‹ Les missions et leur protectoratChapitre 3 sur 66 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

tait le parti républicain vers la rupture des relations de la République française avec la cour pontificale.

Cependant la séparation de TÉtat et des Églises a été votée sans que le pape ait pris aucune mesure efficace en vue de la suppression du protectorat français et celui-ci continue à s'exercer, aussi bien dans le Levant qu'en Chine, dans les mêmes conditions qu'avant le vote de la loi du 9 décembre 1905. La papauté, du reste, est impuissante en présence d'un privilège, devenu plus nominal que réel depuis bien des années, et qui repose non sur des conventions passées par la France avec le Saint-Siège, mais sur des traités internationaux.

La question est donc entière aujourd'hui encore, et c'est à la France seule qu'il appartient de décider si elle veut conserver un privilège dont il a été fait, il est vrai, grand cas dans le passé, mais dont jamais peut-être les avantages et les inconvénients n'ont été étudiés par notre gouvernement d'une façon sérieuse.

Aujourd'hui que la séparation de l'État et des Églises est un fait accompli, le moment est venu de procéder à cette étude et de prendre une résolution définitive.

Il importe, d'abord, de bien poser le problème devant l'opinion publique. C'est le premier objectif que j'eus en écrivant ce livre.

11 faut ensuite rechercher quelle solution est de nature à satisfaire le mieux possible les intérêts de

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