PROPAGATION DU MODERNISME
120. Si encore ils apportaient moins de zèle et d'activité à le propager! Mais telle est en cela leur ardeur, telle leur opiniâtreté de travail qu'on ne peut sans tristesse les voir dépensera ruiner l'Eglise de si belles «nergies, quand elles lui eussent été si profitables, bien employées. — Leurs artifices pour abuser les esprits sont de deux sortes : Is'efforcer d'écarter les obstacles qui les traversent ; puis, rechercher avec soin, mettre activement et patiemment en œuvre tout ce qui les peut servir.
Trois choses, ils le sentent bien, leur barrent la route : la philosophie scolastique, l'autorité des Pères et la tradition, le magistère de l'Eglise.
A ces trois choses, ils font une guerre acharnée.
121. Ignorance ou crainte, à vrai dire l'une et l'autre, c'est un fait qu'avec l'amour des noviveautés, va toujours
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de pair la haine de la méthode scolasdque; et il n'est pa> d'indice plus sur que le goût des doctrines modernistes commence poindre dans un 'Sfjrit, que d'y voir naître le dégoût de cette méthode.
Que les modernistes et leurs fauteurs se souviennent de la proposition condamnée ]iar Pie IX : La méthode cl les principes qui ont servi aux antiques doctnurs scolasiiques, clans la culture de la théologie, ne répondent plus aux exigences de notre temps ni au progrès des sciences^. —
122. La tradition, ils s'efforcent d'en fausser perfidement le caractère et d'en saper l'autorité, afin de lui ôter toute valeur. Mais le second Concile de Nicée fei-a toujours loi pour les catholiques : il condamne ceuxçuf" osent, sur les traces des hérétiques impies, mépriser les traditions ecclésiastiques, inventer quelque nouveauté,... ou chercher, avec malice ou aiec astuce, à renverser quoi que ce soit des légitimes traditions de l'Eglise catholique. Fera loi, de même, la profession du quatrième Concile de Constantinople : C'est pourquoi, nous faisons firofession de conserver et de garder les règles qui ont été léguées à la sainte Eglise catholique et apostolique, soit par las saints et très illustres Apôtres, soit par les Conciles orthodoxes, généraux et particuliers, et même par chacun des Pères interprètes divins et docteurs de l'Eglise. Aus^i le^^ Papes Fie IV et Pie IX ont-ils ordonné l'in&ei'tion dans la profession de foi de la déclaration suivante : J'admets et j'embrasse très fermement les traditions apostoliques et ecclésiastiques et toutes les autres observances et constitutions de l'Eglise. — 123. Naturellement, les modernistes étendent aux SS. Pères le jugement «ju'ils font de la tradition. Avec une audace inouïe, il les déclarent personnellemont dignes de toute vénéi-ation, mais d'ailleurs d'une ignorance incroyable en matière d'histoire et de critique et qui ne peut être excusée i|ue par le Lemjt> où ilvécurcnt. —