ACTE
quim’aiu'aienlfaitboni]ir...ia(!lsl M lis, aujourd’hui, je ferme les yeux, je fais !a sourde oiville pour ne pas me cr^er de dangereuses inimitiés. Seulement, le soir, quand nous sommes seuls, quand la porte est close et que la bonne est couchée, je prends ma revanche, et je-te prie de croire que je ne ménage pas les Sots et les imbéciles que j’ai pu saluer dans la iourneel... Je les abimeî... à huis clos, c’est vrai, mais je les abîme! je les éreinte!
CLAUDE
• • Ça te Mlève à tes propres yeux! Tu dois réussir.
LÉON
Mon cher, je touche au but. J’ai fait dernièrement une connaissance superbe, un monsieur Mathieu, riche à millions, et qui possède, à Puteaux, une immense fabrique de noir animal.*
CLAUDE
. Attends donc! N’a- t-il jtas aussi un neveu?
LÉON
. Oui.
CLAUDE
Un petit monsieur, avec un petit chapeau, un petit habit et une petite canne?
LÉON
C’est ça même.
CLAUDE
Un de ces jeunes gandins comme en en rencontre partout jugeant, pérorant, discutant à tort et à travers; fumant des ■ cigares plus gros qu’eux, et regardant les femmes sous le nez... Je me suis trouvé une fois ou deux avec ce gaillard-là; je l’ai eu exécration,
LÉON
Ah! bien... Mon cher, je te prierai, si par hasard tu le rencontrais ici, de t’abstenir...
De toute manifestation politique... à son égard, sois tran- -quilie.
LÉON
- Son oncle peut faire ma fortune. Il nous a pris en affection, vient nous voir assez souvent, et, quoi que ce soit une espèce 'de bête brute...
CLAÜbE,
Tu l’accueilles le sourire sur les lèvres.
LÉON
Nainrellement. et tout cela dans le seul but de mieux tenir mon bomiuc. J’ai fait sur sa fabriqiie nu gi'and travail, et, si je parv'iens à le lui fa'irc entendre et comprendre, ma fol! je ne serais pas ètoimé qu’il me prit au jour ou l’autre pour son associé.
LES MITAIITES DE l’AICI POULET.
CLAUDE
Eh bien, mon. cher, c’est très-habile ce que tu fais là.. Tu es un homme fort, et tii arriveras.
LÉON
Je l’espère bien.