VIII AU LECTEUR
faveur, des mesures contre tel ou tel de ses propres enfants.
Etranges fêtes, en vérité !
Et voilà que maintenant on avertit (V. ci-après, p. 75, n. 1) les catholiques français qu'obéir aux instructions de Pie X et lacclamer était bien, que lui porter un denier prélevé sur le nécessaire d'une église dépossédée était mieux ; mais qu'il reste pourtant quelque chose à faire encore, c'est de « jubiler Pie X )\ c'est-à-dire « se faire les hommes de la politique de Pie X » !
La politique de Pie X !
En lisant cela on ne peut s'empêcher de song-ei avec mélancolie aux paroles qui, parties de Rome, le 4 août 1903, firent le tour du monde : « Nous avons un Pape ; un Pape qui sera le pasteur du troupeau, qui restaurera tout en Christ et ne fera pas de politique. »
Les pages suivantes voudraient donner au grand public une idée, quelque peu nette, d'un mouvement qui constitue peut-être la crise la plus profonde par laquelle ait passé l'Eglise depuis le xiii*^ siècle.
11 ne s'agit pas seulement de savoir si l'Eglise Romaine saura et pourra s'assimiler l'esprit des