit à néant, à l'aube naissante de sa force et de sa beauté, l'œuvre la plus chère, la plus précieuse et la plus parfaite de son amour déçu et de son pouvoir mal assis! Nous avons entendu le blasphème et nous avons vu comment Dieu le châtia. À ce moment, attendu depuis longtemps par le monde païen, mais que l'Angleterre avait choisi pour l'heure de son apostasie, le Seigneur résolut de créer deux fois dix mille apôtres, qui devaient rassembler, de lorient et du couchant, de pays jusque-là inconnus, une nouvelle compagnie d'hôtes pour ce divin banquet, auquel « les invités? » ne seraient plus admis; Is devaient précher en son nom, à des nations plongées dans l'ombre de la mort, le mystère du salut rejeté par l'Angleterre, et élever au milien d'elles l'Église même que l'Angleterre s’efforçait en vain de déraciner. Et afin que tous les hommes pussent connaitre Celui dont ils étaient les envoyés, il les revêtit d'une armure empruntée au sanctuaire le plus intime du ciel et les enrichit de dons que les Séraphins auraient voulu partager. Le monde vit une armée de missionnaires, remplis du zèle de saint Paul, de la tendresse de saint Pierre | et de la charité de saint Jean : austères comme saint Jean-Baptiste, qui se nourrissait de sauterelles ou de miel sauvage, et cependant miséricordieux envers les faibles et les inlirmes ; prêts à mourir, comme saint Étienne, à R parole de leur maitre ; récompensés dans la mort par la même vision béatifique qui consola son agonie et la leur, L'Angleterre avait commencé, pour la premicre fois dans son histoire, à élever des malédiction: contre l'Église; telle fut la réponse divine, Les missions du seizièm siècle furent la protestation de Dieu contre le protestantisme.
En appréciant les fruits des missions du Paraguay, nous n'invoquons pas le témoignage des écrivains catholiques. Des autorités protestantes, dont plus d'une emprunterait volontiers l'horrible langage des auteurs de la religion anglicane, nous diront ce que les missionnaires accomplirent dans l'Amérique du Sud, el même, en tant que de tels hommes purent les comprendre, pat quels moyens ils obtinrent leurs succès, M, Southey apporte
«si peu de mesure dans son lagage, » que, selon la remarque
1 Homily on Peril of Idolutry 2 8, Luc, iv, 24,
d'un livre!
€ CO songe Parag persti chréti que le el trer géogra « Ur les pa se reli commt l'Orén lana, L Chiquit lüigable les trib l'ouest carrière sible q toutes colonies d'une ur Écout guère di humaine A la f formaten étaient b en génér qualité, ( «€ Un arts utile des maço
! Foyage ? Southey lAinérique i
dire, à liqu Stoni, vol. E
3 {bid., P
écouter, é plongé de neuf | détrôné ssante de ‘cieuse et | assis!
comment ps par le heure de dix mille chant, de » pour ce is admis; gées dans leterre, et s’efforçait ssent conne armure enrichit de ide vit une de la ten- : austères elles ou de ibles et les ole de leur bé: aitique ‘ommence, alédictions lu seiziènn tisme.
Uay, nous ques. Des volontiers ous diront du Sud, el mdre, pal \ apporte
remarque
d'un protestant anglais, « il est impossible de laisser circuler son livre! ; » il regarde Vieyra , Baraza, Cavallero, et les autres, « comme ne se faisant jamais scrupule d’ employer le mensonge, devant servir à un pieux dessein ;: » il raconte que le Paraguay donnait en spectacle « la pure monstruosité de la superstition romaine; » il décrit les mystères sacrés de l'autel chrétien dans des termes difficiles à répéter sans profanation, et que les mauvais esprits n'oseraient employer, parce qu’ils « croient et tremblent; » M. Southey sera notre meilleur témoin. Voici le résumé qu’il donne des travaux des missionnaires, avec leurs limites géographiques.
« Une chaîne de missions se trouvait alors établie dans toutes les parties de ce grand continent. Celles des Espagnols de Quito se reliaient à celles des Portugais de Para, » mettant ainsi en communication le Pacifique avec l'Atlantique. « Les missions de l'Orénoque communiquaient avec celles du Négro et de l'Orellana. Les missions Moxos communiquaient avec les Chiquito, les Chiquito avec les Réductions du Paraguay, et de ce point, les infatigables Jésuites envovaient leurs pionniers dans le Chaco, et parmi ies tribus qui étaient en possession des vastes plaines au sud, à l'ouest de Buenos-Avyres. S'ils n'avaient été interrompus dans leur carrière, par des mesures aussi injustes qu'impolitiques, il est possible qu'ils eussent complété la conversion et la civilisation de toutes les tribus indiennes ; ils auraient probablement sauvé les colonies espagnoles des horreurs et des conséquences désastreuses d'une guerre civile*, »
Écoutons ce qu'il dit ensuite de leurs néophytes errants naguère dans un état complet de nudité, se repaissant de chair humaine et ayant presque perdu les instincts de l'humanité. ÇA la fin du dix-huitième siècle, les Indiens de ces Réductions formaient un peuple brave, industrieux, relativement policé. Ils étaient bons sculpteurs, bons ouvriers en métaux, habiles artisans en général ; les femmes fabriquaient du calicot de la plus belle qualité, ete,, ete”, »
€ Un progrès considérable avait été réalisé à la fois dans les arts utiles et dans Les arts d’ornementation. Outre des charpentiers, des maçons et des forgerons, ils avaient des tourneurs, des sculp-
! Foyage to Brazil. par lady Calcott, p. 13.
