VÉNÉRABLES FRÈRES SALUT ET BÉNÉDICTION APOSTOLIQIE
(tRAVITÉ des erreurs iMODERNISTES (1-13)
1. A lu mission qui Nous a été coiitiéo d'en haut de paître le troupeau du Seigneur. Jésus-Christ a assigné, eoniine premier devoir, de garder avec un soin jaloux le dépùL traditionnel de la foi, à l'eneontre des profanes nouveautés de langage, comme des contradictions de la fausse science. 2. Nul âge, sans doute, où une telle vigi-
1. Le texte isuivaiit de rKacycliqin; Piisceitdi n été soigneusement collationaé sur la traduction oriicicUe tlislribuée aux Cardinaux (Tascicule de 5'J pages numérotées. Home, Imprimerie du Vatican, 1907)- (Voir aux Additions, p. -22(K note 11).
(Certains éditeurs français ont pris la liberté de faire des corrections, quand ils ont cru ti-ouvcr des fautes d'impression.
Les Assomptionnistes, dans les « Questions Actuelles », ont de plus bouleversé toute la ponctuation, et adopté des normes
lance ne fût nécessaire au peuple chrétien : car, il n'a jamais manqué, suscités par l'ennemi du genre humain, d'hommes au lanrjayp pervers ', diseurs de nouveautés rf séducteurs -, sujets de l'erreur et entraînant à Verreur '.
3. Mais, il faut bien le rer-onnaitre, le nombre s'est accru étrangement, en ces derniers temps, des ennemis de la Croix de Jésus-Christ qui, avec un art tout nouveau et souverainement perfide, s'efforcent d'annuler les vitale.> éner-gies de l'Église, et même, s'ils le pouvaient, de renverser de fond en comble le règne de Jésus-Christ.
4. Nous taire n'est plus de mise, si Nous voulons ne point paraître infidèle au plus sacré de Nos devoirs, et que la bonté dont Nous avons usé jusqu'ici, dans un espoir d'amendement, ne soit taxée d'oubli de Nôtrecharge.
à eux pour l'emploi des majuscules. D'autres fois, ils ont ajouté des guillemets. Ces petits changjements ne sont pas toujours sans importance : si on se fie à ce texte, qu'ils ont si abondamment répandu, on pourrait croire, par exemple, que le pape, qui parle toujours de lui avec une majuscule « Nous, » parlerait des évcques avec une minuscule : èoèques. Or il n'en est rien, et très courtoisement, le pape écrit : Evèqaes. Par contre, les Assomptionnistes gratifient séminaires d'un grand S, alors que la curie écrit : séminaires. Il est sans doute inutile de multiplier ces exemples, je n'en citerai qu'un autn; où le grand N donné à Nous (§ 43, note 1) pourrait faire croire au lecteur distrait que c'est Léon X qui parle et non pas Luther !
Dans beaucoup de cas les cliangements faits par les célèbies religieux apparaissent, à vrai dire, comme d'heureuses corrections, mais n'est-ce pas déjà un commencement de modernisme que de se permettre de corriger un texte officiel ? Où s'arrêter dans cette voie?
La seule liberté que nous ayons cru pouvoir prendre a été d'ajouter les subdivisions de l'abbé Klie Blanc, les alinéas des Assomptionnistes, et les litres des principales parties adoptés par l'Univers et diverses Semaines reliffieuses.