ACTE I
HECTOR
Il est parfaitement inconnu.
CLÉMENCE
Il ne le sera pas toujours. J’ai là un album qu’il a rempli ' de choses ravissantes.
HECTOR
Vous m’étonnez!
, . LÉON
Eh bien, Clémence, montre donc tout cela à monsieur Hector, pendant que nous allons Ci^user affaires.
CLÉMENCE
Je crains que cela n'intéresse pas beaucoup monsieur.
HECTOR
Au contraire, madame, je serai charmé... (a p«rt.) d’échapper à l’œil du mari.
LÉON, bas à Clémence.
•Occupede... tâche qu’il ne nous interrompe pas.(n prend scs
papiers)
CLÉMENCE, bas.
Une jolie commission que tu me donnes là! (a Hector.) Je suis à VOUS, monsieur, dans un instànt. (siie entre dans sa chambre.)
MATHIEU, à Léon.
Venez vous mettre ici, vous, et donnez-moi un cigare... Ça n’incommode pas madame?
LÉON, lui présentant la boite.
Du tout, du tout, ne faites pas attention.
MATHIEU
Voyons un peu ce dont vous êtes capable... C’est là votre travail?
LÉON
J’espère qu’il aura votre approbation; et, protégé par vous...
MATHIEU
Protégé... protégé... C’est leur refrain à tous. Les hommes d’aujourd’hui ont besoin de lisières. Moi, qui vous parle, monsieur, personne ne m’a protégé. Je sors du ruisseau, comme on dit, et je m’en vante. Quand je vins à Paris je n’avais par trente sous en poche, monsieur, et au jour d’aujourd’hui je suis millionnaire. J’ai fait mon affaire tout seul, monsieur.
, LÉON, avec ad miratiuD.
Tout seul !
MATHIEU
11 n’y a que les sots qui comptent sur l’appui d’autrui.
LÉON
' Ah!