SCÈNE VII
Les mêmes, M. MATHIEU, HECTOR, FRANÇOISE.
FRANÇOISE, en debon.
Entrez... entrez! monsieur y est et madame aussi. (Elle aorre li porte.)
Mathieu, t’arritent ao fond.
Cette bonne Françoise !... ça me fait plaisir de la voir!
FttANÇOlSE.
■ Vous êtes bien bon, monsieur Mathieu.
MATHIEU
Es>tu bien ici? Y a-t-on des égards pour loi?
FRANÇOISE
Dame... il n’y a trop rien à dire.
MATHIEU, lui lapant sur la joue.
Allons, c’est bien ! (Entrant.) Monsieur Poulet, je vous salue, ainsi que madame et la compagnie.
HECTOR
Madame... (clémence loi rend son lalut.) '
MATHIEU
Je ne vous dérange pas?
LÉON, arec empressement.
Au contraire, cher monsieur, nous sommes toujours ravis de vous voir, ainsi que monsieur Hector.
HECTOR
J'ai pris la liberté d’accompagner mon oncle dans l'espoir de présenter mes hommages à madame.
Le gaillard !... il est toujours pressé quand il y a quelque part une jolie femme. Ah çà ! mais, on dirait que vous alliez sortir. ,
CLÉMENCE
Eu effet, nous avions formé le projet de...
LÉON
Mais nous y avons renoncé.
CLAUDE, à part.
Bon!
LÉON
Le temps menace... Ce sera pour une autrefois.
LES MITAINES DE l'aMI FOOLET.
MATHIEU
Tant pis pour vous si vous faites des façons.
LEON, bu à Clémence.
Ote donc ton inanlelet.
CLALDE, à part.
L’imbécile qui les retient !
LÉON
Françoise!.., un fauteuil!... Prenez donc la canne... le chapeau de monsieur Mathieu, (a parui acmence.)Mais ôte donc Ion manlelet! (Fusaut ver* Claude.) 11 nous en aurait .voulu à mort de le congédier.
AaTHIEU, «e jetaut daui un fauteuil.
Ouf!... Il fait une rude chaleur aujourd’hui !
LÉON
Clémence... si tu offrais à ces messieurs...
BECTOB.
Je vous rends grâce, je n’accepterai rien.
MATHIEU
Eh bien, moi, je n’y vais pas par quatre chemins. J’accepte^. un peu de cognac, c’est tonique; c’est recommandé par les médecins,
LÉON
Vite... Françoise ! . . ‘
FRANÇOISE
Oui, monsieur. (Elle sort, et rapporte presque aa«it6t le porte-liqueurs.
MATHIEU, montraut son oereu.
Ce drôle-là m’a fait venir de Puteaux en tilbury par un soleil à fondre des têtes de clous, comme on dit.
CLÉMENCE
C’est monsieur qui conduisait, sans doute?
MATHIEU
parbleu ! Il n’est bon qu’à faire le milord dans mes voitures et à caracoler sur mes chevaux. j
Tout Paris sait que vous eu avez de magnifiques, et que monsieur Hector les monte avec une éléga'uce, une bar- | diesse..,
MATHIEU
Au premier jour il se fera casser la tôte; mais, pour ce qu’elle vaut, la perte ne sera pas grande.
HECTOR
Mon oncle est d’une gaieté charmante! !
^ MATHIEU, désignant Claude. i
Monsieur est un de vos camarades? Mécanicien... cbiiuistu?
LÉON
Mon ami est peintre.
MATHIEU
En bâtiment? • -
Ai