? Southey, vol. HE, p. 972, — « En fait, il n'est pas une seule contrée, dans toute l'Amérique méridionale, où les missionnaires n'aient pénétré et aucune tribu, pour ainsi dire, à laquelle l'Evangile n'ait 6 prèché, » (Storia universale delle cattoliche Mis-
sion, Vol E, cap. iv, p. 164,
3 Ibid., p. 842
teurs, des peintres et des doreurs ; ils fondaient des cloches et construisaient des orgues. Îls étaient assez versés dans la mécanique, pour établir des moulins à manège: dans l’hydraulique, pour élever l’eau afin d’arroser les terres et alimenter leurs citernes publiques. Un Guarani — nous savons ce qu'il était avant sa conversion — pouvait, imiter tout objet qu'on lui présentait, quelque compliqué qu’en fût la structure'. »
L'industrie de ces populeuses communautés, qui dédaignaient toute espèce d'occupation en dehors de la chasse, était st universelle, le commerce de l'Amérique du Sud prit un si grand développement, sous la direction prudente de leurs guides paternels, que même les économistes politiques de nos jours pourraient le regarder avec admiration, — si de faux moralistes étaient capables d'applaudir à un état de société dans lequel il ny avait ni pauvre ni riche : dans lequel chacun travaillait pour tous : où il y avail du labeur sans fatigue et de l’obéissance sans oppression ; dans lequel se produisait sur une vaste échelle ce merveilleux spectacle, qui arrache à M. Southey cette exclamation : @ Il n’a jamais existé aucune autre société où l'on ait vu le gouvernement n'avoir d'autre but que le bien-être temporel et éternel de ses sujets! » Ce spectacle contraignit un tel homme à faire cet aveu : « Pendant de nombreuses générations, les habitants furent plus exempts du mal physique et moral qu'aucune autre population de la terre*. »
Nous pourrions nous arrêter en considérant comme superflu tout détail nouveau, au moins dans une ébauche comme eelie-c1 ; mais ces communautés réclament encore un moment d'attention sous le rapport de l'éducation et sous le rapport religieux. « Dans chaque Réduction, d'après M. Southey, la lecture, Pécriture et l'arithmétique étaient non-seulement des connaissances littéralement universelles, mais encore il y avait des Indiens en état de lire l'espagnol et le latin, aussi bien que leur propre langue. » Et, de même qu’à Carthagène, à l'autre extrémité du continent, une Université fut fondée sous la sanction immédiate du Souverain- Pontile : de même, à Cordoba, « FUniversité devint célèbre dans l'Amérique du Sud, »
L'influence de la religion au milieu de cette population ce sauvages convertis fut si puissante et se répandittellement partout, le vice sous toutes ses formes fat si complétement banni de leurs rangs, qu'en 1721, l'évéque de Buenos-Avres, don Pedro Faxardo,
! Southes, v, EE, ch. xx, pe 900, Ibid. eh, xxiv, p, 360.
2k RE
put que | ces I M ainsi uns naut peu « haine ses fi parad ynerit Indier cemet rappo précé de ces en mê pour que la résulta Enfi d'ivrog vastes :
arrache dérées pureté lestante prit di leur ee qui ce Î digne d Vierges, Cona intacte, l'en:
INOHIS 1
udressée
Chart
hes et
| Mmécaulique, iternes vant sa sentait,
ignaient si uni- "and déiternels, raient le capables i pauvre | y avait on ; dans IX specà jamais nt n'avoir sujets! »
« Pendant empts du terre? » superflu celie-ci ; "attention x. « Dans criture et litiéralefat de lire » Et, dé jent, une ouverainbre dans
lation ue Ü partout, de leurs Faxardo,
put dire à Philippe V, d'Espagne : « Leur innocence est si grande que je ne crois pas qu'il se commette un seul Late à mortel dans ces Réductions pendant tout le cours d'une année !.
