PRÉFACE XXIX
élimine aujourd hui lentement, mais inexorablement, olVrent des particularités précieuses à observer.
Des hommes comme Pie X, Mgr Turinaz ou le P. Fontaine, ne sont ni à plaindre, ni à blâmer. Us sont ce qu'ils sont, et même ce qu'ils doivent être. Leur incapacité native à comprendre ce que nous disons est un fait; il faut la constater comme un fait, et non seulement ne pas s'en indig-ner, mais il faut la mettre à profit : car massive, ing-énue, exubérante comme elle est, cette incapacité peut nous faire comprendre avec quelle lenteur évolue l'esprit humain, et la nécessité qu'il y a de lui accorder un long crédit.
On ne s'indigne pas contre un paysan qui ne comprend rien à une toile de Rembrandt, la trouve laide, grotesque et grossière. Dirons-nous qu'il est de mauvaise foi, lorsqu'il ne sera pas capable de décrire correctement l'attitude ou l'expression des personnages? En réfléchissant, nous pouvons penser que notre propre vue n'est que bien peu supérieure à la sienne, et qu'un jour elle paraîtra tout aussi défectueuse à nos descendants.
Il faut surtout avoir cette patience, quand il s'agit d^images dans lesquelles certains hommes incarnent des idées qui sont le meilleur de leur vie morale ou religieuse. A cet égard, I oisy peut être cité