PRÉFACE XXXIX
lépendent tlu pfrand et unique problème, mais dt- -avoir si l'univers est inerte, vide, sourd, sans àme, sans entrailles, si la conscience de Ihomme y est sans écho plus réel et plus viai qu'elle-même. Du oui ou tlu non, il n'existe pas de preuve rationnelle c[u on puisse qualifier de péremptoire... L'acte par lequel nous affirmons notre confiance dans la valeur morale de l'univers, dans la fin morale de l'être, est en soi nécessairement un acte de loi. (^e n'en est pas moins un acte souverainement raisonnable, non seulement parce qu'il est entouré (le probabilités rationnelles qui militent contre la thèse négative de l'athéisme matérialiste, mais parce (jue cet acte, où nous posons Dieu (il ne s agit pas, pour linstant, de le, définir), nous pose nous-mêmes, nous équilibre, nous parfait, nous adapte à la vie, est une expérience de la vérité qu il contient...
* Voilà, cher monsieur, ce que je me dis à moimême, et il ne dépend pas de moi que je puisse vous en dire davantage et plus clairement, ou en termes plus persuasifs. Je suis comme vous devant ce grand mur éternel. Je Finterrog-e, et, dans la réponse que je me fais, je crois que c'est lui, si insensible en apparence, qui me parle ou qui parle *'n moi. Car, après tout, je suis une pierre de ce nmr, cœlestis urbs Jérusalem : il est, d'une certaine