‹ Les mitaines de l'ami Poulet comedie en deux actesChapitre 45 sur 51 · HECTOR, CLÉMENCE · texte numérisé non relu

HECTOR, CLÉMENCE

'HECTOR

Pourquoi quitter le jardin ?

LES MITAINES SB L’AMI POüLET. .

CLÉMEIfCB, regardant autour d’elle.

Il y fait si chaud 1 (a pari, en voyant la porte remuer.) Léotl CSt

là! Il écoute 1

HECTOR

On dirait que vous cherchez à me fuir !

CLÉMENCE

Je le devrais^ sans doute, après la lettre que vous m’ayez écrite tantôt.

HECTOR

Vous TOUS en êtes peut-être beaucoup moquée ?

CLÉMENCE

Oh ! vous ne le pensez pas. Il y a toujours, dans les sentiments que l’on inspiré quelque chose qui nous flatte et nous dispose à l’indulgence.

HECTOR

Mais il est si difficile d’écrire pour la première fois à une femme qu’on l’aime, qu’on l’adore !

CLÉMENCE

Taisez-vous, de grâce I Si l’on vous entendait. Si mon marr...

HECTOR, ricanant.

. Ah r ahl votre mari a bien autre chose à faire que d’épier sa femme.

CLÉMENCE.'

Le fait est qu’il s’en occupe bien peu, de sa pauvre femme!

HECTOR

Ne me parlez pas des maris ! (iiTent lui prendre la main.)

CLÉMENCE

Voyons, monsieur Hector, -soyez raisonnable. Je ne me fâche pas , je ne vous renvoie pas; mais contentez-vous de cette faveur déjà trop grande peut-être, et ne m’en demandez pas davantage... aujourd’hui.

HECTOR

Ah! vous êtes charmante! Aujourd’hui, soit... mais demain?...

CLÉMENCE, jouant l’effroi.

Ah! mon Dieu! j’entends marcher! (Elle va ouvrir la 'porte et redescend vivement comme effrayée.) C’est mon mari 1 (A part.) II était capable d’attendre à demain!... .

Page 1