M. Southey explique, à sa manière, cette innocence pour ainsi dire fabuleuse. « Peu de vices, relate cet écrivain avec un sérieux apparent, pouvaient exister dans de telles communautés. L'avarice et l'ambition en étaient exclues ; il y avait peu de place pour l'envie, peu de motifs capables d'exciter la haine et la méchanceté. » Il oublie la nature humaine, avec toutes ses fragilités, et l'ennemi de l'homme, qui pût entrer dans le paradis, avait sans doute un libre accès au Paraguay. « L'ivrognerie, continue-t-il afin de prouver que les vertus mêmes de ces Indiens catholiques n'étaient pas des mérites, était prévenue efficacement par la prohibition des liqueurs fermentées. » Cependant il rapporte dans le volume suivant, par oubli de ce qu’il avait dit précédemment, faute permise à de tels témoins, que « les Indiens de ces Réductions cultivaient la canne, pour le sucre et le rhum en même temps: et que les distilleries, sources de grands maux pour la plupart, peuvent être considérées là comme utiles, parce que l'usage modéré des spiritueux semble neutraliser les effets résultant du voisinage des marais ?. »
Enfin, de même que l'absence d’avarice, d'ambition, d'envie et d'ivrognerie étaient chose parfaitement naturelle au milieu de vastes agglomérations de plusieurs milliers d'hommes, récemment arrachées à la plus profonde barbarie, et ne peuvent ètre considérées comme des vertus chrétiennes: de même cette grâce de pureté qui les couronnait n’était aussi, selon cette autorité prolestante, que le Simple résultat « d'une précaution, » etde « l'espuit du monachisme, » En outre, remarque-t-il gravement,
leur idolatrie venait en aide à ee système de précaution ; » ce qui signifie, paraît-il, que « celui qui n'avait, en quoi que ce cuit, péché contre les lois de la modestie, pouvait être jugé digue d'etre compté au nombre des serviteurs de la Reine des Vierges. » Ainsi, dans toutes ces grandes communautés, grèce au «imonachisme » et à « l'idolatrie, » la loi de chasteté se conservait intacte,
Pendant deux cents ans cette œuvre avait progressé, et nous ons vu ses effets, Une fois de plus s'était accomplie la promesse alressée aux Apôtres : « Js bâtiront où régnait la solitude. Is
reconnaîtront leur semence parmi les gentils, et leur lignée ar milieu des nations. » Une fois encore les missionnaires avaient glorilié leur Maître par une de ces victoires auxquelles les philosophes et les philanthropes de ce monde rêvent toujours, qu’ils annoncent à leurs crédules disciples, mais qu'ils ne remportent jamais. Une fois encore l'Église avait obtenu un de ces iriomphes reconnus impossibles, que l'homme n'obtiendra jamais par sa seule puissance, et dont toutes les phases — la première concey;tion, le progrès graduel et l'exécution définitive — ne peuvent être traversées qu'avec l'aide et par l'inspiration du Très-Haut, Mais l'Eglise ne triomphe pas toujours : autrement, comment imiterait-elle la vie de son Maître? Comme lui, elle est saluée aujourd'hui avec des hosannahs:; demain, elle posera sur son front la couronne d’épinés. C'était maintenant à l'ennemi de triompher. lei, comme dans d’autres contrées, S'il voulait disperser les brebis, il fallait d’abord frapper les pasteurs. Tant que leur vigilance protégeait le bercail, aucun dommage irréparable ne pouvait atteindre le troupeau, Souvent, pendant le cours de ces deux siècles, l'esprit du mal avait tenté de pénétrer de force, Une fois ses agents massacrèrent les pasteurs qui faisaient bonne warde; mais, peu après, ceux-ci furent remplacés par d'autres non moins vigilants et nen moins intrépides. Une autre lois il emplova, pour compléter leur destruction, des Européens
corrompus, — pleins de jalousie et de méchanceté, furieux de ce que les Indiens avaient trouvé un refuge contre leur oppression ou irrités par la honte de leur cupidité déçue. — Dans la seule
année 1650, les infames Paulistas portugais et d'autres marchands d'esclaves de différentes nations enlevèrent de force quinze cents Indiens dans les Réductions. Les pères Mansilla et Manceta, selon M. Southey, « eurent le courage de les suivre d'aussi près qu'ils purent, ayant pour subsistance ee qu'ils trouvaient dans les bois, et donnant des consolations aux mourant, dont la route était comme jalonnée. » Mais ces ravages ne détruisirent pas l'œuvre des missionnaires qui, pendant deux siècles, furent soutenus avec affection par les souverains de PEspagne et du Portugal, et &..duisirent souvent leurs soldats indiens à la victoire contre les ennemis de la religion et de li monarchie, lors-
que aucun autre pouvoir en Amérique n'eût été capable de sauver
lune et l'autre. Le jour approchait où les mêmes troupes eussent combattu avec une égale valeur pour soustraire les Pères aux 0
trages, si ces derniers n'avaient refusé d'user, pour leur propre défense, des forces qu'ils avaient constamment employées avec
suc en arde cons N comi sur | daine vuvri une « rope Uxéel guerr pre P rent Ainsi, une C1 Lres, ( Versail iunobl arr 1e «
« La pleins vicillar dans le Les mi l'Amér anglais de chac des cou horante vommet (NUTATTAUT gnirent
! Mansii Miers Dobriz
née au avaient philo- , qu'ils portent omphes par sa concetrpeuvent »s-Haut.
ent lniaujourfront la ompher.
rser les que leur rable ne e cours nétrer de faisaient lacés par ne autre uropéens ux de ce pression la seule archands nze cents Manceta, » d'aussi ‘ouvaient iourants, e détruisiècles.
spagne et Lens à la lie, lors-
le sauver
s eussemt
s AUX ©
ir propre
ees