ACTE II
HECTOR, à part.
Quel air féroce I H faut iju’il nous ait entendus.
LÉON, bas, à Clémeac6.
Tétais là !
CLÉMENCE
Es-tu content? L’ai-je assez ménagé?
LÉON, bas.
Nous en causerons, madame !
HECTOR
Mais, qu’avez-vous donc,' cher; vous semblez agité, soucieux?
LÉON
Oui... oui... c’est le temps qui est à l’orage 1 J’ai les nerfs agacés... Je casserais volontiers quelque chose sur le dos de quelqu'un.
HECTOR
C’est de la lièvre... il faut sortir!...
CLÉMENCE
Prendre l’air.
HECTOR
Aller vous promener.
J’y pensais! Prètez-moi votre canne, (ii lui prend sa canoë. Heet or le regarde d’un air étonné.)
CLÉMENCE, vivement.
Mais, mon ami, tu n’as pas besoin de canne... tu ne t’en sers jamais.
LÉON, jouant avec la canne, et entre ses dents, n y a commencement à tout!
CLÉMENCE, i part.
Il me fait une frayeur!...
HECTOR, à part, en se reculant.
La situation est tendue.
NICOLAS, entrant, et entre deux vins.
Bourgeois... monsieur... comment donc qu’il s’appelle... le vieux?... Ah!... le père Mathieu m’a dit de vous dire... (a trébuche, Léon le regarde.) Qu’est-ce qu’il m’a donc (Ut de vous dire?... Ah !... il dit qu’il vous attend au soleil...
LÉON, le saisissant au collet.
D’où viens-tu, misérable 1
NICOLAS
Bourgeois... je viens de consulter le médecin.
LÉON, agitant sa canne.
Ah! tu viens de... Le gredin est ivre!... Il loge dans ma cave, ton médecin! Il est de Bordeaux, ton médecin, n’est-ca pas? (a part.) Il faut que je passe ma colère sur quelqu’un t (a le frappe à tour de bras.) Tiens, ivrogne, liens, gredin !
NICOLAS, criant.
Ah! ale! au secours! au feu! à la garde!
les mitaines de l’ami poület.