PREFACE LI
aussi ils désirent ne pas créer autour de celte minorité des diflicultés, des intrigues, des délations, des équivoques dont l'unique résultat serait d'enlever à ri'^g'lisc quelques-uns de ses hommes les |)lus éclairés et les plus dévoués.
C'est pour cela et par la force même des choses, ({ue M. de Hugel est devenu en quelque sorte révéfjue laïque des modernistes.
Si les modernistes pouvaient songer à se choisir un chef, c'est sûrement à lui qu'ils penseraient tout d'abord, car s'il connaît tout de leurs préoccupations, en ce qui concerne la critique biblique, la philosophie religieuse, les questions sociales, il a coordonné, harmonisé cet obscur labeur, et en montre l'aboutissement, non dans une critique toute négative du passé, mais dans une prise de possession glorieuse du passé et du présent.
Dans le monde entier, il y a des prêtres qui regardent vers cet humble avec un indicible amour et une reconnaissance qui, bien souvent, n'osent pas s'exprimer. C'est qu il ne les a pas seulement éclairés, encouragés ; c est surtout parce qu'il a prouvé que le modernisme le plus libre aboutit à une intensité de vie religieuse que ses adversaires et ses persécuteurs ne connaissent pas.
En septembre 1907, un certain nombre de prêtres et de laïques qui ont. à des titres divers, exercé