HECTOR, CLÉMENCE
'HECTOR
Pourquoi quitter le jardin ?
LES MITAINES SB L’AMI POüLET. .
CLÉMEIfCB, regardant autour d’elle.
Il y fait si chaud 1 (a pari, en voyant la porte remuer.) Léotl CSt
là! Il écoute 1
HECTOR
On dirait que vous cherchez à me fuir !
CLÉMENCE
Je le devrais^ sans doute, après la lettre que vous m’ayez écrite tantôt.
HECTOR
Vous TOUS en êtes peut-être beaucoup moquée ?
CLÉMENCE
Oh ! vous ne le pensez pas. Il y a toujours, dans les sentiments que l’on inspiré quelque chose qui nous flatte et nous dispose à l’indulgence.
HECTOR
Mais il est si difficile d’écrire pour la première fois à une femme qu’on l’aime, qu’on l’adore !
CLÉMENCE
Taisez-vous, de grâce I Si l’on vous entendait. Si mon marr...
HECTOR, ricanant.
. Ah r ahl votre mari a bien autre chose à faire que d’épier sa femme.
CLÉMENCE.'
Le fait est qu’il s’en occupe bien peu, de sa pauvre femme!
HECTOR
Ne me parlez pas des maris ! (iiTent lui prendre la main.)
CLÉMENCE
Voyons, monsieur Hector, -soyez raisonnable. Je ne me fâche pas , je ne vous renvoie pas; mais contentez-vous de cette faveur déjà trop grande peut-être, et ne m’en demandez pas davantage... aujourd’hui.
HECTOR
Ah! vous êtes charmante! Aujourd’hui, soit... mais demain?...
CLÉMENCE, jouant l’effroi.
Ah! mon Dieu! j’entends marcher! (Elle va ouvrir la 'porte et redescend vivement comme effrayée.) C’est mon mari 1 (A part.) II était capable d’attendre à demain!... .