‹ Les mitaines de l'ami Poulet comedie en deux actesChapitre 49 sur 51 · LES MITAINES DE L’AMI POOLET · texte numérisé non relu

LES MITAINES DE L’AMI POOLET

LÉON

Je monterai «ne fabrique à. côté de la vôtre ! Je vous ferai concurrence. J’ai du talent plus que vous, qui n’avez que de l’argent! Je vous enfoncerai, je vous coulerai! et je garderai ma sœur, ma femme et mon ami ! et j’aurai le droit de mettre à la porte de chez moi quiconque s’avisera de me prendre pour un imbécile ou de me traiter comme un sot l

MATHIEU

Ah I vous le prenez sur ce ton-là?

LÉON

Oui, monsieur !

MATHIEU

Ah I c'est là votre caractère ?

LÉON

Oni, monsieur.

MATHIEU

Eh bien, sacrebleu! vous m’allez! A la bonne heure, au moins, voilà ce qui s’appelle un homme!

LÉON

Hein! Plaît-il? Pour qui donc me preniez-vous?

Mais, dame! je vous prenais pour un niais; pour un de ces imbéciles qui veulent mén^er la chèvre et le chou, et dont tout le monde abuse; et j°abusais... j’abusais de confiance... la tante aussi... Nicolas... Françoise aussi... jusqu’à mon neveu, qui faisait la cour à votre femme!

LÉON

n ne s’y frottera plus... je vous en réponds... A la porte!

MATHIEU

Bravo!

LÉON

Nicolas... à la porte!

MATHIEU

Très-bien!

LÉON

Françoise... à la porte !

MATHIEU

Superbel... De mieux en mieux !... Ah! farceur de Poulet! il calmait son jeu !

LÉON

Quant à ma tante.

CLÉMENCE

Mon ami ! je t’en prie !

LÉON

Si ma tante ne nous demande que de l’aimer en bons parents, et de la recevoir chez nous avec tous les égards dus à son âge, nous voilà à ses ordres: mais s’il faut nous ruiner ' pour elle et nous plier à tous ses caprices, si elle ne veut

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