ACTE A
Mais, mon ami, notre tante a raison. Tu te seras trompé, tu auras cru voir...
LÉON , regardaat Françoise.
Et entendre aussi, n'est-ce pas ?
NICOLAS
Du reste, je n’en voulons pas à monsieur.
FRANÇOISE. • '
Ni moi. Les maîtres sont si soupçonneux!
LA TANTE GOlUU.
Et les parents donc ?... Ah ! je les connais, les parents !
LÉON
Oui, ma tante ! Je suis dans mon tort. . .
LA TANTE GORJÜ.
C’est bon ! Ne parlons plus de celle bagatelle.
CLAUDE, à l'oreille do Leon.
Ce pauvre Nicolas ! Ata place, je lui ferais des excuses. '
NICOLAS, à part, & Françoise.
Le bourgeois a sur les ongles.
FRANÇOISE, de même.
C’est bien fait! Ça lui apprendra, (iis sortent.)
LA TANTE GOUU.
Léon I
Ma bonne tante 7
LA TANTE GORJU
Qu’est-ce que je viens d’apercevoir, là-bas, à tribord 7
LÉON
Ail ! c’est Claude... Tarai Claude Gérard.
LA TANTE GORJU, se lerant.
Comment! M. Gérard, le peintre?... lit tu ne m’avertissais
E as? Mais je suis charmée de le voir! (Allant à lui et saluant.) lonsieur !
CLAUDE, surpris,
Madame ! (a part.) Qu’a-t-elle donc à être si polie7
LA TANTE GORJU
Il parait que vous avez eu un succès magnifique... Je viens de lii'e de vous un éloge superbe dans le journal de mon neveu.
CLAUDE
Tiens, tu es donc abonné ?
'S LÉON
Oui, pour ma tante.
LA TANTE GORJU
Puisque vous ôtes Tarai de Léon , il faudra, un de ces jours, en vous amusant, que vous fassiez mou portrait.
CLAUDE, A part.
Ab! bon !
ÂO