CONCLUSION
Je rappelle, en terminant, une vérité : c’est que les réformes et les réveils ne se font pas collectivement, mais individuellement; ou plutôt : le collectif, ici, se réalise dans l’individuel. La vie consacrée, qui s’impose à nos Eglises comme le moyen indispensable d’être à la hauteur de leur tâche, c’est aux individus qu’il appartient de la réaliser.
L’Eglise morave ne serait pas devenue l’admirable instrument de missions qu’elle a été, sans Zinzendorf. L’Eglise d’Ecosse ne serait pas l’Eglise la plus généreuse et la plus active dans les missions, sans Alexandre DufL Et, sans les quatre jeunes gens qui, ne consultant ni la chair ni le sang, s’offraient, en 1810, à la Conférence des pasteurs du Massachusets réunis à Bradford, se déclarant résolus à porter l’Evangile aux païens, les Etats-Unis ne seraient pas