‹ Les missions et l'occasion présenteChapitre 26 sur 33 · I.A CONSIGNATION DE CaUGENT · texte numérisé non relu

I.A CONSIGNATION DE CaUGENT

bien); en tous les cas votre cœur se réjouira de pouvoir participer joyeusement à tant d’œuvres auxquelles vous ne pouviez accorder jusqu’à ce jour qu’un faible appui.

Oh ! si cet esprit de renoncement et de simplicité se répandait dans nos Églises, quels changements ne verrait-on pas s’opérer partout; quels progrès dans la libéralité, quels progrès dans les œuvres elles-mêmes !

Laissez-moi parler en imprudent, à l’exemple de saint Paul. Laissez moi vous dire ce qu’il faudrait pour que notre œuvre fut prospère. Voici une école qui a fourni nombre d’évangélistes indigènes, qui étouffe dans une installation trop étroite. Quelle joie pour un chrétien riche de donner la somme nécessaire pour doter cette école d’une maison ! Quelle joie pour cet autre d’entretenir, année après année, un missionnaire ! Il a possédé, il possède peut-être encore le luxe matériel; mais il veut être riche en Dieu, et son luxe sera désormais d’entretenir un soldat de Jésus- Christ aux avant-postes des missions. Tel autre fera vivre un évangéliste, une école; tel autre dotera une mission d’un accessoire indispensable, ou fondera à perpétuité une bourse d’élève missionnaire.

Que sais-je encore? Rappelez-vous que je parle en imprudent. Je rêve d’un temps où nous ferons partir les missionnaires non par unités, mais par

l’action individuelle.

escouades de trois et quatre, sinon plus, et où

toute Eglise — ou disons du moins toute région protestante — s’estimera malheureuse si elle ne compte pas au moins un missionnaire en terre païenne.

Voilà ce qui devrait être, voilà ce qui serait, si la consécration à Dieu était une réalité; et j’ajoute, voilà ce qui doit être si nous voulons profiter de l’occasion présente. Il faut cela; les besoins de nos champs de travail anciens et nouveaux s’unissent aux saines méthodes pour nous le rappeler.

Des expériences douloureuses ont amené l’abandon, en matière d’expéditions coloniales, du système des petits paquets ; en mission aussi il faut non seulement le renfort qui bouche les trous, mais le renfort qui renforce ; nous devons, comme nous le disait un de nos vétérans, faire une œuvre sérieuse ; faire bien, faire entièrement ce que nous avons commencé ; il faut, selon la parole du Maître, avec l’entreprise elle-même, accepter la dépense : il faut, en un mot, le sacrifice.

Et si le sacrifice ne se produit pas dans une mesure que Dieu connaît, mais qui est nécessaire, l’occasion sera manquée.

Page 1